Rudalt est l’un des deux fils survivants du roi AlainIer de Bretagne. Selon Noël-Yves Tonnerre, son nom germanique «Rudalt» est une variante du nom «Hrodolt-Frouald» porté un siècle plus tôt par un comte de Vannes, frère et associé du Marquis Guy de Nantes de la famille des Widonides. Cette dernière devait vraisemblablement avoir un lien lignagé, sans doute en ligne féminine, avec celle d’Alain le Grand originaire de la même région[1].
Vers 907 après la mort du roi de Bretagne la plus grande confusion semble avoir régné dans sa succession. Sans doute faute d’un accord entre ses fils Rudalt et Derrien et ses gendres Mathuedoï de Poher et le comte Tanki, la souveraineté de la Bretagne leur échappa avant d’être assurée par un nommé Gourmaëlon qui était comte de Cornouaille.
Rudalt doit se contenter du comté de Vannes où il règne «post mortem patri sui[2]». Il quitte probablement la Bretagne,
où il est encore mentionné dans une notice du cartulaire de Redon du , comme la plus grande partie de l'aristocratie vraisemblablement vers 915-920 lors de l’invasion viking et il semble ne jamais y être revenu. Avec lui disparaît le titre de comte de Vannes[3].
Postérité
La postérité de Rudalt demeure hypothétique toutefois sur la base de l’onomastiqueNoël-Yves Tonnerre considère qu’il est vraisemblable que Rudalt soit:
l’ancêtre du lignage de Rieux où l’on enregistre encore l’alternance régulière des noms Alain et Rudalt au XIesiècle[4].
Annexes
Bibliographie
Noël-Yves Tonnerre, Naissance de la Bretagne. Géographie historique et structures sociales de la Bretagne méridionale (Nantais et Vannetais) de la fin du VIIIe à la fin du XIIesiècle, Angers, Presses de l'Université d'Angers, , 625p. (ISBN978-2-903075-58-3 et 2-903075-58-1).
↑ Dont; Rudalt ou Rodoald vers 1021 qui était «vraisemblablement», fils d'Alain et petit-fils de Rudalt qui était lui-même fils d'un autre Alain et petit-fils de Rudalt comte de Vannes vers 907-913 lui-même fils attesté du roi AlainIer de Bretagne. Notons qu'il s'agit d'une reconstitution plausible de Joseph-Marie Le Mené qui repose sur l'utilisation alternée des patronymes Alain et Rudalt.