Ruben Komangapik
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Aija Komangapik (d) |
Ruben Anton Komangapik, né en 1976 à Iqaluit, est un bijoutier, sculpteur, métallurgiste, et artiste canadien inuit de Pond Inlet (Mittimatalik), situé sur la côte nord-est de l'île de Baffin (Qikiqtaaluk) au Nunavut.
Il est renommé surtout pour ses sculptures de techniques mixtes, mais il est aussi un musicien, dont le bassiste dans le groupe heavy métal, Slayvz, et un chanteur et joueur de tambour inuit traditionnel[1][source insuffisante].
Jeunesse
Né à l'hôpital régional d'Iqaluit en 1976, il grandit à Pond Inlet, ainsi qu'à Arctic Bay et Clyde River jusqu'à l'âge de neuf ans. Ses grands-parents paternels, Joshua et Enuya Komangapik, ont joué un rôle important dans son éducation. Ils ont fait en sorte que Ruben apprenne les coutumes inuites et connaisse le mode de vie de la chasse au camp familial, en même temps que ses études formelles en ville[1].
Son grand-père, Joshua, l'a particulièrement influencé avec sa capacité de créer manuellement n'importe quoi avec des moyens limités. Joshua sculptait toutes sortes de matériaux, dont des parties d'animaux comme l'ivoire et l'os de baleine, et des morceaux de métal, notamment le cuivre et l'argent[1]. Komangapik retrace son intérêt pour la création artistique à cette époque, quand il empruntait les outils de son grand-père et commençait à faire ses propres jouets, tel qu'un qamutiit (traîneaux) ou des petites sculptures[1].
Il a également appris à sculpter les thèmes arctiques auprès de son père, Mikiseetee Komangapik[1].
Éducation
En 1989, Komangapik déménage à Saint Catharines, en Ontario avec ses grands-parents maternels, Hermann et Sophie Steltner, des scientifiques allemands, et étudie au Collège Ridley[1].
En 1992, il retourne à Pond Inlet pour vivre avec son père durant un an avant de rejoindre sa mère, Dorothee Komangapik, à Iqaluit, où elle enseigne au Collège de l'Arctique du Nunavut[1]. Il s'inscrit au programme de métallurgie du collège et obtient son certificat du collège en 1995. Ensuite, il continue d'étudier pour obtenir son diplôme en joaillerie et en métallurgie[1].
Il enseigne par après des ateliers aux collèges à Sanikiluaq, Iqaluit, Hall Beach, et Salluit, avant de se consacrer à sa pratique d'artiste indépendant.
Carrière artistique
Les œuvres de Ruben Komangapik partagent sa culture avec le public. Il partage aussi sa connaissance des matériaux et des techniques à travers des ateliers et des conférences. Notamment, il a donné des ateliers sur la sculpture sur pierre au Great Northern Arts Festival et The Walrus Talks (2015)[2]. Sa sculpture et sa vidéo Qilalugaq (Narval) montrent son intérêt pour les légendes, les mythes et les nouvelles technologies inuits. Son grand-père a également influencé la façon dont Komangapik incorporerait et dépeindrait la figure du chaman dans ses œuvres[2].
Il travaille actuellement[évasif] dans sa maison-atelier à Caplan dans la région de Gaspé au Québec avec sa femme, Estelle, et vend ses sculptures aux collectionneurs directement ainsi que par l'entremise de galeries qui s'intéressent aux nouvelles pratiques en art inuit, y compris Spirit Wrestler Gallery à Vancouver et Feheley Fine Arts à Toronto[1].
Expositions
- 2008 : Spirit Wrestler: Shaman, Sedna and Spirits, Spirit Wrestler Gallery (Vancouver, Colombie-Britannique)
- 2011 : Contemporary Reflections, La Guilde (Montréal, Québec)
- 2017 : Canadian Biennial, Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa, Ontario)
Collections
Ses sculptures peuvent être retrouvées dans des collections permanentes à travers l'Europe et le Canada, y compris celle du Musée des beaux-arts du Canada (Ottawa, Ontario), la Banque d'art du Conseil des arts du Canada (Ottawa, Ontario) et du Canada House (Banff, Colombie-Britannique).