Rosemonde Sanson
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(à 86 ans) |
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| Dir. de thèse |
Rosemonde Sanson est une historienne française du politique, née le 13 juin 1937 à Mantes-la-Jolie, décédée le 5 mai 2024 à Férolles-Attilly, spécialiste de l’idée de « centre » en politique et de l’Alliance démocratique.
Elle est maître de conférences honoraire à l’université Paris-1 Panthéon-Sorbonne, ainsi que membre du Centre de recherche en histoire du XIXe siècle et du conseil d’administration du Comité d'histoire parlementaire et politique.
Agrégée d’histoire-géographie (1963)[1], Rosemonde Sanson a soutenu une thèse de 3e cycle à Paris 4 en histoire, en 1971, portant sur « La célébration de la Fête nationale sous la Troisième République (1880-1914) », sous la direction de Louis Girard[2].
Elle fut la première[réf. souhaitée] en France à traiter des 14 juillet postérieurs de la période révolutionnaire. Elle constate une grande répétitivité formelle de cette fête et souligne « l’enthousiasme » du peuple devant les défilés des troupes (militaires à Paris ou de simples pompiers en Province). En s’interrogeant sur le sens concret de ce sentiment, elle l’attribue davantage à l’ardeur patriotique et à la liturgie qu’au simple fait d’assister à un « spectacle ».
Rosemonde Sanson a ensuite consacré sa thèse de doctorat d’État, soutenue en 2000 sous la direction de Jean-Marie Mayeur[3], résultat d’une vingtaine d’années de travail, à la notion de « centre » sur l’échiquier politique à travers le prisme de l’Alliance démocratique ou du Parti radical-socialiste. Elle y étudie les origines de l’Alliance démocratique, parti centriste et laïque, né lors de la scission au sein des progressistes à la suite de l’affaire Dreyfus, et s’intéresse surtout aux élites du parti et à l’évolution de sa ligne politique. Au-delà du cas de l’Alliance démocratique, elle prend part dans le débat historiographique sur la notion de centrisme dans la vie politique française.
