Rosalie Duthé
courtisane française
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Rosalie Duthé, née Catherine Rosalie Gérard, le à Versailles et morte le à Paris, est danseuse de l'Opéra de Paris puis courtisane de la fin du XVIIIe siècle.
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Biographie
Jeune fille, elle a été reçue par les demoiselles de Verrières, courtisanes du temps de Louis XV[Note 1]. Elle y rencontre des personnages de qualité : Mlle Duthé se fera plus tard apprécier par la fine fleur du Gotha et par les « matadors de la finance », notamment Hocquart de Montfermeil. Grâce à lui, elle a bientôt son hôtel particulier, à l'angle des rues de la Chaussée d'Antin et Saint-Lazare.
Sa réputation devint européenne et plusieurs têtes couronnées, Christian VII de Danemark, le duc de Chartres ou le comte d'Artois, se flattent d'avoir fait sa conquête.
Son plus grand admirateur et ami est le banquier Jean-Frédéric Perregaux. Selon une légende, il se serait donné la mort dans son château de Chilly-Mazarin devant son portrait peint en 1792 par Danloux.
Elle mourut riche et âgée, après avoir connu l'Ancien Régime, la Révolution française, la Terreur et le Premier Empire.
Elle fut, en quelque sorte, l'ancêtre des courtisanes de la Belle Époque : Liane de Pougy, Cléo de Mérode ou Caroline Otero.[réf. nécessaire]
Joanna Pitman dans son livre Les Blondes, une drôle d'histoire : d'Aphrodite à Madonna la considère comme une des premières blondes notoirement idiote. Elle se base sur Les Curiosités de la foire. Cette pièce de 1775 caricaturait sa bêtise[1]. Son ascension sociale et sa réussite financière semble incompatible avec cette interprétation[réf. nécessaire].
Modèle des peintres

Mlle Duthé est vite sollicitée pour poser. Les portraits fameux de Mlle Duthé sont le grand portrait en pied par François-Hubert Drouais[Note 2], et ceux de Périn-Salbreux, plus connu comme miniaturiste
Il laisse au moins cinq portraits d'elle. L'un, en main privée, la représente nue, à la sortie de son bain, et était destiné à la salle de bains du comte d'Artois à Bagatelle. Un autre, encore plus suggestif, la représente allongée nue sur son lit, les cheveux défaits, et est aujourd'hui conservé au musée de Reims. Le principal de cette série, est un grand portrait en pied cité dans les Mémoires secrets de Bachaumont. Une copie avec variantes est aujourd'hui conservée à Reims. Au musée de Tours, se trouve son portrait en buste, en médaillon ovale.
Mme Vigée-Lebrun n'a jamais peint Rosalie Duthé, le portrait présenté comme tel est une mauvaise copie du portrait de Mme Thilorier.
D'autres artistes ont fixé ses traits : Fragonard ou Lemoine, les sculpteurs Defernex et Houdon ; leurs œuvres sont connues seulement par des copies réalisées au XIXe siècle.
Sous la Révolution française, le portraitiste Danloux fut le peintre préféré de Mlle Duthé. L'artiste a consigné les aspects pittoresques de leurs séances de pose dans son journal.
Plus âgée, Mlle Duthé a continué d'inspirer les peintres : Prud'hon a réalisé son portrait en buste face à sa coiffeuse, la main posée sur sa cassette de bijoux. Cette œuvre est perdue, et connue grâce à la gravure qui en a été tirée.
