Romeo Campanini

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Décès
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MilanVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Romeo Campanini
Fonctions
Député
XXVIIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XXVIe législature du royaume d'Italie
-
Député
XXVe législature du royaume d'Italie
-
Biographie
Naissance
Décès
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Parti politique

 Romeo Campanini, né le 2 août 1887 San Secondo Parmense et mort le 1er août 1956 à Milan, est un syndicaliste et homme politique socialiste italien.

Syndicalisme et socialisme en Lombardie

Contraint d'interrompre ses études en troisième année de primaire en raison de la pauvreté de sa famille, il commença très jeune à travailler comme maçon. Membre de la section locale du Parti socialiste italien (PSI), il participa aux luttes politiques et syndicales du début du XXe siècle dans sa ville. Il émigra en Suisse en 1908 et y demeura jusqu'en 1912, année où il fut expulsé pour avoir participé à un rassemblement en faveur d'Arturo Giovannitti. De retour en Italie, il s'installa à Tradate où il fut élu secrétaire de la section politique locale du PSI. Il acquit une popularité considérable grâce à son opposition ferme, réaffirmée par sa participation à de nombreuses initiatives, contre la guerre en Libye[1].

En 1914, il s'installe à Lodi suite à sa nomination comme directeur local de la Chambre du Travail. Parmi ses initiatives figure la fondation de la fédération locale des ouvriers et des agriculteurs. Il devient ensuite secrétaire de la Federterra de Milan, poste qu'il occupe jusqu'en 1918, date à laquelle il est mobilisé après la défaite de Caporetto.

Maximaliste après-guerre

Démobilisé en 1919, il reprend ses fonctions à la Chambre du Travail de Lodi, participe au congrès national du PSI de Bologne, puis se présente aux élections législatives de 1919 et est élu dans la circonscription de Milan. Toujours inscrit sur les listes socialistes, il est réélu député en 1921, puis en 1924[2]. Victime de graves menaces de la part d'organisations fascistes, il reçoit l'ordre de ne pas se rendre dans la région. Refusant d'obéir à cet avertissement, il est contraint de fuir. Après avoir rejoint le Comité syndical national en mars 1924, il participa à la sixième conférence de la Confédération générale du travail (CGdL), prenant la parole à plusieurs reprises lors des débats en tant que représentant du courant maximaliste du PSI.

Après le meurtre de Matteotti, il participa à la sécession de l'Aventin et fut démis de ses fonctions de député en 1926 et condamné à trois ans de détention, peine ensuite commuée en un avertissement de deux ans.

Ralliement aux politiques fascistes et fin de vie

Durant la période qui suivit, il demeura politiquement inactif, mais cela ne l'empêcha pas d'écrire une lettre, datée du 6 janvier 1927, publiée dans Il Popolo d'Italia, dans laquelle il se déclarait partisan du régime :

« La circulaire que Vous, Chef du Gouvernement et Duce du fascisme, avez envoyée aux représentants du pouvoir dans les provinces et que les journaux publient aujourd’hui est remplie d’accents si nobles et si humains qu’elle contraindra beaucoup de personnes (du moins je l’espère et le souhaite), comme l’auteur de ces lignes, qui fut autrefois parmi vos adversaires, à faire un sévère examen de conscience.

La circulaire d’aujourd’hui, qui exhorte — pour ne pas dire davantage — les préfets à aller à la rencontre des besoins du peuple, s’ajoute aux nombreux mesures d’ordre social prises par le gouvernement dont Vous êtes le chef (reconnaissance juridique des syndicats, magistrature du travail, etc.), ainsi qu’à d’autres mesures très importantes déjà annoncées (Charte du travail, etc.).

Tout cela conduira certainement beaucoup de personnes à revoir leur jugement (comme c’est le cas du soussigné) quant aux intentions de Votre Excellence envers le peuple travailleur (...) »

Ayant été jugé conforme aux directives gouvernementales, selon les rapports de police, il fut radié du fichier d'opposition du régime. Après la guerre, il fut élu conseiller municipal de Lodi[3] et mourut en 1956. Il a été enterré au Cimetière majeur de Milan.

Notes et références

Bibliographie

Liens externes

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