Roncherolles-sur-le-Vivier

commune française du département de la Seine-Maritime From Wikipedia, the free encyclopedia

Roncherolles-sur-le-Vivier est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.

Faits en bref Administration, Pays ...
Roncherolles-sur-le-Vivier
Roncherolles-sur-le-Vivier
La mairie en 2015.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Seine-Maritime
Arrondissement Rouen
Intercommunalité Métropole Rouen Normandie
Maire
Mandat
Vincent Decorde
2026-2032
Code postal 76160
Code commune 76536
Démographie
Gentilé Roncherollais, Roncherollaise
Population
municipale
1 245 hab. (2023 en évolution de +11,76 % par rapport à 2017)
Densité 233 hab./km2
Géographie
Coordonnées 49° 28′ 04″ nord, 1° 11′ 04″ est
Altitude Min. 38 m
Max. 167 m
Superficie 5,35 km2
Type Ceinture urbaine
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Rouen
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Darnétal
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Liens
Site web mairie-roncherollesvivier.fr
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Géographie

Localisation

La commune fait partie de la Métropole Rouen Normandie[1].

Commune normande boisée située près du Robec, sur le plateau de la Ronce. Les communes limitrophes sont Darnétal, Fontaine-sous-Préaux, Préaux, Saint-Jacques-sur-Darnétal et Saint-Martin-du-Vivier.

Géologie et relief

Hydrographie

La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Robec[2],[Carte 1].

Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : la mare de Bimare (0 ha)[Carte 1],[3].

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseau hydrographique de Roncherolles-sur-le-Vivier[Note 2].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 868 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouen à 7 km à vol d'oiseau[10], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 817,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 3].

Paysages

Milieux naturels et biodiversité

Hirondelle revenant au nid pour nourrir ses enfants sur la façade de l'immeuble de l'Orme (10 août 2024).

Au début du mois de mai, les hirondelles reviennent d'Afrique pour nicher dans la commune. Depuis plus d'une dizaine d'années, elles élisent domicile à Roncherolles-sur-le-Vivier.

Venant nicher auparavant dans l'ancien corps de ferme du centre bourg, elles profitent désormais du nouvel écoquartier de la commune (dont les travaux ont commencé en 2008 et se sont terminés en 2016) qui comporte tout ce qui est nécessaire pour leur assurer un bon séjour :

  • les 2 mares qui viennent fournir de l'eau et de la boue, indispensables pour la construction des nids, mais aussi des insectes et fait donc aussi office de garde-manger
  • de la paille et autres brindilles grâce aux champs non loin qui avec la boue sert à construire et consolider les nids.
    « Tour à hirondelles » dans le parc de l'écoquartier.
  • des toits pour construire leur habitat avec notamment la construction d'une « tour à hirondelles » :

"Il s'agit d'une plateforme de 2,50 m sur 2,50 m, disposée en haut d'un mât de 4 mètres surmontée d'un toit. Des nids artificiels y sont fixés, afin de faciliter la nidification et la reproduction des hirondelles. Cette structure, proposée par la Ligue pour la protection des oiseaux, était la deuxième installée en France à l'époque, après avoir fait ses preuves en Belgique."[13]

Depuis la fin des travaux sur l'ancien corps de ferme, on constate que les hirondelles privilégient de nouveau ce dernier ainsi que le préaux de la cour de l'école et l'immeuble de l'Orme, le tout au détriment de la tour. Elle n'est donc plus recensée par la LPO[14].

Urbanisme

Typologie

Au , Roncherolles-sur-le-Vivier est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (55,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46 %), forêts (34,4 %), zones urbanisées (13,4 %), prairies (6,2 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Morphologie urbaine

Lieux-dits, hameaux et écarts

  • Le Bois-Breton (quartier et lieu-dit situé autour de la rue du Bois Breton)
  • Le Village (quartier de Roncherolles délimité par la route de Darnétal au nord et à l'ouest, la route des Canadiens à l'est et la rue de Quévreville au sud)
  • Le Closeau (quartier comprenant l'allée du Closeau au nord ainsi que l'allée des Prés Verts et celle des Pomeroles au sud)
  • Le Vieux Moulin (quartier comprenant toute la partie de Roncherolles située au pied du plateau)
  • La Robinette (lieu-dit situé à l'extrême nord-ouest de la commune)
  • Plaine du Chêne Henri (lieu-dit situé à l'extrême nord-est de Roncherolles entre la route de Préaux et celle des Canadiens)
  • Plaine de la Robinette (lieu-dit situé au nord-ouest du village)
  • Plaine de la Mare aux Loups (lieu-dit situé entre la rue de Quévreville et le bois du Grand Mont Briseuil)

Logement

Planification de l'aménagement

Projets d'aménagement

Voies de communication et transports

Roncherolles-sur-le-Vivier est desservie par des lignes scolaires qui desservent le collège Jean-Jacques Rousseau de Darnétal (342) et le collège Lucie Aubrac d'Isneauville (322), ainsi que le lycée Gustave-Flaubert à Rouen (301)[20]. La commune est également desservie par un service de transport à la demande, le Filo'r. Cette ligne permet de rejoindre plusieurs villes ou villages comme Darnétal (correspondance avec la ligne T3 de l'infrastructure TEOR), Bois-Guillaume ou Isneauville (correspondance avec la ligne F1 de l'infrastructure FAST). Depuis septembre 2023[21], le service Filo'r est complété par le service Flexo, dont la ligne 45 assure du lundi au vendredi 2 passages le matin depuis le centre-bourg en direction de la mairie de Darnétal ainsi que 2 passages en fin de journée dans le sens inverse[22].

Les gares ferroviaires desservies les plus proches sont celles de Morgny-la-Pommeraye (9.2km) et de Rouen (9.6km), la gare de Saint-Martin-du-Vivier (4.0km) étant fermée depuis août 2019 et celle de Darnétal (4.9km) depuis les années 90[23].

Énergie

Risques naturels et technologiques

Qualité de l'environnement

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Apud Ronceroles en 1191 ; Ecclesia de Roncherolis super Vivarium vers 1240 ; Apud Ronqueroles en 1258 ; In parrochia Sancte Trinitatis de Roncherolis en 1277[24] ; Roncheroles sus le Vivier en 1297[25], en 1306[26] et en 1319[27] ; Roncherolles supra Vivarium en 1337 ; Roncherolles sur le Vivier en 1431[28].

*ronchière, variante normande de la langue d'oil roncière « lieu plein de ronces » avec le suffixe diminutif -ole au pluriel[29].

Le déterminant locatif est emprunté à Le Vivier, ancienne appellation de Saint-Martin-du-Vivier, paroisse voisine qui tire son nom du petit ruisseau qui s'y trouve et qui se jette dans le Robec[30]. Vivier est issu du latin vivarium, ce mot désignait une pièce d'eau d'abord aménagée par un simple barrage de branchages ou de pierres puis maçonné sur un cours d'eau où l'on se contentait de nourrir le poisson avant de le pêcher.

Histoire

Politique et administration

Intercommunalité

La commune est membre de la Métropole Rouen Normandie[1].

Administration municipale

Le nombre d'habitants à Roncherolles-sur-le-Vivier étant supérieur à 500 et inférieur à 1 499, le nombre de conseillers municipaux est de quinze[31].

Liste des maires

Davantage d’informations Période, Identité ...
Liste des maires successives
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1790 1791 François Hautemer    
1791 1792 Jacques Cordonnier    
1792 1793 Jean Maleuvre    
1793 1795 Jacques Cordonnier    
juillet 1795 novembre 1795 François Hautemer    
1800 1803 François Logez    
1808 1813 François Pelgas    
1813 1815 Alexandre Dominique Le Painturier   Baron de Guillerville, chevalier de Saint-Louis
mai 1815 juillet 1815 César Damour    
1815 1830 Alexandre Dominique Le Painturier   Baron de Guillerville, chevalier de Saint-Louis
1830 1846 César Damour    
1846 1853 Adolphe Poignant    
1853 1871 Alexandre Le Painturier   Baron de Guillerville
1871 1874 Pierre Delahaye    
1874 1878 Alexandre Le Painturier   Baron de Guillerville
1878 1903 Alexandre Damour    
1903 25 mars 1925 Georges Henri Lormier   Avocat, directeur du musée de la Céramique de Rouen
1925 1929 Albert Edeline    
1929 1934 Marin Béné    
1934 1935 Jean Beaurain    
1935 1945 Julien Vergne    
1945 1949 Albert Edeline    
1949 1965 Alphonse Dormesnil    
1965 1977 Jean Saint-Martin    
mars 1977 2014 Bernard Jeanne[32] PS Professeur agrégé de géographie
2014 2026 Sylvaine Santo DVG Vice-présidente de la Métropole Rouen Normandie (2020 → )
Réélue pour le mandat 2020-2026[33],[34]
2026 en cours (au 22 juin 2026) Vincent Decorde DVG  
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Cette liste est présente sur une plaque située dans la mairie de la commune, dont la dernière actualisation date du mandat de 2014-2020.

Équipements et services publics

Eau et déchets

Espaces publics

Enseignement

L'enseignement des élèves de la commune se fait aux écoles publiques Les Émouquets ("épervier" en cauchois)[35], de la pré élémentaire à l'élémentaire. La commune relève de l'académie de Normandie.

Postes et télécommunications

Santé

Justice, sécurité, secours et défense

La commune dépend de la brigade de gendarmerie de Saint-Jacques-sur-Darnétal[36].

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].

En 2023, la commune comptait 1 245 habitants[Note 5], en évolution de +11,76 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
481473497539570583597601574
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
485462438445426389388386360
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
395396366356381391362398438
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
3873785058451 0691 0921 0771 1071 094
Davantage d’informations - ...
2014 2019 2023 - - - - - -
1 0721 2091 245------
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De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[39] puis Insee à partir de 2006[40].)
Histogramme de l'évolution démographique

Manifestations culturelles et festivités

Sports et loisirs

Football[41], badminton[42], cirque, théâtre, couture, swing[43], gymnastique[44], trail, marche nordique[45], randonnée[46] et tennis[47].

Vie associative

  • Association Moutontond.

Cultes

Roncherolles-sur-le-Vivier appartient à la paroisse Saint-Jacques de Saint-Jacques-sur-Darnétal qui fait partie du doyenné Rouen-Nord de l'archidiocèse de Rouen[48].

Médias

Économie

Revenus de la population et fiscalité

Emploi

Population active, emploi et chômage au sens du recensement en 2022

Davantage d’informations Type d'activité ...
Population de 15 à 64 ans par type d'activité
Type d'activité 2011 2016 2022
Ensemble 724 651 733
Actif·ves en % 67.1 74.1 74.5
Actif·ves ayant un emploi en % 63.5 69.2 68.0
Chômeur·ses en % 3.6 4.8 6.5
Inactif·ves en % 32.9 25.9 25.5
Élèves, étudiant·es et stagiaires non rémunéré·es en % 10.1 9.9 11.5
Retraité·es ou préretraité·es en % 18.6 12.0 8.9
Autres inactif·ves en % 4.2 4.1 5.1
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Davantage d’informations Genre et âge, Population ...
Activité et emploi de la population de 15 à 64 ans par sexe et âge en 2022
Genre et âge Population Actif·ves Taux d'activité en % Actif·ves ayant un emploi Taux d'emploi en %
Ensemble 733 547 74.5 499 68.0
15 à 24 ans 121 33 27.4 22 18.0
25 à 54 ans 440 417 94.8 390 88.7
55 à 64 ans 173 96 55.7 87 50.2
Hommes 351 265 75.5 241 68.7
15 à 24 ans 61 18 28.9 11 18.7
25 à 54 ans 206 199 96.5 188 91.4
55 à 64 ans 85 49 57.9 42 49.3
Femmes 382 281 73.6 257 67.4
15 à 24 ans 60 16 25.9 10 17.3
25 à 54 ans 234 219 93.4 202 86.3
55 à 64 ans 88 47 53.6 45 51.2
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Davantage d’informations Nombre de chômeur·ses et taux de chômage ...
Chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans
Nombre de chômeur·ses et taux de chômage 2011 2016 2022
Nombre de chômeur·ses 26 31 48
Taux de chômage en % 5.3 6.5 8.7
Taux de chômage des 15 à 24 ans 20.5 22.8 34.3
Taux de chômage des 25 à 54 ans 3.3 6.2 6.5
Taux de chômage des 55 à 64 ans 7.1 2.3 9.8
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Davantage d’informations Statut professionnel, % ...
Emplois selon le statut professionnel
Statut professionnel 2011 % 2016 % 2022 %
Ensemble 122 100.0 130 100.0 123 100.0
Salarié·es 100 81.8 106 82.1 104 84.9
dont femmes 53 43.7 45 34.8 46 37.7
dont temps partiel 24 19.5 19 14.7 18 14.9
Non-salarié·es 22 18.2 23 17.9 19 15.1
dont femmes 4 3.2 8 6.2 6 5.1
dont temps partiel 1 0.8 2 1.6 2 1.7
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Sources : Recensement de l'INSEE 2022[49]

Entreprises et commerces

Culture locale, patrimoine et matrimoine

Lieux et monuments

Mairie de Roncherolles-sur-le-Vivier

Monument aux morts (1919)

Monument aux morts de Roncherolles-sur-le-Vivier (1935)

Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale (1914-1918) est une plaque comportant le nom des 19 morts sur cette période (pour une population d'environ 360 personnes à l'époque). Elle fut offerte en 1919 par le Maire, Georges Lormier, et fut d'abord installée dans l'embrasure de la porte du logement de fonction. À la suite de la construction de la salle des Fêtes en 1935, la plaque fut installée au cimetière à son emplacement actuel. Après la Seconde Guerre mondiale, une autre plaque fut ajoutée en contrebas pour honorer les 4 soldats de la commune emportés par le conflit[30].




Mare de Bimare

Mare de Bimare.

Une des nombreuses mares du village. Elle fut notamment le centre de grandes querelles entre le propriétaire du manoir de Bimare et le seigneur de Guillerville après la révolution.




Centre bourg

Ancienne entrée de la ferme du bourg

Église de la Trinité

L'église de la Trinité.

Dédiée à la Sainte Trinité, l'église de Roncherolles-sur-le-Vivier est située au centre du village. Dans le prolongement de l'immeuble de l'Orme, elle limite, au nord, la place Georges-Lormier. Le matériau employé dans le mur nord, du silex taillé, et son appareillage permettent de penser que les parties les plus anciennes de l'église datent du XIIIe siècle. La plus ancienne représentation de l'église date du plan terrier de 1664[50] (XVIIe siècle). Le clocher était au centre de l'église. Il y est probablement resté jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.

En 1836, le chœur fut démoli et reconstruit avec une largeur égale à celle de la nef. En 1886, c'est la nef qui fut restaurée. Les tuiles qui la couvraient furent remplacées par des ardoises. Les deux lucarnes qui font le charme de l'église furent heureusement conservées. À partir de 1980 commença une restauration complète : toiture, clocher, coq, pignon ouest et réfection de l'intérieur avec mise à jour des boiseries.

Avec le réaménagement de la place Georges-Lormier en 2007, la restauration de l'église a été engagée. Elle permet d'apprécier son architecture. La façade raconte son histoire. La nef a subi de nombreux remaniements. Certains pans de mur datent du XVe ou du XVIe siècle. Le chœur est plus récent : il a été reconstruit, avec la sacristie, en 1836. L'éclairage intérieur de l'église met en valeur les vitraux[30].

Cadran solaire

Cadran solaire de l’église.

Depuis 1717, un cadran solaire orne la façade sud de l'église. L'inscription en latin ULTIMA VENIET CAVE Ta dernière heure approche, prends garde ») s'adressait aux vivants traversant le cimetière qui a entouré l'église jusqu'à 1854[30].

Manoir de Bimare

Entrée du manoir de Bimare avec vue sur les séquoias géants.

Le manoir de Bimare est un ancien pavillon de convalescence des moines de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen. Richard Le Brument, un négociant, l'acquit en 1743 et le transforma en y ajoutant une aile et en plantant une allée de tilleuls. Un de ses descendants, Louis Boutillier, remplaça, en 1858, les tilleuls par des « Wellingtonia » ou « Séquoia géant » qui permettent de repérer Roncherolles-sur-le-Vivier depuis tout le plateau environnant[30]. Le manoir est toujours une propriété privée aujourd'hui.

Château de Guillerville

Vers 1730, Messire Alexandre Dominique Le Painturier, conseiller secrétaire du roi, directeur de la Monnaie de Rouen[51], seigneur de Guillerville et de Ricarville, fit l'acquisition d'une bâtisse qu'il allait, pendant dix ans, transformer pour en faire un château : le château de Guillerville. Il construisit deux ailes imposantes, une chapelle privée et une écurie. Le caveau familial se situe au cimetière du Père-Lachaise[52].

Deux barons de Guillerville furent maires de Roncherolles au XIXe siècle :

  • Alexandre Dominique Le Painturier, son petit-fils, de 1813 à 1815 puis de 1815 à 1830 ;
  • Alexandre Le Painturier, son arrière-petit-fils, de 1853 à 1871 puis de 1874 à 1878.

Georges Henri Lormier (voir ci-dessous), maire de la commune de 1903 à 1925, habita le château jusqu'en 1925[30].

Une mine de plomb sur papier du château datant de 1865 est conservée au musée départemental breton de Quimper[53].

Patrimoine et matrimoine culturel

Les Ronces de la Liberté

Les Ronces de la Liberté.

Les Ronces de la Liberté est une sculpture réalisée par José Torres[54], sculpteur et habitant de la commune, en 1989 à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française[30].

La margelle et L'Enfant et l'Oiseau

La margelle (fin XIXe siècle) et L'Enfant et l'Oiseau (début XXIe siècle)
La margelle

À la fin du XIXe siècle, le développement des chemins de fers favorisa le transports d'ardoises venant de régions éloignées. Elles remplacèrent le chaume sur le toit des maisons et permirent l'installation de gouttières pour récupérer l'eau de pluie dans des citernes. Toutes les anciennes maisons de la commune possèdent une margelle avec un mécanisme permettant de puiser l'eau. Celle-ci se trouve en face de la mairie et a été restauré par 2 habitants du village dans le style caractéristique des confins du Pays de Bray[30].

L'Enfant et l'Oiseau

À l'occasion de la requalification de la place Georges Lormier, José Torres a réalisé une œuvre qui prend place à côté et sur la margelle. Pour l'artiste roncherollais, sa sculpture représente la main tendue de l'humanité à la nature. Au moment où le réchauffement et les perturbations du climat font naître des inquiétudes sur la préservation de notre environnement, l'enfant nous montre qu'il faut respecter la vie qui nous entoure[30].

Personnalités liées à la commune

Héraldique, logotype et devise

Blason de l'abbé de Saint-Ouen sur la façade de l'immeuble de L'Orme.

Depuis la restauration de l'immeuble de l'Orme, en face de la bibliothèque municipale et de l'épicerie de la commune, en 1985, un blason orne sa façade. Il reproduit les armoiries de l'abbé de Saint-Ouen, celles qui figurent sur le plan terrier de 1664[50] exposé dans le hall de la mairie. L'abbaye de Saint-Ouen possédait la plus grande partie du village, église, terres et maisons d'habitation.

L'épée rappelle l'origine noble de l'abbé et la clé sa charge. Le blason, un écu d'azur à trois fleurs de lys d'or, est surmonté d'une couronne[30].

Voir aussi

Bibliographie

Articles connexes

Liens externes

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Notes et références

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