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Rosalie (film, 2023)

film réalisé par Stéphanie Di Giusto From Wikipedia, the free encyclopedia

Rosalie est un film franco-belge réalisé par Stéphanie Di Giusto et sorti en 2023. Il s'inspire de la vie de Clémentine Delait, célèbre femme à barbe française du début du XXe siècle[1],[2].

Scénario Stéphanie Di Giusto
Sandrine Le Coustumer
Musique Hania Rani
Faits en bref Réalisation, Scénario ...
Rosalie
Réalisation Stéphanie Di Giusto
Scénario Stéphanie Di Giusto
Sandrine Le Coustumer
Musique Hania Rani
Acteurs principaux Benoît Magimel
Nadia Tereszkiewicz
Gustave Kervern
Sociétés de production Trésor Films
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de la Belgique Belgique
Genre drame
Durée 115 minutes
Sortie 2023

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.

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Il est présenté dans la catégorie « Un certain regard » du festival de Cannes 2023, en compétition pour la Queer Palm[3].

Synopsis

En 1870, Rosalie (Nadia Tereszkiewicz) cache un secret, elle est une femme à barbe. Pour ne pas être rejetée, elle se rase tous les jours le visage. Abel Deluc (Benoît Magimel), propriétaire d'un café et endetté, l'épouse pour sa dot sans connaître son secret. Quand Abel découvre la pilosité de sa femme, qui s'étend à tout son corps, il la rejette alors que Rosalie ne demande qu'à l'aimer et à être aimée. Bientôt, pour attirer les clients dans le café, elle décide de se laisser pousser la barbe. Le succès est au rendez-vous mais aussi l'animosité de certains villageois, le tout sous le contrôle de Barcelin (Benjamin Biolay), l'homme le plus riche du village. Peu à peu Rosalie parvient à se faire accepter par Abel.

Fiche technique

Icône signalant une information Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par le générique de fin de l'œuvre audiovisuelle présentée ici, ainsi que par la base de données cinématographiques Unifrance, présente dans la section « Liens externes ».

Distribution

Production

Développement et attribution des rôles

Le scénario est très librement inspiré de la femme à barbe vosgienne Clémentine Delait[4].

En mai et , la production Trésor Films recherche des figurants pour le tournage de son prochain film, intitulé La Rosalie, de Stéphanie Di Giusto, avec Nadia Tereszkiewicz et Benoît Magimel, prévu en Bretagne entre octobre et novembre[5],[6]. Le film est coproduit par France 3 Cinéma et Artémis Productions (Belgique)[7]. En ce même mois, La production Trésor Films confie le mandat de l'exploitation en salle et ventes à Gaumont[8].

Tournage

Le tournage commence le en Bretagne[7], précisément aux Forges des Salles (Kreiz Breizh)  qu'a découvertes la réalisatrice grâce à l’émission Des racines et des ailes, « alors qu'elle cherchait un endroit dans les Vosges (le théâtre du peuple à Bussang), elle s’est finalement écriée : c’est là où se passe tout mon scénario, raconte Emmanuelle du Pontavice, propriétaire de l'ancien village » [9],[10], à la Chapelle Saint-Gildas de Bieuzy, où a lieu le mariage, à Duault (Côtes-d'Armor) pour le manoir de Rosviliou transformé en orphelinat[11] et à Concarneau (Finistère) pour le château de Kériolet au profit de la salle des gardes, d'où la scène du banquet ayant réuni une cinquantaine de figurants bretons[12],[13]. Le tournage s'achève au début de décembre la même année[7].

Musique

La musique du film est composée par Hania Rani[14].

Accueil

Festival et sorties

Le , Rosalie fait partie de la liste des films en compétition pour la Queer Palm du festival de Cannes parce qu'« être « queer », selon moi, c'est résister à la conformité et s'exempter des courants dominants. », précise la jurée Isabel Sandoval[15], et « pour moi, la définition de « queer », c’est tout ce qui sort de la norme, tout ce qui casse les codes de genre et tout ce qui remet en cause le patriarcat », ajoute Franck Finance-Madureira  journaliste et créateur de La Queer Palm[16]. Le film y est projeté le au théâtre Claude Debussy[2].

Gaumont annonce la sortie du film, le , dans les salles françaises[17].

Critiques de presse

France Info trouve le film délicat et poignant dans son exploration de « la pluralité des réactions face à la différence » et apprécie en particulier la performance de Tereszkiewicz et Magimel dans les rôles principaux[18]. Les Inrocks apprécie un film « académique mais à la vision féministe singulière »[19]. Libération estime que le scénario se situe « entre téléfilm d'époque et conte » et trouve le résultat « un peu pataud »[20]. Le journal catholique La Croix apprécie la « grande beauté formelle » du film et le jeu « sensible » de l'actrice principale[21]. Télérama publie deux avis : lors de l'avant-première au festival de Cannes, Cécile Mury voit dans Rosalie une « héroïne (un peu) trop moderne dans un film convenu » où l'évolution du personnage lui paraît « démonstrative et artificielle », mais elle apprécie plusieurs scènes réussies et l'interprétation des acteurs [22] ; à la sortie du film, Frédéric Strauss voit dans Rosalie « une chronique historique soignée, parfois un peu trop attachée à mettre en valeur les mentalités de l'époque »[23].

Le magazine LGBT Têtu estime que le film « vise juste dans son approche de la différence et de la pression extérieure » et salue la performance de l'actrice principale, mais déplore « un scénario quelque peu scolaire et des précipitations dans le dernier acte »[24]. Le site Komitid regrette « un récit engageant grâce aux avantages qu’offrent ses gros moyens mais qui ne rend jamais honneur à la transgression du personnage qu’il met en scène »[25].

Critiques par une association de personnes intersexes

Le Collectif intersexe activiste, publie un communiqué de presse déplorant les choix de production et d'écriture opérés par le film. L'association regrette, d'une part, que l'équipe de production n'ait pas fait de travail de documentation, ni auprès de personnes intersexes, ni auprès d'historiennes spécialistes du sujet, et, d'autre part, que le scénario réinvente en grande partie la vie de Clémentine Delait en fonction d'un « un regard objectifiant et anachronique », par exemple en ajoutant de nombreuses violences, en montrant que l'on refuse à Clémentine Delait d'adopter un enfant alors que cela a été accepté, en faisant mourir le personnage beaucoup plus tôt que dans la réalité historique ou encore en incluant une scène d'examen gynécologique que l'association estime peu réaliste pour l'époque représentée. Le principal reproche fait au scénario est d'« ignorer les réalités historiques pour tenir un discours simpliste et faux : il est impossible d’être heureuse en étant une femme portant la barbe », préjugé qui a « justifié la mise en place systématique des violences médicales sur les personnes intersexes au milieu du XXe siècle »[26].

Box office

Pour sa première semaine, il cumule 40 693 entrées dans 347 salles[27].

Distinctions

Récompense

Nomination et sélection

Notes et références

Voir aussi

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