Ruban de Pascal

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Ruban de Pascal modulo 7

Le terme ruban de Pascal renvoie à une technique servant en particulier à déterminer si un nombre entier N est divisible par un autre entier D en utilisant les chiffres de l'écriture de N dans une base B. Les fondements théoriques de cette méthode relèvent de la théorie de congruence sur les entiers. Le ruban permet, plus précisément, de calculer la classe de congruence de N modulo D.

Blaise Pascal a proposé sa méthode dans De numeribus multiplicibus[1] avant que cette théorie des congruences ne soit établie.

Dans le reste de l'article, N désigne le nombre dont on souhaite connaître la divisibilité par le nombre noté D et B désigne la base dans laquelle le nombre N est écrit.

Le principe des rubans est d'identifier, pour chaque puissance de la base B, le reste dans sa division euclidienne par D. Pour une base B = 10 et D = 7, on a :

Ceci produit la suite 1,3,2,6,4,5,1,3,2,6… qui semble se répéter. La suite des restes constitue le ruban de Pascal en base B pour le diviseur D. C'est ce ruban que l'on utilisera pour savoir si N est divisible par D.

Premiers rubans en base 10

Les premiers rubans de Pascal en base 10 sont :

100 101 102 103 104 105
1 0 0 0 0 0 0
2 1 0 0 0 0 0
3 1 1 1 1 1 1
4 1 2 0 0 0 0
5 1 0 0 0 0 0
6 1 4 4 4 4 4
7 1 3 2 6 4 5
8 1 2 4 0 0 0
9 1 1 1 1 1 1

Usage d’un ruban pour la divisibilité

L’utilisation d'un ruban de Pascal pour tester la divisibilité passe par la transformation du nombre fourni en un autre plus petit ayant le même reste dans la division par D.

En commençant par un exemple, on cherche à savoir si 123 456 789 est divisible par 3.

Le ruban de Pascal de 3 est 1, 1, 1, 1, 1… Le nouveau nombre est donc 1 × 1 + 1 × 2 + 1 × 3 + 1 × 4 + 1 × 5 + 1 × 6 + 1 × 7 + 1 × 8 + 1 × 9 = 1 + 2 + 3 + 4 + 5 + 6 + 7 + 8 + 9 = 45.

Est-ce que 123 456 789 est divisible par 7 ? Il faut commencer par aligner le nombre avec le ruban de 7 en commençant par la droite, pour cela on écrit 123 456 789 à l'envers :

9 8 7 6 5 4 3 2 1
1 3 2 6 5 4 1 3 2


Ensuite, on fait la somme des produits entre chiffres et éléments du ruban : 9 × 1 + 8 × 3 + 7 × 2 + 6 × 6 + 5 × 4 + 4 × 5 + 3 × 1 + 2 × 3 + 1 × 2 = 134. Si on le souhaite, on peut alors recommencer :

4 3 1
1 3 2

Ce qui nous donne 4 × 1 + 3 × 3 + 1 × 2 = 15. Essayons encore une fois :

5 1
1 3

5 + 3 = 8 n'est pas multiple de 7, 123456789 non plus, tout comme 134 ou 15. Par ailleurs, tous ces nombres ont le même reste dans une division par 7 : ce reste est 1.

Par commodité, on peut aussi écrire le ruban de droite à gauche, et dans ce cas garder l'ordre naturel des chiffres dans l'écriture de N.

Correction du critère de divisibilité

L’explication du fonctionnement des rubans de Pascal se fait naturellement à travers les congruences. On dit que a congru à b modulo c si, pour la division euclidienne par c, a et b ont même reste (ou encore si a – b est multiple de c). On le note . Par exemple :

Deux résultats sont importants concernant les congruences :

Le but est ici de montrer que la somme des produits (élément du ruban × chiffre) est congrue au nombre lui-même :

  • par construction,
  • par produit de congruences,
  • par somme de congruences.

est le chiffre dans l'écriture de N en base B, est l'élément du ruban de D en base B. La conséquence directe de la dernière ligne est que si N est un multiple de D alors l'est aussi.

Quelques propriétés des rubans

Notes et références

Lien externe

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