Rouilly-Saint-Loup
commune française du département de l'Aube
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Rouilly-Saint-Loup est une commune française, située dans le département de l'Aube en région Grand Est.
| Rouilly-Saint-Loup | |
Mairie de Rouilly-Saint-Loup. | |
Blason |
|
| Administration | |
|---|---|
| Pays | |
| Région | Grand Est |
| Département | Aube |
| Arrondissement | Troyes |
| Intercommunalité | Troyes Champagne Métropole |
| Maire Mandat |
Sylvain Roger 2026-2032 |
| Code postal | 10800 |
| Code commune | 10329 |
| Démographie | |
| Gentilé | Lupiruliens, Lupiruliennes |
| Population municipale |
541 hab. (2023 |
| Densité | 48 hab./km2 |
| Géographie | |
| Coordonnées | 48° 15′ 48″ nord, 4° 09′ 04″ est |
| Superficie | 11,26 km2 |
| Type | Commune rurale à habitat dispersé |
| Unité urbaine | Hors unité urbaine |
| Aire d'attraction | Troyes (commune de la couronne) |
| Élections | |
| Départementales | Canton de Vendeuvre-sur-Barse |
| Législatives | Deuxième circonscription |
| Localisation | |
| Liens | |
| Site web | www.rouilly-saint-loup.fr |
| modifier |
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Géographie
Localisation
Les communes limitrophes sont Bréviandes, Montaulin, Ruvigny, Saint-Julien-les-Villas, Saint-Parres-aux-Tertres et Verrières.
Topographie
Rouilly dérive du gentilice Rullius[1].
Pour différencier les écarts sont apparus les Petit-Rouilly qui donnait Rouillerot, l'adjonction de Saint-Loup marquant l'attachement à l'abbaye éponyme.
Hydrographie
La commune est dans la région hydrographique « la Seine de sa source au confluent de l'Oise (exclu) » au sein du bassin Seine-Normandie. Elle est drainée par la Barse, le canal de Saint Julien, la Rance, le Rigoulot, un bras de la Barse, le canal 01 du Champ Brûlé, le cours d'eau 01 des Anglées et divers autres petits cours d'eau[2],[Carte 1].
La Barse, d'une longueur de 50 km, prend sa source dans la commune de Puits-et-Nuisement et se jette dans la Seine à La Chapelle-Saint-Luc, après avoir traversé 17 communes[3].

Deux plans d'eau complètent le réseau hydrographique : Champ de la Chapelle (2,1 ha) et les Mazées (1,2 ha)[Carte 1],[4].
Climat
Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat océanique dégradé des plaines du Centre et du Nord, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[5]. En 2020, le climat prédominant est classé Cfb, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été frais sans saison sèche[6]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[7] et est dans la région climatique Lorraine, plateau de Langres, Morvan, caractérisée par un hiver rude (1,5 °C), des vents modérés et des brouillards fréquents en automne et hiver[8]. Elle est en outre dans la zone H1b au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[9],[10].
Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,6 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 4,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 708 mm, avec 12 jours de précipitations en janvier et 8,1 jours en juillet[5]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Barberey-Saint-Sulpice à 12 km à vol d'oiseau[11], est de 11,3 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 644,6 mm[12],[13]. La température maximale relevée sur cette station est de 41,8 °C, atteinte le ; la température minimale est de −23 °C, atteinte le [Note 3].
Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[14], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.
Urbanisme
Typologie
Au , Rouilly-Saint-Loup est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[15]. Elle est située hors unité urbaine[16]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Troyes, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[16]. Cette aire, qui regroupe 209 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[17],[18].
Occupation des sols
L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (73,4 % en 2018), en diminution par rapport à 1990 (74,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (60,8 %), forêts (17,5 %), zones agricoles hétérogènes (8 %), zones urbanisées (6,8 %), prairies (4,6 %), eaux continentales[Note 5] (2,2 %)[19]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Histoire
Des traces d'habitation gauloise furent attestées par la découverte d'une tombe qui fut découverte et détruite par la construction du pont de chemin de fer en 1853, des cercueils romains et médailles au lieu-dit Pré-Guerrier.
Les premiers seigneurs étaient les comtes de Troyes qui firent des donations à l'abbaye de Saint-Loup pour une grange et une autre dite la Bretonnière, l'abbaye de Montier-la-Celle pour une maison et 128 arpents de terre et au chapitre de Saint-Étienne. La commanderie de Troyes avait aussi des possessions à Rouilly.
En l'an III furent réunies plusieurs communautés en celle de Rouilly.
Politique et administration
C'est une commune qui dépendait en 1789 de l'intendance de la généralité de Châlons, de l'élection de Troyes, du bailliage ducal d'Aumont..
Administration municipale
Élections de 2026
Depuis la loi du 21 mai 2025, le conseil municipal de Rouilly-Saint-Loup, commune de moins de 1 000 habitants, est élu au scrutin de liste proportionnel à deux tours avec prime majoritaire, comme l'ensemble des autres communes[20]. Le nombre d'habitants au recensement de 2023[Note 6] étant compris entre 500 et 1 499, le nombre de sièges de conseillers municipaux à pourvoir lors de l'élection de 2026 est de 15[21].
Une seule liste, menée par Sylvain Roger, est déposée lors du premier tour qui a lieu le . Les 15 conseillers municipaux sont ainsi élus dès le premier tour. Le taux de participation est de 63,47 %[22],[23]. Sylvain Roger est élu maire le , lors de la séance d'installation du conseil municipal[24],[Note 7].
Liste des maires
Démographie
L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[27]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[28].
En 2023, la commune comptait 541 habitants[Note 8], en évolution de +4,64 % par rapport à 2017 (Aube : +0,14 %, France hors Mayotte : +2,36 %).
Lieux et monuments
- Église Saint-Donat de Rouilly-Saint-Loup.
Personnalités liées à la commune

- Pierre-François Damoiseau, 65 ans, ancien maire de Rouilly Saint-Loup, guillotiné par Anatole Deibler (dont c'est la première exécution en qualité d'exécuteur en chef des arrêts criminels de France), place de la Tour en la ville de Troyes, le samedi à 7 h 25, pour avoir tué son gendre Cordier et tenté d'abattre sa propre fille Hélène pour une affaire d'argent le .
- Pierre Amandry (1912-2006), helléniste français, y est inhumé.
Héraldique
Les armes de la ville se blasonnent ainsi : D’azur à la bande d’argent côtoyée de deux doubles cotices potencées et contre-potencées d’or, au chef ondé de sinople, à la crosse d'or brochant sur le tout. |

