Rosalba Bolognini
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Rosalba Bolognini est la fille du peintre baroque Giacomo Bolognini (it), qui lui apprend les rudiments de la peinture[1].
Elle se fait remarquer pour ses peintures de paysages, notamment des copies de tableaux des alentours de Bologne, tels que le Mont Paderno, ou le lieu-dit Gaibola avec son église (it)[2].
Ses tableaux intègrent parfois des figures réalisées par son père[3]. Par exemple, au XVIIIe siècle, Marcello Oretti suppose qu'un paysage « digne d'éloges », conservé dans un palais de la famille Pepoli, est le fruit d'une collaboration entre Rosalba et Giacomo Bolognini[2]. À son tour, en 1990, l'historien de l'art Angelo Mazza suggère la même chose par rapport au tableau Moïse sauvé des eaux, où il remarque deux mains différentes[4]. Le tableau Tobie et l'Ange, l'unique qui soit conservé de la production de Rosalba Bolognini, est également attribué aux deux artistes[5].
Oretti signale aussi d'autres tableaux de l'artiste chez des particuliers, tels que le Christ avec deux disciples sur le chemin d'Emmaüs ou La Samaritaine au puits, aujourd'hui perdus. Son portrait en demi-figure, en train de peindre une Madone, réalisé par un peintre véronais, est également perdu[2],[1].
L'époux de Rosalba Bolognini[1], le médecin, philosophe, lecteur de logique, de chirurgie, d'anatomie et de médecine théorique bolonais Lodovico Laurenti (1656-1704), fasciné par les arts et les artistes, est l'auteur d'un écrit sur les peintres bolonais (Vite de moderni bolognesi pittori)[6]. Accusé par le Saint-Office « d'idées rebelles et de maximes dangereuses », il est décapité en prison le 5 décembre 1704, sans sacrements[7]. Les sources ne nous apprennent pas quel est l'impact de cette affaire sur la vie et la carrière de Rosalba Bolognini.
Elle meurt le [8] et elle est inhumée dans l'église Blaise-de-Sébaste, à Bologne[3] ; mais l'âge auquel elle meurt est incertain : 52 ans pour certains, 55 ans pour d'autres[1],[9].
Références
- 1 2 3 4 Biancani s.d.
- 1 2 3 Oretti s.d., p. 272
- 1 2 Oretti s.d., p. 273
- ↑ (it) Angelo Mazza, « Giacomo Bolognini, pittore e accademico clementino », Accademia Clementina. Atti e memorie, no 27, , p. 43-59, tavv. 41-57 cité dans (it) O. Orsi, « Mosè salvato dalle acque dipinto », sur Catalogo generale dei Beni Culturali, Ministero della Cultura, (consulté le ) (fiche complète)
- ↑ Mazza 1990, p. tav. 57 cité dans Biancani s.d.
- ↑ (it) Adriana Arfelli, « Manoscritti artistici inediti di Lodovico Laurenti », L'Archiginnasio. Bollettino della Biblioteca comunale di Bologna, no 8, années LIII-LIV, 1958-1959, p. 187-193 (lire en ligne, consulté le )
- ↑ « Selon D. M. Galeati, Laurenti fut accusé, avec le Dr Francesco Veratti, d'avoir ensorcelé l'eau bénite des fonts baptismaux de certaines églises de manière à provoquer, à ceux qui, les suivant, touchaient leur front avec l'eau, une migraine très violente qui ne disparut qu'en utilisant un médicament que les deux médecins préparaient et vendaient secrètement. Veratti fut acquitté, Laurenti, sur qui pesaient probablement d'autres accusations et soupçons, fut condamné à mort. » Voir Arfelli 1958-1959, p. 188-189
- ↑ Bohn 2021, p. 221.
- ↑ (en) Babette Bohn (dir.), Raffaella Morselli (dir.) et al., Reframing Seventeenth-Century Bolognese Art : Archival Discoveries, Amsterdam, Amsterdam University Press, (ISBN 978-94-6298-633-6, lire en ligne), p. 20
Annexes
Bibliographie
: document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.
- (en) Babette Bohn, Women artists, their patrons, and their publics in early modern Bologna, The Pennsylvania State University Press, (ISBN 978-0-271-08696-5), p. 221.

- (it) Marcello Oretti, Notizie de' professori del disegno cioè pittori, scultori e architetti bolognesi e forestieri di sua scuola : Rosalba Bolognini, vol. B.130, s.d. (entre 1760 et 1780) (lire en ligne [archive]), p. 272-273.
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Liens externes
- (it) Stefania Biancani, Centro di documentazione sulla storia delle donne artiste, « Rosalba Bolognini », sur www.cittametropolitana.bo.it, s.d. (consulté le ).
