Rosario Castellanos
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| Ambassadrice du Mexique en Israël (d) | |
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| Naissance | |
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| Décès | |
| Sépulture |
Panteón de Dolores (en) |
| Nationalité | |
| Formation | |
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| Conjoint |
Ricardo Guerra Tejada (en) |
| A travaillé pour |
Université nationale autonome du Mexique Universidad Nacional Rosario Castellanos (d) |
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| Distinctions |
Prix Xavier-Villaurrutia () Legión del Libro Prize (d) |
Rosario Castellanos est une diplomate, romancière, poétesse et essayiste mexicaine née le à Mexico et morte le à Tel Aviv.
Elle passe son enfance à Comitán, dans le Chiapas. Elle est directement témoin des conditions de vie et de travail des Mayas contemporains.
Ses parents, des propriétaires terriens, doivent s'installer à Mexico lors des réformes de Lázaro Cárdenas lorsque Rosario Castellanos a seize ans.
Après une maîtrise de philosophie à l'Université nationale autonome du Mexique (UNAM), elle part étudier l'esthétique à l'université centrale de Madrid grâce à une bourse de l'Institut de culture hispanique[1].
Elle soutient en 1950 une thèse sur la culture féminine. Elle bénéficie aussi d'une bourse Rockefeller au Centre mexicain des écrivains, de 1954 à 1955.
Elle commence à travailler au poste d'animatrice culturelle à l'Institut des sciences et des arts de Tuxtla Gutiérrez, puis elle devient directrice du Théâtre guignol au Centre coordinateur tzeltal-tzotzil, à l'Institut national indigéniste à San Cristóbal de las Casas. Elle reçoitt le prix Chiapas en 1958 pour Balún Canán, roman autobiographique narrant l'enfance d'une petite fille. Elle travaille ensuite comme directrice générale d'Information et de Presse de l'UNAM (1960-1966). Le prix Xavier-Villaurrutia lui est attribué pour Ciudad real en 1961.
Elle enseigne de 1962 à 1971 à la Faculté de philosophie et de lettres de la même université. En 1962, son roman Oficio de tinieblas reçoit le prix Sor Juana Inés de la Cruz. Se déroulant à San Juan Chamula, il s'inspire d'un mouvement de rébellion d'Indigènes du Chiapas à la fin du XIXe siècle[2]. Elle est nommée ambassadrice du Mexique en Israël de 1971 à 1974.
Postérité
En tant qu'intellectuelle, elle permet aux femmes de s'affirmer dans la société mexicaine[3].
Ses derniers livres témoignent de son féminisme[4].
Elle est également une historienne spécialisée dans le cas des Indigènes et la dénonciation de leur statut inégalitaire[5], avec l'Armée zapatiste de libération nationale à partir des années 1990[1].
Hommages

- Son nom est donné à l'Universidad Nacional Rosario Castellanos en 2019, ainsi qu'au Museo Rosario Castellanos de Comitán de Domínguez, au Chiapas[6].