Roumens

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Roumens
Roumens
Vue générale.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Occitanie
Département Haute-Garonne
Arrondissement Toulouse
Intercommunalité Communauté de communes Aux sources du Canal du Midi
Maire
Mandat
Philippe Lasman
2026-2032
Code postal 31540
Code commune 31463
Démographie
Gentilé Roumensois, Roumensoises
Population
municipale
250 hab. (2023 en évolution de +3,31 % par rapport à 2017)
Densité 70 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 27′ 53″ nord, 1° 55′ 45″ est
Altitude Min. 193 m
Max. 273 m
Superficie 3,57 km2
Type Commune rurale à habitat dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Toulouse
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Revel
Législatives Dixième circonscription
Localisation
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Roumens
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Roumens
Liens
Site web http://www.mairie-roumens.fr/

Roumens est une commune française située dans le nord-est du département de la Haute-Garonne en région Occitanie.

Sur le plan historique et culturel, la commune est dans le Lauragais, l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc ». Exposée à un climat océanique altéré, elle est drainée par le Laudot et par divers autres petits cours d'eau. La commune possède un patrimoine naturel remarquable composé d'une zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique.

Roumens est une commune rurale qui compte 250 habitants en 2023, après avoir connu une forte hausse de la population depuis 1975. Elle fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse. Ses habitants sont appelés les Roumensois ou Roumensoises.

Localisation

La commune de Roumens se trouve dans le département de la Haute-Garonne, en région Occitanie[I 1].

Elle se situe à 42 km à vol d'oiseau de Toulouse[1], préfecture du département, et à km de Revel[2], bureau centralisateur du canton de Revel dont dépend la commune depuis 2015 pour les élections départementales[I 1]. La commune fait en outre partie du bassin de vie de Revel[I 1].

Les communes les plus proches[Note 1] sont[3] : Montégut-Lauragais (1,7 km), Nogaret (3,2 km), Saint-Félix-Lauragais (3,7 km), Saint-Julia (3,8 km), Montgey (5,1 km), Garrevaques (5,1 km), Falga (5,7 km), Vaudreuille (6,1 km).

Sur le plan historique et culturel, Roumens fait partie du Lauragais, occupant une vaste zone, autour de l’axe central que constitue le canal du Midi, entre les agglomérations de Toulouse au nord-ouest et Carcassonne au sud-est et celles de Castres au nord-est et Pamiers au sud-ouest. C'est l'ancien « Pays de Cocagne », lié à la fois à la culture du pastel et à l’abondance des productions, et de « grenier à blé du Languedoc »[4].

Les communes limitrophes sont Montégut-Lauragais et Saint-Félix-Lauragais.

Communes limitrophes de Roumens[5]
Montégut-Lauragais
Roumens
Saint-Félix-Lauragais

Hydrographie

Carte en couleur présentant le réseau hydrographique de la commune
Réseaux hydrographique et routier de Roumens.

La commune est dans le bassin de la Garonne, au sein du bassin hydrographique Adour-Garonne[6]. Elle est drainée par le Laudot, le ruisseau de Lessieure et par deux petits cours d'eau, constituant un réseau hydrographique de km de longueur totale[7],[Carte 1].

Le Laudot, d'une longueur totale de 22,9 km, prend sa source dans la commune des Les Cammazes (Tarn) et s'écoule vers l'ouest puis se réoriente au nord. Il traverse la commune et se jette dans le Sor à Garrevaques (Tarn), après avoir traversé 10 communes[8].

Climat

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat du Bassin du Sud-Ouest, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[9]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[10]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat océanique altéré[11] et est dans la région climatique Aquitaine, Gascogne, caractérisée par une pluviométrie abondante au printemps, modérée en automne, un faible ensoleillement au printemps, un été chaud (19,5 °C), des vents faibles, des brouillards fréquents en automne et en hiver et des orages fréquents en été (15 à 20 jours)[12]. Elle est en outre dans la zone H2c au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[13],[14].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 13,1 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 15,9 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 771 mm, avec 9,9 jours de précipitations en janvier et 5,2 jours en juillet[9]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune de Saint-Félix-Lauragais à 4 km à vol d'oiseau[15], est de 13,5 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 673,9 mm[16],[17]. La température maximale relevée sur cette station est de 40,2 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −11,6 °C, atteinte le [Note 2].

Milieux naturels et biodiversité

Carte de la ZNIEFF de type 1 localisée sur la commune.

L’inventaire des zones naturelles d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) a pour objectif de réaliser une couverture des zones les plus intéressantes sur le plan écologique, essentiellement dans la perspective d’améliorer la connaissance du patrimoine naturel national et de fournir aux différents décideurs un outil d’aide à la prise en compte de l’environnement dans l’aménagement du territoire. Une ZNIEFF de type 1[Note 3] est recensée sur la commune[18] : le « coteau entre Saint-Felix-Lauragais et Montégut-Lauragais » (114 ha), couvrant 3 communes du département[19].

Urbanisme

Typologie

Au , Roumens est catégorisée commune rurale à habitat dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à sept niveaux définie par l'Insee en 2022[I 2]. Elle est située hors unité urbaine[I 1]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Toulouse, dont elle est une commune de la couronne[Note 4],[I 1]. Cette aire, qui regroupe 527 communes, est catégorisée dans les aires de 700 000 habitants ou plus (hors Paris)[I 3],[I 4].

Occupation des sols

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (82,7 %), zones agricoles hétérogènes (17,3 %)[20]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 2].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Risques majeurs

Le territoire de la commune de Roumens est vulnérable à différents aléas naturels : météorologiques (tempête, orage, neige, grand froid, canicule ou sécheresse), inondations et séisme (sismicité très faible)[21]. Un site publié par le BRGM permet d'évaluer simplement et rapidement les risques d'un bien localisé soit par son adresse soit par le numéro de sa parcelle[22].

Certaines parties du territoire communal sont susceptibles d’être affectées par le risque d’inondation par débordement de cours d'eau, notamment le Laudot. La commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par les inondations et coulées de boue survenues en 1982, 1998, 1999, 2000, 2009 et 2020[23],[21].

Carte des zones d'aléa retrait-gonflement des sols argileux de Roumens.

Le retrait-gonflement des sols argileux est susceptible d'engendrer des dommages importants aux bâtiments en cas d’alternance de périodes de sécheresse et de pluie. 96,9 % de la superficie communale est en aléa moyen ou fort (88,8 % au niveau départemental et 48,5 % au niveau national). Sur les 111 bâtiments dénombrés sur la commune en 2019, 111 sont en aléa moyen ou fort, soit 100 %, à comparer aux 98 % au niveau départemental et 54 % au niveau national. Une cartographie de l'exposition du territoire national au retrait gonflement des sols argileux est disponible sur le site du BRGM[24],[Carte 3].

Par ailleurs, afin de mieux appréhender le risque d’affaissement de terrain, l'inventaire national des cavités souterraines permet de localiser celles situées sur la commune[25].

Concernant les mouvements de terrains, la commune a été reconnue en état de catastrophe naturelle au titre des dommages causés par la sécheresse en 2003 et 2017 et par des mouvements de terrain en 1999[21].

Histoire

Le village compte un plan d'eau, une église et un pont du XVIIIe siècle.

Au Moyen Âge, Romencs était situé dans une structure circulaire entourée de fossés. Un seul pont à l’Ouest en permettait l'accès. Plus tard, le village s'est développé à l'extérieur des fossés, aujourd'hui encore remplis d'eau. La tradition locale veut que l'actuelle sacristie soit l'ancienne chapelle du château, qui portait le nom de Saint Jean-de- Romencs. Le château et l'Hôtel de Ville qui étaient, avec l'église, le centre du village, n'existent plus. Seule reste l'église.

Héraldique

[[Image:|Blason à dessiner|100px]] Blason
D'azur à la cloche d'or.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1900 1908 Jean Rocher   Agriculteur
1908 1912 Henri Estingoy   Propriètaire Foncier
1912 1919 Joseph Bousquet   Négociant en porc
1919 1935 Joseph Escaffre   Artisan Charpentier
1935 1945 Philibert Combret   Agriculteur
1945 1950 Hector Cunnac   Agriculteur
1950 1965 Léon Perramond   Agriculteur
1965 1977 René Escaffre   Artisan Maçon
1977 1999 Louis Escaffre   Artisan Maçon
mai 1999 mars 2008 Bernard Barbaste   Agriculteur
mars 2008 mars 2020 Jean Latché   Agriculteur
mai 2020 mars 2032 Philippe Lasman SE Consultant en gestion d'entreprises
Les données manquantes sont à compléter.

Commune faisant partie de la septième circonscription de la Haute-Garonne.

Démographie

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].

En 2023, la commune comptait 250 habitants[Note 5], en évolution de +3,31 % par rapport à 2017 (Haute-Garonne : +7,98 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
255257291318366356379413410
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
369398401323293276261259242
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
206209211190189179164141169
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
158149141144168202211221249
2015 2020 2023 - - - - - -
244250250------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie

Revenus

En 2018 (données Insee publiées en ), la commune compte 101 ménages fiscaux[Note 6], regroupant 266 personnes. La médiane du revenu disponible par unité de consommation est de 25 190 [I 5] (23 140  dans le département[I 6]).

Emploi

Taux de chômage
200820132018
Commune[I 7]7,8 %8,3 %6,9 %
Département[I 8]7,7 %9,6 %9,3 %
France entière[I 9]8,3 %10 %10 %

En 2018, la population âgée de 15 à 64 ans s'élève à 156 personnes, parmi lesquelles on compte 83,6 % d'actifs (76,7 % ayant un emploi et 6,9 % de chômeurs) et 16,4 % d'inactifs[Note 7],[I 7]. En 2018, le taux de chômage communal (au sens du recensement) des 15-64 ans est inférieur à celui de la France et département, alors qu'en 2008 il était supérieur à celui du département et inférieur à celui de la France.

La commune fait partie de la couronne de l'aire d'attraction de Toulouse, du fait qu'au moins 15 % des actifs travaillent dans le pôle[Carte 4],[I 10]. Elle compte 24 emplois en 2018, contre 29 en 2013 et 31 en 2008. Le nombre d'actifs ayant un emploi résidant dans la commune est de 120, soit un indicateur de concentration d'emploi de 19,7 % et un taux d'activité parmi les 15 ans ou plus de 64,3 %[I 11].

Sur ces 120 actifs de 15 ans ou plus ayant un emploi, 21 travaillent dans la commune, soit 17 % des habitants[I 12]. Pour se rendre au travail, 86,9 % des habitants utilisent un véhicule personnel ou de fonction à quatre roues, 1,6 % les transports en commun, 3,2 % s'y rendent en deux-roues, à vélo ou à pied et 8,2 % n'ont pas besoin de transport (travail au domicile)[I 13].

Activités hors agriculture

Secteurs d'activités

20 établissements[Note 8] sont implantés à Roumens au [I 14]. Le secteur du commerce de gros et de détail, des transports, de l'hébergement et de la restauration est prépondérant sur la commune puisqu'il représente 25 % du nombre total d'établissements de la commune (5 sur les 20 entreprises implantées à Roumens), contre 25,9 % au niveau départemental[I 15].

Entreprises et commerces

Parc éolien du Lauragais.

La commune de Roumens est essentiellement agricole : céréales, élevage et tourisme.

Le parc éolien du Lauragais, composé de onze machines réparties sur trois communes – six éoliennes sur la commune de Saint-Félix-Lauragais, quatre sur Roumens et une sur Montégut-Lauragais – a été mis en service fin 2008. Il est exploité par la société Voltalia. Il a une puissance nominale totale installée de 18,37 MW. La production annuelle est estimée à 45 GW.h, et alimente en électricité, chauffage compris, via le poste source EDF de Revel, un peu plus de 10 000 foyers[30].

Il existe 2 entreprises familiales: Escaffre Et Fils, travaux de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment et LF Création, entreprise de maçonnerie générale et gros œuvre de bâtiment.

Agriculture

1988200020102020
Exploitations131386
SAU[Note 9] (ha)338404306264

La commune est dans le Lauragais, une petite région agricole occupant le nord-est du département de la Haute-Garonne, dont les coteaux portent des grandes cultures en sec avec une dominante blé dur et tournesol[31]. En 2020, l'orientation technico-économique de l'agriculture[Note 10] sur la commune est la polyculture et/ou le polyélevage[Carte 5]. Six exploitations agricoles ayant leur siège dans la commune sont dénombrées lors du recensement agricole de 2020[Note 11] (13 en 1988). La superficie agricole utilisée est de 264 ha[33],[Carte 6],[Carte 7].

Enseignement

L'école est organisée en un Regroupement pédagogique (RPI) entre les communes de Montégut-Lauragais, Saint-Julia-de-Gras-Capou, Roumens, Le Cabanial et Nogaret.

Pour faire face au risque de fermeture de l'école communale, la municipalité s'est engagée dans les années 1980-1990 dans la voie du Regroupement pédagogique avec les communes voisines de Saint-Julia-de-Gras-Capou, Montégut-Lauragais et Le Cabanial. Ce regroupement a permis de sauvegarder les écoles et de proposer des services comme un ramassage scolaire financé par le conseil général de la Haute-Garonne. Par la suite, la commune de Nogaret a rejoint le RPI.

Le succès de cette formule, dû en partie à l'accroissement de la population, a été tel que les municipalités du regroupement ont décidé d'un unique groupe scolaire intercommunal, pour remplacer les locaux actuels. Ce nouveau groupe scolaire, dit « des cinq clochers », est situé sur la commune de Saint-Julia-de-Gras-Capou. Il a ouvert à la rentrée de avec un total de six classes (maternelles et primaires)[34],[35].

Vie associative

Le village compte une fête locale, un vide-greniers, des cours de country, de gym, de yoga, etc. de par l’association Le Foyer de Roumens qui compte environ 70 adhérents.

Le village est surtout connu et reconnu pour sa fête locale qui a lieu tous les ans le 3ieme week-end de juillet qui dure 4 jours et qui se termine par un feu d'artifice et spectacle qui attire de très nombreuses personnes. A savoir que le spectacle est organisé et interprété par des Roumensois.

Culture locale et patrimoine

Voir aussi

Notes et références

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