En 2012, Ross Spano est élu à la Chambre des représentants de Floride, dans le 59edistrict[3]. Il est élu avec moins de deux points de pourcentage d'avance sur son adversaire démocrate Gail Gottlieb[1]. Il est réélu plus facilement en 2014 (16 points) et 2016 (9 points)[4]. Durant ses mandats, il est notamment connu pour son soutien au droit de porter des armes[3].
En 2018, il se présente à la Chambre des représentants des États-Unis dans le 15edistrict congressionnel de Floride, qui s'étend de Clermont à la banlieue de Tampa en passant par Lakeland[5]. Il entend succéder à Dennis Ross, le républicain sortant qui n'est pas candidat à un nouveau mandat. Spano remporte la primaire républicaine avec 44% des suffrages, devant quatre autres candidats[6]. Dans une circonscription historiquement conservatrice, qui a donné 10 points d'avance à Donald Trump en 2016, il se retrouve dans une élection plus serrée que prévu face à l'avocate démocrate Kristen Carlson[3]. Il est finalement élu représentant des États-Unis avec environ 53% des suffrages[7].
Peu après son élection, Spano admet avoir déposé 180 000 dollars de dons d'amis sur son compte de campagne, sous son nom propre, pour échapper à la réglementation concernant le financement des campagnes électorales. Il fait alors l'objet d'une enquête du département de la Justice et de la commission électorale fédérale. Spano est alors considéré en difficulté à l'approche des élections de 2020[5],[8]. En vue de la primaire républicaine, un sondage le donne au coude-à-coude avec le conseiller municipal de Lakeland Scott Franklin[8], qui estime que Spano pourrait perdre le siège au profit des démocrates[9]. Ross Spano est finalement battu par Franklin, qui rassemble 51% des voix (contre 49% pour le sortant)[9].