Roquettes

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Localisation

La commune de Roquettes se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 13 km à vol d'oiseau de Toulouse[1], préfecture du département, à km de Muret[2], sous-préfecture, et à km de Portet-sur-Garonne[3], bureau centralisateur du canton de Portet-sur-Garonne dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Toulouse[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[4] : Roques (1,5 km), Pinsaguel (2,1 km), Pins-Justaret (2,5 km), Saubens (2,6 km), Villate (3,4 km), Villeneuve-Tolosane (3,4 km), Lacroix-Falgarde (3,5 km), Frouzins (3,9 km).

Sur le plan historique et culturel, Roquettes fait partie du pays toulousain, une ceinture de plaines fertiles entrecoupées de bosquets d'arbres, aux molles collines semées de fermes en briques roses, inéluctablement grignotée par l'urbanisme des banlieues[5].

Roquettes est limitrophe de quatre autres communes. Les communes limitrophes sont Pins-Justaret, Pinsaguel, Roques et Saubens.

Communes limitrophes de Roquettes[6]
Roques               La Garonne                Pinsaguel
Roquettes
Saubens Pins-Justaret

Géologie

La commune de Roquettes est établie sur la première terrasse de la Garonne Garonne et Ariège.

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Roquettes.

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[7]. Elle est drainée par la Garonne, l'Ousse et par un petit cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de km de longueur totale[8],[Carte 1].

La Garonne est un fleuve principalement français prenant sa source en Espagne et qui coule sur 529 km avant de se jeter dans l’océan Atlantique[9].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[10]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[11]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[12] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[13]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[14],[15].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,3 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 677 mm, avec 8,9 jours de précipitations en janvier et 5,3 jours en juillet[10]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Cugnaux à 5 km à vol d'oiseau[16], est de 14,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 635,7 mm[17],[18]. La température maximale relevée sur cette station est de 44 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −19 °C, atteinte le [Note 2].

Statistiques 1991-2020 et records station TOULOUSE-FRANCAZAL (31) - alt : 164 m, lat : 43°32'25"N, lon : 1°22'21"E
Records établis sur la période du au
Mois jan. fév. mars avril mai juin jui. août sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 3,1 3,2 5,7 8 11,6 15,1 17 17,1 13,9 11 6,4 3,8 9,7
Température moyenne (°C) 6,5 7,3 10,3 12,8 16,5 20,3 22,6 22,8 19,4 15,4 10 7,2 14,3
Température maximale moyenne (°C) 9,9 11,3 15 17,6 21,3 25,5 28,1 28,6 24,8 19,8 13,7 10,7 18,9
Record de froid (°C)
date du record
−19
16.01.1985
−16,7
15.02.1956
−7,4
01.03.05
−4,1
07.04.1929
0,1
01.05.1960
4,5
14.06.1941
7
17.07.1922
7,3
21.08.1924
0
25.09.1931
−2,6
31.10.1949
−8,5
22.11.1998
−13,4
28.12.1962
−19
1985
Record de chaleur (°C)
date du record
23,3
18.01.1924
24,8
25.02.1926
28,3
24.03.01
29,9
22.04.1927
34,7
30.05.25
39,6
17.06.22
40,2
08.07.1982
44
08.08.1923
36
08.09.1966
35,4
12.10.1923
27
02.11.1924
26,9
22.12.1925
44
1923
Précipitations (mm) 56,4 38,8 43,7 65,2 74,7 59,2 42,5 42,6 50,5 52,4 58,2 51,5 635,7
Record de pluie en 24 h (mm)
date du record
49,4
09.01.04
51,5
02.02.1952
36,6
22.03.1971
59,6
17.04.1961
57,5
30.05.17
88,8
17.06.1970
47
04.07.1951
97,9
30.08.1932
140,3
06.09.1933
58,7
11.10.1970
57,4
13.11.1931
43,5
20.12.1935
140,3
1933
Source : « Fiche 31157001 » [PDF], sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/data, édité le : 06/10/2025 dans l'état de la base (consulté le )
Diagramme climatique
JFMAMJJASOND
 
 
 
9,9
3,1
56,4
 
 
 
11,3
3,2
38,8
 
 
 
15
5,7
43,7
 
 
 
17,6
8
65,2
 
 
 
21,3
11,6
74,7
 
 
 
25,5
15,1
59,2
 
 
 
28,1
17
42,5
 
 
 
28,6
17,1
42,6
 
 
 
24,8
13,9
50,5
 
 
 
19,8
11
52,4
 
 
 
13,7
6,4
58,2
 
 
 
10,7
3,8
51,5
Moyennes : • Temp. maxi et mini °C • Précipitation mm

Milieux naturels et biodiversité

Espaces protégés

La protection réglementaire est le mode d’intervention le plus fort pour préserver des espaces naturels remarquables et leur biodiversité associée[19],[20].

Un espace protégé est présent sur la commune : « la Garonne, l'Ariège, l'Hers Vif et le Salat », objet d'un arrêté de protection de biotope, d'une superficie de 1 658,7 ha[21].

Réseau Natura 2000

Site Natura 2000 sur le territoire communal.

Le réseau Natura 2000 est un réseau écologique européen de sites naturels d'intérêt écologique élaboré à partir des directives habitats et oiseaux, constitué de zones spéciales de conservation (ZSC) et de zones de protection spéciale (ZPS)[Note 3]. Un site Natura 2000 a été défini sur la commune au titre de la directive habitats : « Garonne, Ariège, Hers, Salat, Pique et Neste »[23], d'une superficie de 9 581 ha, un réseau hydrographique pour les poissons migrateurs (zones de frayères actives et potentielles importantes pour le Saumon en particulier qui fait l'objet d'alevinages réguliers et dont des adultes atteignent déjà Foix sur l'Ariège[24].

Zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique

Carte de la ZNIEFF de type 1 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 4] est recensée sur la commune[25] : « la Garonne de Montréjeau jusqu'à Lamagistère » (5 075 ha), couvrant 92 communes dont 63 dans la Haute-Garonne, trois en Lot-et-Garonne et 26 en Tarn-et-Garonne[26] et une ZNIEFF de type 2[Note 5],[25] : « la Garonne et milieux riverains, en aval de Montréjeau » (6 874 ha), couvrant 93 communes dont 64 dans la Haute-Garonne, trois en Lot-et-Garonne et 26 en Tarn-et-Garonne[27].

Urbanisme

Typologie

Au , Roquettes est catégorisée ceinture urbaine, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle appartient à l'unité urbaine de Toulouse[Note 6], une agglomération inter-départementale regroupant 81 communes, dont elle est une commune de la banlieue[Note 7],[I 3],[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 8],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 4],[I 5].

Occupation des sols

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (53,7 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (48,8 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (53,7 %), terres arables (42,2 %), eaux continentales[Note 9] (4,1 %)[28]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Voies de communication et transports

Voies de communication

Accès par la route départementale RD 820.

Transports

La ligne 317 du réseau Tisséo relie le centre de la commune à la gare de Portet-Saint-Simon ou à la gare de Muret, toutes deux desservies par la ligne D en direction de Toulouse-Matabiau.

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Roquettes est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible). Il est également exposé à un risque technologique, la rupture d'un barrage[29]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[30].

Risques naturels

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment la Garonne. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1993, 1999, 2000 et 2009[31],[29].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Roquettes.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. La totalité de la commune est en aléa moyen ou fort (88,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 1 469 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 1 469 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 98 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[32],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[33].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003, 2016 et 2020 et par des mouvements de terrain en 1999[29].

Risques technologiques

La commune est en outre située en aval du barrage de Cap de Long sur la Neste de Couplan (département des Hautes-Pyrénées). À ce titre elle est susceptible d’être touchée par l’onde de submersion consécutive à la rupture de cet ouvrage[34].

Toponymie

Histoire

À la fin du VIIe siècle, Clovis III donne à Germier, évêque de Toulouse, une propriété à Rozinhac entre Ox et Frouzins. Ce findus est à l’origine de la seigneurie de Muret qui s’étend au XIIe siècle jusqu’en amont du confluent à Roques. Le mariage de Bernard Ier de Comminges et de Dias de Muret en 1120 fait passer la seigneurie muretaine dans le comté de Comminges. Au XIVe siècle et au XVe siècle, la châtellenie de Muret est un ensemble administratif comprenant plusieurs communautés sur lesquelles le comte de Comminges possède des droits directs. Un inventaire datant de 1336 indique son étendue : elle englobe Muret, Saint-Amans, Labastide-de-Clermont, Roques, Labastidette, Rieumes et la métairie de Roquettes.

En 1534, Roquettes a un seigneur qui a nom Jean d'Olmières, peut-être Jean-Étienne d'Olmières, capitoul de Toulouse en 1503-1504, propriétaire de l'hôtel d'Olmières. Il possède une très large partie du terroir de la communauté, avec plusieurs métairies, au total 130 ha environ. La plupart des habitants travaillent sur le domaine du seigneur. On cultive surtout les céréales (80 ha), les vignes occupent 4 ha, les prés 6 ha, les bois 26 ha et les terres incultes 14 ha. Les vignes sont plantées d'arbres fruitiers, les prés de noyers. Les bois sont plantés de chênes. La friche la plus importante est une île sur la Garonne. Jean d'Olmières possède également une tuilerie, un moulin à blé, à deux roues et un autre moulin en « différend » avec Portet. Il a aussi un moulin à pastel, car on cultive le pastel à Roquettes depuis la fin du XVe siècle.

La date précise de l’édification du château est inconnue. Elle se situerait à la fin du XVIe siècle ou début du XVIIe siècle. Il est établi qu’en 1734 les Chartreux de Toulouse sont co-seigneurs de Roquettes. Cette communauté religieuse possède alors 145 arpents. À la Révolution française, les Chartreux sont propriétaires des métairies de Mailles, de Borde-Grosse et du Sarret ainsi que du moulin et d’un château au bord de la Garonne.

Durant le XIXe siècle, plusieurs familles toulousaines (Gavarret-Rouaix, d’Orgaix, Marestaing, Lauzun) se succèdent comme propriétaires du château, de Mailles et du Sarret. En 1901, la famille Paumès acquiert la métairie de Mailles et le château, qui est progressivement déserté.

En 1982, Étienne Paumès vend le château, alors très délabré à la commune de Roquettes, qui décide en 1986 de le réhabiliter. Dans le même temps, des recherches sont faites sur les origines de ce bâtiment et permettent d’avoir un aperçu du passé de la commune. Le centre socioculturel François Mitterrand est inauguré le .

Le retable de l'église Saint Bruno

L'église Saint Bruno et son retable.

D'époque Louis XIII, le retable double face et le maître autel de l'église Saint Bruno, proviennent de l’église du couvent des chartreux de Toulouse, aujourd'hui église Saint Pierre, rue Valade, où il s’élevait à la croisée des deux nefs, sous le dôme. Il fut commandé par les pères Chartreux le sous le priorat de Jean de Revirie.

Il fut conçu et réalisé par Jacques de la Carrière, maître peintre de la ville de Toulouse « lequel a entrepris de faire pour la vénérable Chartreuse un tabernacle en bois de noyer de dix pans de hauteur et de six pans de largeur, avec huit faces d’ordre corinthien, huit colonnes avec frises, corniches et architraves. »

Le contrat fut passé et signé au domicile de Jean de Garra, bourgeois de Toulouse, donateur qui versa à ce moment la somme de 700 livres. Dans ce contrat, le peintre s’engageait à faire le tabernacle, et à peindre l’intérieur de la voûte, « le tout à la destrampe de belles et fines couleurs et doré à l’or fin ».

Le , un bail à besogne indique que ce premier travail va être augmenté, doré et polychromé par Pierre Launet, maître doreur. Cette transformation le laissa tel que nous le voyons aujourd'hui. De style baroque, il fait appel aux ornements dorés, aux colonnades de type corinthien ornées de têtes d'ange. Les parois latérales sont percées de niches pour la statue de Saint Bruno à droite et la statue d'une Vierge à L'Enfant à gauche.

En 1780, il fut transporté à Roquettes par les pères Chartreux lors de la réfection du chœur de l'église Saint Pierre. Il a été restauré en 1959. Le retable de Roquettes a été classé par arrêté du .

L'église Saint Bruno et le retable sont ouverts au public tous les ans à l'occasion des Journées du Patrimoine (septembre), grâce à l'action de l'Association Roquettoise Culture Environnement et Patrimoine (ARCEP).

Politique et administration

Administration municipale

Le nombre d'habitants au recensement de 2017 étant compris entre 3 500 habitants et 4 999 habitants, le nombre de membres du conseil municipal pour l'élection de 2020 est de vingt-sept[35],[36].

Rattachements administratifs et électoraux

Commune faisant partie de la neuvième circonscription de la Haute-Garonne, de la communauté d'agglomération du Muretain et du canton de Portet-sur-Garonne.

Tendances politiques et résultats

Liste des maires

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
? ? Dominique Prévost    
? ? Adrien Brunet    
1977 Jean Suquet    
Guy Négrail[37] DVG Démissionnaire[38]
Michel Pérez PS Chef d'entreprise retraité
8e vice-président de la CA du Muretain
[39] en cours Michel Capdecomme[40] SE Chef de projets recherche et développement

Population et société

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[41]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[42].

En 2023, la commune comptait 4 280 habitants[Note 10], en évolution de +5,71 % par rapport à 2017 (Haute-Garonne : +7,98 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
150154186275178221204189201
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
195161161144140126124133140
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
136134130117125129119136168
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
1852344932 2002 8013 2853 4163 4413 612
2015 2020 2023 - - - - - -
4 1764 2944 280------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[43] puis Insee à partir de 2006[44].)
Histogramme de l'évolution démographique
Évolution du rang de la commune
selon la population municipale des années : 1968[45] 1975[45] 1982[45] 1990[45] 1999[45] 2006[46] 2009[47] 2013[48]
Rang de la commune dans le département 284 145 47 49 46 54 57 55
Nombre de communes du département 592 582 586 588 588 588 589 589

Service public

Enseignement

Roquettes fait partie de l'académie de Toulouse.

L'éducation est assurée sur la commune par le groupe scolaire[49],(école maternelle et école élémentaire).

Culture

Moulin de Roquettes, par Eugène de Malbos, lithographie vers 1840

Roquettes fait preuve depuis longtemps d'une politique culturelle dynamique et ambitieuse pour un village de sa taille. Les évènements culturels emblématiques récurrents sont :

  • Le Marché de Potiers de Roquettes : marché de céramistes, qui se démarque par la présence d'un espace culturel consacré pour une part à l'histoire de la céramique et à ses différentes techniques et pour une autre part aux ateliers manuels destinés aux enfants. Le marché accueille chaque année une quarantaine d'exposants venant de tout le sud de la France, parfois de l'étranger. Le marché de potiers de Roquettes fête sa 20e édition en 2015. Il se déroule traditionnellement au mois de Novembre.
  • Le Festival de Cultures du monde UNITERRE : lancé en 2015, il regroupe de nombreuses animations (expositions, concerts, conférences, ateliers...) autour d'une thématique culturelle focalisée sur une région du monde (l'Afrique Noire pour la première édition, en 2015). Le festival se déroule annuellement sur les mois de février, mars et avril.
  • Le Festival d'astronomie ASTR'ROQUETTES : lancé en 2012, cet évènement bi-annuel est destiné au grand public et tend à faire découvrir aux non connaisseurs les domaines scientifiques liés aux sciences de l'Univers, notamment par l'initiation à l'observation astronomique nocturne et diurne. L'ensemble des animations proposées dans le cadre du festival est accessible à tous ages et gratuit. Le festival a lieu généralement fin Septembre les années paires.
  • Médiathèque, centre socioculturel.

Activités sportives

Depuis trois décennies, roquettes accueille le Vélo Club Roquettois, créé par feu Alain Dauriac, président passionné et investi pour tous dans son village.

Roquettes possède un club de basketball: le BCR (Basket Club Roquettes), de football: le FCR (Foot Club Roquettes) et de rugby à XV : le Sporting Club, d'Aïkido, de cyclotourisme, de gymnastique, de judo, de musculation, de pétanque, de tennis[50].

Écologie et recyclage

La collecte et le traitement des déchets des ménages et des déchets assimilés ainsi que la protection et la mise en valeur de l'environnement se font dans le cadre de la communauté d'agglomération du Muretain[51].

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 1 842 ménages fiscaux[Note 11], regroupant 4 376 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 24 610 [I 6] (23 140  dans le département[I 7]). 62 % des ménages fiscaux sont imposés[Note 12] (55,3 % dans le département).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 8]5,8 %7,5 %6,8 %
Département[I 9]7,7 %9,6 %9,3 %
France entière[I 10]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 2 392 personnes, parmi lesquelles on compte 80,1 % d'actifs (73,3 % ayant un emploi et 6,8 % de chômeurs) et 19,9 % d'inactifs[Note 13],[I 8]. Depuis 2008, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et du département.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 11]. Elle compte 379 emplois en 2018, contre 447 en 2013 et 328 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 1 783, soit un indicateur de concentration d'emploi de 21,3 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 57,5 %[I 12].

Sur ces 1 783 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 185 travaillent dans la commune, soit 10 % des habitants[I 13]. Pour se rendre au travail, 87,6 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 3,1 % les transports en commun, 6,7 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 2,6 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 14].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

253 établissements[Note 14] sont implantés à Roquettes au . Le tableau ci-dessous en détaille le nombre par secteur d'activité et compare les ratios avec ceux du département[Note 15],[I 15].

Secteur d'activitéCommuneDépartement
Nombre%%
Ensemble253100 %(100 %)
Industrie manufacturière,
industries extractives et autres
93,6 %(5,7 %)
Construction3413,4 %(12 %)
Commerce de gros et de détail,
transports, hébergement et restauration
5923,3 %(25,9 %)
Information et communication83,2 %(4,1 %)
Activités financières et d'assurance52 %(3,8 %)
Activités immobilières83,2 %(4,2 %)
Activités spécialisées, scientifiques et techniques
et activités de services administratifs et de soutien
5120,2 %(19,8 %)
Administration publique, enseignement,
santé humaine et action sociale
4819 %(16,6 %)
Autres activités de services3112,3 %(7,9 %)

Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 23,3 % du nombre total d'établissements de la commune (59 sur les 253 entreprises implantées à Roquettes), contre 25,9 % au niveau départemental[I 16].

Entreprises et commerces

Les cinq entreprises ayant leur siège social sur le territoire communal qui génèrent le plus de chiffre d'affaires en 2020 sont[52] :

  • Societe Garage Bouscatel, entretien et réparation de véhicules automobiles légers (8 639 k€) ;
  • SARL Mendes Da Silva, autres travaux de finition (2 014 k€) ;
  • La Fabrique Du Chateau, boulangerie et boulangerie-pâtisserie (571 k€) ;
  • Fernandes Fils, travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment (311 k€) ;
  • R-Groupe Genie Climatique, travaux d'installation d'équipements thermiques et de climatisation (279 k€).

Agriculture

1988200020102020
Exploitations5211
SAU[Note 16] (ha)240806967

La commune est dans « les Vallées », une petite région agricole consacrée à la polyculture sur les plaines et terrasses alluviales qui s’étendent de part et d’autre des sillons marqués par la Garonne et l’Ariège[53]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 17] sur la commune est la culture de céréales et/ou d'oléoprotéagineuses[Carte 5]. Une seule exploitation agricole ayant son siège dans la commune est recensée lors du recensement agricole de 2020[Note 18] (cinq en 1988). La superficie agricole utilisée est de 67 ha[55],[Carte 6],[Carte 7].

Culture locale et patrimoine

Pour approfondir

Notes et références

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