Romain Simon

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Décès
Nom de naissance
Romain Philippe SimonVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Romain Simon
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Biographie
Naissance
Décès
Nom de naissance
Romain Philippe SimonVoir et modifier les données sur Wikidata
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Activité
Fratrie

Romain Simon, né le à Malzéville et mort le à Salon-de-Provence[1], est un auteur et illustrateur français de livres pour la jeunesse.

Auteur et illustrateur surtout animalier, il a écrit ou mis en images, de 1937 à 2005, plus de 280 livres ou albums, aux couvertures souvent renouvelées au gré des rééditions. Il est notamment connu pour ses illustrations dans la collection du Père Castor et pour la série Picotin.

Né le à Malzéville, ville lorraine de la région nancéienne, Romain Simon est d’origine française par son père et russe par sa mère. Son père, Pol Simon, né à Commercy en 1880, a fondé avec son épouse Elisabeth Gontcharov, petite nièce de l'écrivain russe Ivan Gontcharov connu pour son ouvrage Oblomov (1859), œuvre symbolique de la nonchalance slave, une famille exceptionnelle d’artistes, de journalistes ou d’écrivains lorrains. Quatre fils naissent de ce mariage : l’écrivain et grand reporter Sacha Simon (1908-1988), l’acteur, auteur de romans scouts et chansonnier Louis Simon (1911-1988), l’écrivain et traducteur Boris Simon-Gontcharov (1913-1972), et Romain Simon, né en 1916. Pol Simon n’aura pas le temps d’assurer l’éducation de ses quatre enfants puisqu’il meurt très tôt, en 1922, à l’âge de 42 ans, et les enfants sont, dès cette date, adoptés par la Nation.

Romain Simon fait partie d’un groupe (le GEC), créé par le père jésuite nancéien Pierre Brandicourt (né en 1899), lequel organisera après la Seconde guerre mondiale des spectacles de marionnettes.

Il a été l’élève du grand maître cartonnier et tapissier Jean Picart Le Doux (1902-1982) et du peintre figuratif Maurice Mazo (1901-1989), très attaché à la perfection technique et formelle et à la représentation. Ces deux maîtres ont renforcé son sens de la composition, son goût très sûr pour les couleurs et lui ont permis de développer son sens naturel de la fantaisie et du bonheur de vivre.

Il participe, avec son frère Louis, à la troupe des Comédiens routiers dirigée par Léon Chancerel (1886-1965), disciple de Jacques Copeau. De 1929 à 1939, ces comédiens animent le Théâtre de l’enfance, fondé sur l’improvisation et pour lequel Léon Chancerel crée le personnage de l’Oncle Sébastien. Romain Simon illustre les Aventures de Ludulu, publiées dès 1936, comme Ludulu Messager et Pouique le glouton et, "Comédien inventif, se révèlera de surcroît excellent dessinateur et sculpteur de masques"[2]. Il réalise aussi les décors de ce théâtre pour la jeunesse.

En 1938, pour l’Opéra de Paris et L’Enfant et les sortilèges de Maurice Ravel, l’artiste réalise les masques.  

En 1938-39, Romain Simon quitte l’équipe théâtrale pour le service militaire. Canonnier du 155e régiment sur un ouvrage d’artillerie de la ligne Maginot, le Simserhof, en Moselle. Il réalise une peinture murale représentant Blanche-Neige et les sept nains d’après le dessin animé de Walt Disney, toujours visible dans le foyer-bar du soldat. Romain est fait prisonnier et après des années de captivité, il dessine pour des journaux. Il se marie en 1943 à Florac, en Lozère. À la Libération, il partage des débuts difficiles dans le métier d’illustrateur avec son ami Jacques Faizant, de deux ans son cadet.

En 1951, il publie, en bande dessinée muette, dans le quotidien L’Espoir de Lille et illustre en 1952 de courts récits dans les hebdomadaires La Semaine de Suzette et Bernadette.

Romain Simon rencontre Paul Faucher (1898-1967)[3], alias Paul François, « Le Père Castor », inventeur de l’album moderne au début des années 30, très attaché à l’éducation moderne, vers 1947-1948. Ces contacts fructueux débouchent sur la publication, dès 1949, de plusieurs « Albums du Père Castor », (la plupart des titres publiés cette année-là). Dans ces albums, souvent didactiques, s’affirme ce qu’Olivier Piffaulft a pu appeler « le réalisme pédagogique, non exclusif de poésie »[4].

Publications

Notes et références

Voir aussi

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