Rose Després
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Rose Després, née le 7 avril 1950 à Cocagne (Nouveau-Brunswick, Canada), est une poétesse, musicienne, interprète, comédienne et traductrice acadienne[1]. Elle est une figure importante de la littérature acadienne contemporaine[2] et a contribué activement[3] au développement de ses institutions culturelles[4].
Rose Després naît dans une famille de dix enfants dans le sud-est du Nouveau-Brunswick. Elle grandit dans un milieu où les pratiques artistiques et culturelles occupent une place importante, ce qui influence son intérêt précoce pour la musique, le conte, le théâtre, la danse et les arts en général[5].
Elle obtient un baccalauréat en lettres de l’Université de Moncton en 1973. Elle mène par la suite une carrière polyvalente, œuvrant à la fois dans les domaines des arts, de l’enseignement et de la traduction. Elle s’intéresse particulièrement aux langues et à leur circulation entre les cultures[6].
Très engagée dans le milieu culturel acadien, elle participe à la fondation des Éditions Perce-Neige dans les années 1980. Elle est également la première présidente de l’Association des écrivains acadiens (AEA) en 1984-1985. En 2004, elle fonde la revue littéraire Ancrages[7], consacrée à la création littéraire acadienne[8].
En 2001, elle fait partie de la délégation d’artistes accompagnant la gouverneure générale du Canada, Adrienne Clarkson, lors d’un voyage officiel en Allemagne.
Entre 2010 et 2012, elle entreprend des études en traduction afin d’obtenir une reconnaissance comme traductrice littéraire[9]. Elle traduit notamment Killdeer du poète ontarien Phil Hall, publié en français sous le titre Le pluvier kildir (2015), ainsi que Riverwoman de la poète métisse manitobaine Katherena Vermette, publié sous le titre Femme rivière[10].
Œuvre
Rose Després publie ses premiers recueils aux Éditions Perce-Neige, à Moncton, dont Fièvre de nos mains (1982)[11], Requiem en saule pleureur (1986), Gymnastique pour un soir d’anguilles (1996) et La vie prodigieuse (2000). Ce dernier ouvrage lui vaut le Prix Antonine-Maillet–Acadie Vie.
Elle poursuit ensuite son œuvre aux Éditions Prise de parole, à Sudbury, avec Si longtemps déjà (2009), qui reçoit un Prix Éloizes, Vraisemblable (2014), et Séjour à Belle-Côte (2021), qui lui vaut un second Prix Antonine-Maillet–Acadie Vie en 2022.
Sa poésie[12] se caractérise par une réflexion sur le langage, le corps et la quête de sens[13]. Elle explore les liens entre expérience intime et expression poétique, dans une écriture à la fois dense et évocatrice[14].
Engagement culturel
En plus de son œuvre littéraire, Rose Després joue un rôle actif[15] dans la structuration[16] du milieu littéraire acadien[17]. Son implication dans la fondation d’organismes, de maisons d’édition et de revues contribue à la reconnaissance[18] et à la diffusion de la littérature acadienne[19] au Canada et à l’international[20].