Rudolf Kautzsch
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Rudolf Kautzsch est un historien de l’art de nationalité allemande né le à Leipzig et mort le à Berlin.
Rudolf Kautsch naît le à Leipzig. Il est le fils du théologien Emil Kautzsch (de), tandis que son frère cadet Paul Kautzsch (de) devient par la suite également historien de l’art. Rudolf Kautzsch suit son père dans sa jeunesse et séjourne à Bâle de 1872 à 1879, puis en Souabe et à Tübingen. Il fait par la suite des études supérieures en histoire de l’art, archéologie et philologie dans les universités de Halle, Fribourg-en-Brisgau, Berlin et finalement Leipzig, où il soutient sa thèse en 1894. Au cours de sa scolarité, il est particulièrement marqué par Hubert Janitschek, qui est son directeur de thèse, Paul Scheffer Boichorst, Eduard Sievers, Karl Lamprecht et August Schmarsow[1].
Il enseigne ensuite d’abord comme maître assistant à l’université de Leipzig, puis, à partir de 1896, comme Privatdozent à l’université de Halle. Il est nommé titulaire de la chaire d’histoire de l’art dans cette université à la création de celle-ci en 1903, de même qu’il est le premier directeur du Musée allemand du livre et de l’écriture fondé à Leipzig en 1898. Il devient également professeur d’histoire de l’art à la Technische Hochschule de Darmstadt en , puis professeur à l’université de Breslau en 1911[1]. Il est déjà à cette époque considéré comme une figure majeure de l’histoire de l’art allemand et se voit à ce titre confier par Aby Warburg la présidence du Congrès international d’Histoire de l’art de Rome de 1912[2].
Nommé en 1915 professeur à l’université de Francfort, il reste à ce poste jusqu’à sa retraite en 1930[1]. Devenu professeur émérite, il fait au début des années 1930 un long voyage de plus de deux ans autour de la Méditerranée, où il étudie l’architecture antique tardive, notamment les chapiteaux[3].
De retour en Allemagne, il vit d’abord à Munich puis déménage pendant la Seconde Guerre mondiale à Berlin-Frohnau. Vivant au numéro 3 de la Zeltingerstrasse, il meurt à la fin du mois d’, peut-être le 26. D’après François Joseph Fuchs, il se serait suicidé en raison de l’effondrement de l’Allemagne[1].
Travaux
Au début de sa carrière, Rudolf Kautzsch travaille essentiellement sur les illustrations des manuscrits et incunables. C’est notamment le sujet de sa thèse, Einleitende Erörterungen zu einer Geschichte der deutschen Handschriftenillustration im späten Mittelalter. Un certain nombre de ces travaux portent sur la région du Rhin supérieur, par exemple l’enlumineur Diebold Lauber de Haguenau[4].
Il commence à s’intéresser à l’architecture après sa nomination à Darmstadt en 1903. Ses principaux travaux dans les années qui suivent portent sur les cathédrales de Worms et de Mayence[5]. Après son installation à Francfort en 1915, il se focalise sur l’architecture de la région du Rhin supérieur, bien que ses recherches en Alsace soient contraintes par la délivrance parcimonieuse des visas par l’État français[6]. Il ne peut d’ailleurs plus s’y rendre de 1926 à 1941 et, bien qu’il puisse s’appuyer sur la considérable documentation, notes et photographies, qu’il a accumulé dans les années précédentes, il semble avoir largement suspendu ses travaux sur cette région pendant les années 1930[7].