Roncherolles-sur-le-Vivier
commune française du département de la Seine-Maritime
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Roncherolles-sur-le-Vivier est une commune française située dans le département de la Seine-Maritime en région Normandie.
| Roncherolles-sur-le-Vivier | |||||
La mairie en 2015. | |||||
| Administration | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| Pays | |||||
| Région | Normandie | ||||
| Département | Seine-Maritime | ||||
| Arrondissement | Rouen | ||||
| Intercommunalité | Métropole Rouen Normandie | ||||
| Maire Mandat |
Vincent Decorde 2026-2032 |
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| Code postal | 76160 | ||||
| Code commune | 76536 | ||||
| Démographie | |||||
| Gentilé | Roncherollais, Roncherollaise | ||||
| Population municipale |
1 245 hab. (2023 |
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| Densité | 233 hab./km2 | ||||
| Géographie | |||||
| Coordonnées | 49° 28′ 04″ nord, 1° 11′ 04″ est | ||||
| Altitude | Min. 38 m Max. 167 m |
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| Superficie | 5,35 km2 | ||||
| Type | Ceinture urbaine | ||||
| Unité urbaine | Hors unité urbaine | ||||
| Aire d'attraction | Rouen (commune de la couronne) |
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| Élections | |||||
| Départementales | Canton de Darnétal | ||||
| Législatives | Deuxième circonscription | ||||
| Localisation | |||||
| Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : France
Géolocalisation sur la carte : Seine-Maritime
Géolocalisation sur la carte : Normandie
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| Liens | |||||
| Site web | mairie-roncherollesvivier.fr | ||||
| modifier |
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Géographie
Localisation
La commune fait partie de la Métropole Rouen Normandie[1].
Commune normande boisée située près du Robec, sur le plateau de la Ronce. Les communes limitrophes sont Darnétal, Fontaine-sous-Préaux, Préaux, Saint-Jacques-sur-Darnétal et Saint-Martin-du-Vivier.
Géologie et relief
Hydrographie
La commune est située dans le bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par le Robec[2],[Carte 1].
Un plan d'eau complète le réseau hydrographique : la mare de Bimare (0 ha)[Carte 1],[3].

Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[4]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[5]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique[6] et est dans la région climatique Côtes de la Manche orientale, caractérisée par un faible ensoleillement (1 550 h/an) ; forte humidité de l’air (plus de 20 h/jour avec humidité relative > 80 % en hiver), vents forts fréquents[7]. Elle est en outre dans la zone H1a au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[8],[9].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,2 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 868 mm, avec 13,3 jours de précipitations en janvier et 8,8 jours en juillet[4]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Rouen à 7 km à vol d'oiseau[10], est de 12,6 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 817,9 mm[11],[12]. La température maximale relevée sur cette station est de 43 °C, atteinte le ; la température minimale est de −17 °C, atteinte le [Note 3].
Paysages
Milieux naturels et biodiversité

Au début du mois de mai, les hirondelles reviennent d'Afrique pour nicher dans la commune. Depuis plus d'une dizaine d'années, elles élisent domicile à Roncherolles-sur-le-Vivier.
Venant nicher auparavant dans l'ancien corps de ferme du centre bourg, elles profitent désormais du nouvel écoquartier de la commune (dont les travaux ont commencé en 2008 et se sont terminés en 2016) qui comporte tout ce qui est nécessaire pour leur assurer un bon séjour :
- les 2 mares qui viennent fournir de l'eau et de la boue, indispensables pour la construction des nids, mais aussi des insectes et fait donc aussi office de garde-manger
- de la paille et autres brindilles grâce aux champs non loin qui avec la boue sert à construire et consolider les nids.

« Tour à hirondelles » dans le parc de l'écoquartier. - des toits pour construire leur habitat avec notamment la construction d'une « tour à hirondelles » :
"Il s'agit d'une plateforme de 2,50 m sur 2,50 m, disposée en haut d'un mât de 4 mètres surmontée d'un toit. Des nids artificiels y sont fixés, afin de faciliter la nidification et la reproduction des hirondelles. Cette structure, proposée par la Ligue pour la protection des oiseaux, était la deuxième installée en France à l'époque, après avoir fait ses preuves en Belgique."[13]
Depuis la fin des travaux sur l'ancien corps de ferme, on constate que les hirondelles privilégient de nouveau ce dernier ainsi que le préaux de la cour de l'école et l'immeuble de l'Orme, le tout au détriment de la tour. Elle n'est donc plus recensée par la LPO[14].
Urbanisme
Typologie
Au , Roncherolles-sur-le-Vivier est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (52,2 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (55,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (46 %), forêts (34,4 %), zones urbanisées (13,4 %), prairies (6,2 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Morphologie urbaine
Lieux-dits, hameaux et écarts
- Le Bois-Breton (quartier et lieu-dit situé autour de la rue du Bois Breton)
- Le Village (quartier de Roncherolles délimité par la route de Darnétal au nord et à l'ouest, la route des Canadiens à l'est et la rue de Quévreville au sud)
- Le Closeau (quartier comprenant l'allée du Closeau au nord ainsi que l'allée des Prés Verts et celle des Pomeroles au sud)
- Le Vieux Moulin (quartier comprenant toute la partie de Roncherolles située au pied du plateau)
- La Robinette (lieu-dit situé à l'extrême nord-ouest de la commune)
- Plaine du Chêne Henri (lieu-dit situé à l'extrême nord-est de Roncherolles entre la route de Préaux et celle des Canadiens)
- Plaine de la Robinette (lieu-dit situé au nord-ouest du village)
- Plaine de la Mare aux Loups (lieu-dit situé entre la rue de Quévreville et le bois du Grand Mont Briseuil)
Logement
Planification de l'aménagement
Projets d'aménagement
Voies de communication et transports
Roncherolles-sur-le-Vivier est desservie par des lignes scolaires qui desservent le collège Jean-Jacques Rousseau de Darnétal (342) et le collège Lucie Aubrac d'Isneauville (322), ainsi que le lycée Gustave-Flaubert à Rouen (301)[20]. La commune est également desservie par un service de transport à la demande, le Filo'r. Cette ligne permet de rejoindre plusieurs villes ou villages comme Darnétal (correspondance avec la ligne T3 de l'infrastructure TEOR), Bois-Guillaume ou Isneauville (correspondance avec la ligne F1 de l'infrastructure FAST). Depuis septembre 2023[21], le service Filo'r est complété par le service Flexo, dont la ligne 45 assure du lundi au vendredi 2 passages le matin depuis le centre-bourg en direction de la mairie de Darnétal ainsi que 2 passages en fin de journée dans le sens inverse[22].
Les gares ferroviaires desservies les plus proches sont celles de Morgny-la-Pommeraye (9.2km) et de Rouen (9.6km), la gare de Saint-Martin-du-Vivier (4.0km) étant fermée depuis août 2019 et celle de Darnétal (4.9km) depuis les années 90[23].
Énergie
Risques naturels et technologiques
Qualité de l'environnement
Toponymie
Le nom de la localité est attesté sous les formes Apud Ronceroles en 1191 ; Ecclesia de Roncherolis super Vivarium vers 1240 ; Apud Ronqueroles en 1258 ; In parrochia Sancte Trinitatis de Roncherolis en 1277[24] ; Roncheroles sus le Vivier en 1297[25], en 1306[26] et en 1319[27] ; Roncherolles supra Vivarium en 1337 ; Roncherolles sur le Vivier en 1431[28].
*ronchière, variante normande de la langue d'oil roncière « lieu plein de ronces » avec le suffixe diminutif -ole au pluriel[29].
Le déterminant locatif est emprunté à Le Vivier, ancienne appellation de Saint-Martin-du-Vivier, paroisse voisine qui tire son nom du petit ruisseau qui s'y trouve et qui se jette dans le Robec[30]. Vivier est issu du latin vivarium, ce mot désignait une pièce d'eau d'abord aménagée par un simple barrage de branchages ou de pierres puis maçonné sur un cours d'eau où l'on se contentait de nourrir le poisson avant de le pêcher.
Histoire
Politique et administration
Intercommunalité
La commune est membre de la Métropole Rouen Normandie[1].
Administration municipale
Le nombre d'habitants à Roncherolles-sur-le-Vivier étant supérieur à 500 et inférieur à 1 499, le nombre de conseillers municipaux est de quinze[31].
Liste des maires
Cette liste est présente sur une plaque située dans la mairie de la commune, dont la dernière actualisation date du mandat de 2014-2020.
Équipements et services publics
Eau et déchets
Espaces publics
Enseignement
L'enseignement des élèves de la commune se fait aux écoles publiques Les Émouquets ("épervier" en cauchois)[35], de la pré élémentaire à l'élémentaire. La commune relève de l'académie de Normandie.
Postes et télécommunications
Santé
Justice, sécurité, secours et défense
La commune dépend de la brigade de gendarmerie de Saint-Jacques-sur-Darnétal[36].
Population et société
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[37]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[38].
En 2023, la commune comptait 1 245 habitants[Note 5], en évolution de +11,76 % par rapport à 2017 (Seine-Maritime : +0,53 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Manifestations culturelles et festivités
Sports et loisirs
Football[41], badminton[42], cirque, théâtre, couture, swing[43], gymnastique[44], trail, marche nordique[45], randonnée[46] et tennis[47].
Vie associative
- Association Moutontond.
Cultes
Roncherolles-sur-le-Vivier appartient à la paroisse Saint-Jacques de Saint-Jacques-sur-Darnétal qui fait partie du doyenné Rouen-Nord de l'archidiocèse de Rouen[48].
Médias
- Le quotidien Paris Normandie et l'hebdomadaire Le Bulletin de l'arrondissement de Rouen relatent les informations locales.
- La commune est située dans le bassin d'émission de la chaîne de télévision France 3 Normandie.
Économie
Revenus de la population et fiscalité
Emploi
Population active, emploi et chômage au sens du recensement en 2022
| Type d'activité | 2011 | 2016 | 2022 |
|---|---|---|---|
| Ensemble | 724 | 651 | 733 |
| Actif·ves en % | 67.1 | 74.1 | 74.5 |
| Actif·ves ayant un emploi en % | 63.5 | 69.2 | 68.0 |
| Chômeur·ses en % | 3.6 | 4.8 | 6.5 |
| Inactif·ves en % | 32.9 | 25.9 | 25.5 |
| Élèves, étudiant·es et stagiaires non rémunéré·es en % | 10.1 | 9.9 | 11.5 |
| Retraité·es ou préretraité·es en % | 18.6 | 12.0 | 8.9 |
| Autres inactif·ves en % | 4.2 | 4.1 | 5.1 |
| Genre et âge | Population | Actif·ves | Taux d'activité en % | Actif·ves ayant un emploi | Taux d'emploi en % |
|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 733 | 547 | 74.5 | 499 | 68.0 |
| 15 à 24 ans | 121 | 33 | 27.4 | 22 | 18.0 |
| 25 à 54 ans | 440 | 417 | 94.8 | 390 | 88.7 |
| 55 à 64 ans | 173 | 96 | 55.7 | 87 | 50.2 |
| Hommes | 351 | 265 | 75.5 | 241 | 68.7 |
| 15 à 24 ans | 61 | 18 | 28.9 | 11 | 18.7 |
| 25 à 54 ans | 206 | 199 | 96.5 | 188 | 91.4 |
| 55 à 64 ans | 85 | 49 | 57.9 | 42 | 49.3 |
| Femmes | 382 | 281 | 73.6 | 257 | 67.4 |
| 15 à 24 ans | 60 | 16 | 25.9 | 10 | 17.3 |
| 25 à 54 ans | 234 | 219 | 93.4 | 202 | 86.3 |
| 55 à 64 ans | 88 | 47 | 53.6 | 45 | 51.2 |
| Nombre de chômeur·ses et taux de chômage | 2011 | 2016 | 2022 |
|---|---|---|---|
| Nombre de chômeur·ses | 26 | 31 | 48 |
| Taux de chômage en % | 5.3 | 6.5 | 8.7 |
| Taux de chômage des 15 à 24 ans | 20.5 | 22.8 | 34.3 |
| Taux de chômage des 25 à 54 ans | 3.3 | 6.2 | 6.5 |
| Taux de chômage des 55 à 64 ans | 7.1 | 2.3 | 9.8 |
| Statut professionnel | 2011 | % | 2016 | % | 2022 | % |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Ensemble | 122 | 100.0 | 130 | 100.0 | 123 | 100.0 |
| Salarié·es | 100 | 81.8 | 106 | 82.1 | 104 | 84.9 |
| dont femmes | 53 | 43.7 | 45 | 34.8 | 46 | 37.7 |
| dont temps partiel | 24 | 19.5 | 19 | 14.7 | 18 | 14.9 |
| Non-salarié·es | 22 | 18.2 | 23 | 17.9 | 19 | 15.1 |
| dont femmes | 4 | 3.2 | 8 | 6.2 | 6 | 5.1 |
| dont temps partiel | 1 | 0.8 | 2 | 1.6 | 2 | 1.7 |
Sources : Recensement de l'INSEE 2022[49]
Entreprises et commerces
Culture locale, patrimoine et matrimoine
Lieux et monuments
Mairie de Roncherolles-sur-le-Vivier
Monument aux morts (1919)

Le monument aux morts de la Première Guerre mondiale (1914-1918) est une plaque comportant le nom des 19 morts sur cette période (pour une population d'environ 360 personnes à l'époque). Elle fut offerte en 1919 par le Maire, Georges Lormier, et fut d'abord installée dans l'embrasure de la porte du logement de fonction. À la suite de la construction de la salle des Fêtes en 1935, la plaque fut installée au cimetière à son emplacement actuel. Après la Seconde Guerre mondiale, une autre plaque fut ajoutée en contrebas pour honorer les 4 soldats de la commune emportés par le conflit[30].
Mare de Bimare

Une des nombreuses mares du village. Elle fut notamment le centre de grandes querelles entre le propriétaire du manoir de Bimare et le seigneur de Guillerville après la révolution.
Centre bourg
Ancienne entrée de la ferme du bourg
Église de la Trinité

Dédiée à la Sainte Trinité, l'église de Roncherolles-sur-le-Vivier est située au centre du village. Dans le prolongement de l'immeuble de l'Orme, elle limite, au nord, la place Georges-Lormier. Le matériau employé dans le mur nord, du silex taillé, et son appareillage permettent de penser que les parties les plus anciennes de l'église datent du XIIIe siècle. La plus ancienne représentation de l'église date du plan terrier de 1664[50] (XVIIe siècle). Le clocher était au centre de l'église. Il y est probablement resté jusqu'à la fin du XVIIIe siècle.
En 1836, le chœur fut démoli et reconstruit avec une largeur égale à celle de la nef. En 1886, c'est la nef qui fut restaurée. Les tuiles qui la couvraient furent remplacées par des ardoises. Les deux lucarnes qui font le charme de l'église furent heureusement conservées. À partir de 1980 commença une restauration complète : toiture, clocher, coq, pignon ouest et réfection de l'intérieur avec mise à jour des boiseries.
Avec le réaménagement de la place Georges-Lormier en 2007, la restauration de l'église a été engagée. Elle permet d'apprécier son architecture. La façade raconte son histoire. La nef a subi de nombreux remaniements. Certains pans de mur datent du XVe ou du XVIe siècle. Le chœur est plus récent : il a été reconstruit, avec la sacristie, en 1836. L'éclairage intérieur de l'église met en valeur les vitraux[30].
Cadran solaire

Depuis 1717, un cadran solaire orne la façade sud de l'église. L'inscription en latin ULTIMA VENIET CAVE (« Ta dernière heure approche, prends garde ») s'adressait aux vivants traversant le cimetière qui a entouré l'église jusqu'à 1854[30].
Manoir de Bimare

Le manoir de Bimare est un ancien pavillon de convalescence des moines de l'abbaye Saint-Ouen de Rouen. Richard Le Brument, un négociant, l'acquit en 1743 et le transforma en y ajoutant une aile et en plantant une allée de tilleuls. Un de ses descendants, Louis Boutillier, remplaça, en 1858, les tilleuls par des « Wellingtonia » ou « Séquoia géant » qui permettent de repérer Roncherolles-sur-le-Vivier depuis tout le plateau environnant[30]. Le manoir est toujours une propriété privée aujourd'hui.
Château de Guillerville
Vers 1730, Messire Alexandre Dominique Le Painturier, conseiller secrétaire du roi, directeur de la Monnaie de Rouen[51], seigneur de Guillerville et de Ricarville, fit l'acquisition d'une bâtisse qu'il allait, pendant dix ans, transformer pour en faire un château : le château de Guillerville. Il construisit deux ailes imposantes, une chapelle privée et une écurie. Le caveau familial se situe au cimetière du Père-Lachaise[52].
Deux barons de Guillerville furent maires de Roncherolles au XIXe siècle :
- Alexandre Dominique Le Painturier, son petit-fils, de 1813 à 1815 puis de 1815 à 1830 ;
- Alexandre Le Painturier, son arrière-petit-fils, de 1853 à 1871 puis de 1874 à 1878.
Georges Henri Lormier (voir ci-dessous), maire de la commune de 1903 à 1925, habita le château jusqu'en 1925[30].
Une mine de plomb sur papier du château datant de 1865 est conservée au musée départemental breton de Quimper[53].
Patrimoine et matrimoine culturel
Les Ronces de la Liberté

Les Ronces de la Liberté est une sculpture réalisée par José Torres[54], sculpteur et habitant de la commune, en 1989 à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française[30].
La margelle et L'Enfant et l'Oiseau

La margelle
À la fin du XIXe siècle, le développement des chemins de fers favorisa le transports d'ardoises venant de régions éloignées. Elles remplacèrent le chaume sur le toit des maisons et permirent l'installation de gouttières pour récupérer l'eau de pluie dans des citernes. Toutes les anciennes maisons de la commune possèdent une margelle avec un mécanisme permettant de puiser l'eau. Celle-ci se trouve en face de la mairie et a été restauré par 2 habitants du village dans le style caractéristique des confins du Pays de Bray[30].
L'Enfant et l'Oiseau
À l'occasion de la requalification de la place Georges Lormier, José Torres a réalisé une œuvre qui prend place à côté et sur la margelle. Pour l'artiste roncherollais, sa sculpture représente la main tendue de l'humanité à la nature. Au moment où le réchauffement et les perturbations du climat font naître des inquiétudes sur la préservation de notre environnement, l'enfant nous montre qu'il faut respecter la vie qui nous entoure[30].
Personnalités liées à la commune
- Edmond About (1828-1885), écrivain, journaliste et critique d'art français, membre de l’Académie française, y a vécu.
- Georges Durand-Viel (1875-1959), officier général de la Marine française, y a vécu.
- Wilfrid Baumgartner (1902-1978), haut fonctionnaire et homme politique, y a vécu.
Héraldique, logotype et devise

Depuis la restauration de l'immeuble de l'Orme, en face de la bibliothèque municipale et de l'épicerie de la commune, en 1985, un blason orne sa façade. Il reproduit les armoiries de l'abbé de Saint-Ouen, celles qui figurent sur le plan terrier de 1664[50] exposé dans le hall de la mairie. L'abbaye de Saint-Ouen possédait la plus grande partie du village, église, terres et maisons d'habitation.
L'épée rappelle l'origine noble de l'abbé et la clé sa charge. Le blason, un écu d'azur à trois fleurs de lys d'or, est surmonté d'une couronne[30].
Voir aussi
Bibliographie
- Jean-Benoît Cochet, Répertoire archéologique du département de la Seine-Inférieure, Paris, Imprimerie nationale, , in-4° (lire en ligne), p. 294.
- Daniel Delattre, La Seine-Maritime, les 745 communes, Grandvilliers, Éditions Delattre, , 344 p. (ISBN 978-2364640238, OCLC 53292170), p. 235
- Bernard Jeanne (préf. Marc Vénard), L'Éclairante Histoire d'un village ordinaire : Roncherolles-sur-le-Vivier, Luneray, Bertout, , 302 p. (ISBN 2867430941, OCLC 462175711)
- Guy Pessiot, Les communes de l'agglomération de Rouen : De Maromme à Ymare, vol. 2, Rouen, Éd. des Falaises, , 512 p. (ISBN 978-2-84811-063-9).
Articles connexes
Liens externes
- Site officiel
- Ressources relatives à la géographie :
- Roncherolles-sur-le-Vivier sur le site de l'Institut géographique national
- « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le ). Site élaboré à partir des données de projections climatiques de référence DRIAS-2020. Entrer le nom de la commune pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques.


