Rudolf Goclenius le Jeune
From Wikipedia, the free encyclopedia
| Naissance | |
|---|---|
| Décès | |
| Activités | |
| Père |
| A travaillé pour |
|---|
Rudolph Goclenius le Jeune (de son vrai nom Rudolph Göckel ; né le à Wittemberg, mort le à Marbourg) est un médecin calviniste allemand, et professeur de physique, de médecine et de mathématiques à l'université de Marbourg.
Il était le fils ainé de Rudolph Goclenius, qui était lui aussi professeur de rhétorique, de logique et d'éthique à Marbourg.
En tant que médecin, il travailla à chercher des remèdes contre la peste. Il devint célèbre avec un remède miraculeux fondé sur l’onguent armaire[1]. En s’appuyant sur les concepts hermétiques de Paracelse, il publia en 1608 la proposition d'un remède « magnétique » pour soigner les plaies : l'application du baume sur l'arme elle-même devait guérir à distance les blessures qu’elle avait infligées[2].
Ce concept de sympathie ou d'analogies et correspondances fut introduit en Angleterre par l'alchimiste Robert Fludd et Sir Kenelm Digby en fut un partisan célèbre[3]. Dans la brochure Curious Enquiries[4] (1687) la synchronisation des effets de la poudre de sympathie (qui avait eu apparemment sur le patient un effet notable lors de son application) fut aussi suggérée comme un moyen de résoudre le problème de la longitude.
Dépassant les préoccupations théologiques des pères du calvinisme, Goclenius fonda pour ses coreligionnaires une théorie ramiste de la Connaissance (Isagogè, 1598), afin qu'ils soient à même de débattre efficacement contre les autres courants chrétiens[5].
Il est l'éponyme du cratère lunaire Goclenius. Déjà en 1651, les jésuites Riccioli Riccioli/Grimaldi le tenaient en honneur en raison de son livre Urania sur l'astrologie et l'astronomie.