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Rosalba Agresta

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Rosalba Agresta est une musicologue et pianiste d'origine italienne, spécialiste de la musique du XIXe siècle. Ancienne élève du Conservatoire Fausto-Torrefranca de Vibo Valentia, elle est diplômée de l'Université de Sienne et de l'École pratique des hautes études (EPHE).

Nom de naissance Rosalba Agresta
Nationalité Italienne
Pays de résidence France
Faits en bref Nom de naissance, Naissance ...
Rosalba Agresta
Nom de naissance Rosalba Agresta
Naissance Vibo Valentia, Calabre, Italie
Nationalité Italienne
Pays de résidence France
Profession
Musicologue, pianiste, chercheuse
Formation
Conservatoire Fausto-Torrefranca de Vibo Valentia
Université de Sienne
École pratique des hautes études
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Attachée de recherche au département de la Musique de la Bibliothèque nationale de France (BnF), elle est également membre de l'Institut de recherche en musicologie (IReMus) et chercheuse associée à l'Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM). Ses travaux portent notamment sur la réception des pianistes-virtuoses en Europe au XIXe siècle, la vie musicale en France et en Angleterre, la génétique musicale et l'histoire de l'enseignement de la musique. Elle dirige le projet REMDM (Répertoire des écritures musicales du département de la Musique), une initiative pionnière d'identification et de classement des manuscrits musicaux à l'aide d'outils informatiques de fouille de données.

Formation

Rosalba Agresta accomplit sa formation musicale initiale au Conservatoire Fausto-Torrefranca de Vibo Valentia, en Calabre[1],[2]. Elle poursuit ensuite des études supérieures à l'Université de Sienne, puis à l'École pratique des hautes études (EPHE), où elle obtient son doctorat en musicologie[1],[3]. Sa thèse de doctorat, soutenue en 2011 sous la direction de Catherine Massip, porte sur les Présences de Chopin en Angleterre (1833-1860) : la critique musicale, les concerts, les éditeurs[4],[1]. Ce travail approfondit les mécanismes de la réception musicale en Grande-Bretagne à travers l'analyse de la critique musicale, des pratiques de concert et du marché éditorial de l'époque.

Carrière de recherche

Postdoctorat et projet ANR HEMEF

À l'issue de son doctorat, Rosalba Agresta occupe un poste de chercheuse en postdoctorat dans le cadre du projet ANR HEMEF, consacré à l'histoire de l'enseignement public de la musique en France au XIXe siècle (1795-1914), qu'elle exerce de 2014 à 2017[1],[2]. Ce programme de l'Agence nationale de la recherche, centré sur le Conservatoire national de musique, vise à étudier le fonctionnement de cette institution et à le confronter à d'autres établissements musicaux contemporains[5]. Durant cette période, Agresta contribue à la préparation d'éditions critiques des premières méthodes du Conservatoire national et à la rédaction d'un guide des sources pour l'histoire de l'enseignement de la musique en France[2].

Poste à la Bibliothèque nationale de France

Rosalba Agresta rejoint ensuite le département de la Musique de la Bibliothèque nationale de France, où elle occupe le poste d'attachée de recherche et de chargée de collection[3],[6]. À la BnF, elle travaille au sein du site Richelieu de l'institution[3]. Elle est également membre de l'Institut de recherche en musicologie (IReMus, UMR 8223) au sein de l'équipe 1 consacrée aux patrimoines musicaux matériels et immatériels, et chercheuse associée à l'Institut des textes et manuscrits modernes (ITEM), rattaché à l'École normale supérieure, au sein de l'équipe Génétique et histoire des arts (groupe Musique)[3],[2].

Projet REMDM

L'un des projets les plus importants qu'elle dirige à la BnF est le REMDM (Répertoire des écritures musicales du département de la Musique), une initiative pionnière dont l'objectif est d'élaborer une base de données pour l'indexation et le classement rationnel des manuscrits musicaux conservés dans les collections de l'institution[7]. En s'appuyant sur les quelque 50 000 partitions manuscrites conservées au département de la Musique de la BnF, le projet vise la création d'un outil de fouille automatique des images, développé en collaboration avec les laboratoires informatiques L3i de La Rochelle Université et IRISA (CNRS)[6],[7]. L'objectif déclaré est de « pouvoir établir des correspondances entre les manuscrits, voire d'identifier les scripteurs de manuscrits aujourd'hui anonymes »[6]. Cette identification repose sur l'expertise des musicologues, qui repèrent la main d'un compositeur ou d'un copiste dans des détails graphiques tels que la forme des clés, l'inclinaison des hampes de notes ou la graphie de certaines lettres présentes dans les indications musicales[6]. Dans le cadre de ce projet, Agresta et ses collaborateurs ont procédé à la vérification du caractère autographe de plus de 1 900 manuscrits, révisant plus de 300 notices et déclassant au rang de copies 104 manuscrits qui avaient été initialement catalogués comme autographes[7]. En 2025, elle présente les avancées du projet REMDM dans le cadre du colloque international « Transmettre la musique hier et aujourd'hui : de la tablette d'argile à l'IA » à Metz[8].

Domaines de recherche

Les travaux de Rosalba Agresta s'inscrivent dans plusieurs champs de la musicologie. Ils associent une dimension philologique et génétique à une dimension sociologique du fait musical, en portant sur les pratiques de création, de réception et de transferts culturels[2],[9]. Ses recherches couvrent principalement :

  • la réception des pianistes-virtuoses en Europe au XIXe siècle, notamment Frédéric Chopin, Franz Liszt et Sigismond Thalberg[1],[9] ;
  • la vie musicale dans les salons parisiens et londoniens du XIXe siècle, en particulier les pratiques de sociabilité musicale[2],[9] ;
  • l'histoire de l'enseignement musical au Conservatoire national de musique à travers l'analyse des méthodes pédagogiques et du répertoire[1],[5] ;
  • la philologie musicale et la génétique musicale, notamment l'étude des manuscrits autographes de compositeurs du XIXe siècle[2],[7] ;
  • l'histoire de la critique musicale dans la presse anglaise et française[1].

Elle est membre de la Société française de musicologie (SFM) et de la Société des études romantiques et dix-neuviémistes (SERD)[3].

Publications

Ouvrages

La publication la plus récente de Rosalba Agresta est un ouvrage monographique consacré au pianiste Sigismond Thalberg, paru en 2024 aux éditions Hermann sous le titre Sigismund Thalberg : une « star » à l'âge romantique. Anatomies d'une célébrité[10],[11]. Cet ouvrage de 364 pages interroge les raisons du succès foudroyant de Thalberg, considéré par certains de ses contemporains comme supérieur à Liszt, et les mécanismes de son effacement de la mémoire musicale collective, en recourant à des approches musicologiques, historiques, sociologiques et médiatiques[12],[13].

En 2021, Agresta cosigne avec Mathias Auclair l'édition du fac-similé du manuscrit autographe des Douze variations pour piano en ré majeur de Richard Strauss, conservé à la BnF, publié aux BnF Éditions[1],[14]. Ce manuscrit, acquis par la BnF lors de la dispersion de la collection d'André Meyer en 1979, constitue le seul des huit autographes de Strauss conservés dans l'institution à avoir été directement acquis par celle-ci[14].

Tableau synoptique des principales publications

Davantage d’informations Année, Titre ...
AnnéeTitreTypeÉditeur / RevueRéférences
2024Sigismund Thalberg : une « star » à l'âge romantique. Anatomies d'une célébritéMonographieHermann, Paris[10],[11]
2023« Sociabilités parisiennes : Berlioz et les salons de son temps (1830-1848) »Chapitre d'ouvrageBerlioz et Paris (1803-2019), dir. C. Reynaud, Actes Sud/Palazzetto Bru Zane[1]
2022« Weighting Sliding Tiles For Writer Identification in Handwritten Musical Scores » (avec V. Beltrán, M. Coustaty et A. Doucet)Article de conférence2022 IEEE International Conference on Systems, Man, and Cybernetics (SMC) – Proceedings, IEEE[1]
2021Richard Strauss, 12 Variations pour piano ; fac-similé du manuscrit autographe (éd. avec M. Auclair)Édition de fac-similéBnF Éditions, Paris[14],[1]
2021« REMDM : un projet novateur de base de données pour l'indexation des autographes musicaux »Article de blog scientifiqueREMDM – Hypothèses[7]
2020« Les autographes de Nicolas-Jean Le Froid de Méreaux »Article de blog scientifiqueREMDM – Hypothèses[3]
2020« L'opéra français à Londres »Chapitre d'ouvrageHistoire de l'opéra français, dir. H. Lacombe, Fayard[2]
2019« Le salon musical de la famille Rothschild : autour du legs de Charlotte de Rothschild à la bibliothèque du Conservatoire »Chapitre d'ouvrageDe la sphère privée à la sphère publique, INHA[2]
2019« A Treatise upon Modern Instrumentation and Orchestration : le Traité de Berlioz en Angleterre »Chapitre d'ouvrageBerlioz, poète et théoricien de l'orchestre, Champion[2]
2018« Ballade pour piano n° 2. Frédéric Chopin »Chapitre d'ouvrageTrésors de la musique classique, BnF Éditions[2]
2018« Salve Polonia. Franz Liszt »Chapitre d'ouvrageTrésors de la musique classique, BnF Éditions[2]
2017« The reception of Chopin in British Writings on Music (1914–1939) »Chapitre d'ouvrageChopin and his Critics (1918-1939), Fryderyk Chopin Institute, Varsovie[2]
2017« Entre compositeur et compositeur de salon : la "canonisation" de Chopin en Angleterre (1848-1914) »Chapitre d'ouvrageHAL Science ouverte[3]
2015« La réception des Concertos de Chopin en France »Chapitre d'ouvrageLe concerto pour piano français à l'épreuve des modernités, Actes Sud/Palazzetto Bru Zane[2]
2015« Victor Schoelcher, collectionneur et musicographe »Chapitre d'ouvrageCollectionner la musique : érudits collectionneurs, Brepols, Turnhout[2]
2012« La réception de Liszt dans la presse musicale parisienne (1835-1847) »Chapitre d'ouvrageLiszt et la France, Vrin, Paris[2]
2011« Chopin in Music Criticism in Nineteenth-Century England »Chapitre d'ouvrageChopin and his Critics : An Anthology, Fryderyk Chopin Institute, Varsovie[2]
2010« Chopin en Angleterre »Article de revueRevue de la Bibliothèque nationale de France, n° 34, p. 40-45[2],[15]
2010« Les concerts de Paganini à Paris (1831) »Chapitre d'ouvrageNicolò Paganini Diabolus in Musica, Brepols, Turnhout[2]
2008« Aspects de la réception de Chopin en Angleterre : la presse londonienne 1840-1849 »Chapitre d'ouvrageChopin's Musical Worlds : the 1840s, Fryderyk Chopin Institute, Varsovie[2]
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Participations à des ouvrages collectifs et projets éditoriaux en cours

Plusieurs projets éditoriaux auxquels Rosalba Agresta participe sont en cours de publication. Elle co-dirige avec Cécile Reynaud le volume Les premières méthodes du Conservatoire national : pédagogie et transmission du répertoire musical, à paraître aux éditions de l'IReMus[1],[2]. Elle est également co-éditrice, avec Marie Duchêne-Thégarid, Catherine Massip et Cécile Reynaud, d'un Guide des sources pour l'histoire de l'enseignement de la musique en France (1795-1968), à paraître aux éditions de la Bibliothèque nationale de France[2]. Elle prépare par ailleurs une notice sur Sigismond Thalberg pour le Dictionnaire des écrits de compositeurs[1].

Activités scientifiques et organisation de la recherche

Rosalba Agresta participe activement à la vie scientifique de la communauté musicologique. Elle est membre du comité scientifique du colloque de l'ANR HEMEF intitulé « Enseignement de la musique et vie musicale en France et en Europe (1795-1914) »[1]. Elle intervient comme consultante et experte externe pour le projet « Creating the Neapolitan Canon. Music and Music Theory between Paris and Naples in the Early Nineteenth Century », financé par le Fonds national suisse de la recherche scientifique[1]. En 2023, elle organise la journée d'étude « La génétique musicale : enjeux, état des recherches et perspectives » à Paris, dans le cadre de l'ITEM[1]. Elle co-organise, avec Cécile Reynaud et Marie Thégarid, le colloque international de l'ANR HEMEF sur l'enseignement de la musique et la vie musicale[1].

En 2021, elle présente au séminaire de recherche AteCop (Les premiers ateliers français de copistes en musique, IReMus et Centre de musique baroque de Versailles) une communication consacrée au projet REMDM[16]. La même année, elle présente une communication sur Pauline Viardot lors du colloque « Pauline Viardot, la compositrice » à l'Opéra-Comique de Paris[1]. En 2022, elle présente au séminaire de l'ITEM une étude sur le travail compositionnel de Gaetano Donizetti à partir des manuscrits autographes conservés à la BnF, dont l'institution possède environ 250 documents[2]. En , elle intervient à la Maison de la Radio à Paris pour une présentation du manuscrit autographe de La Mer de Claude Debussy avant-concert[1].

Références

Voir aussi

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