Rue Bernard-Mulé
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La rue Bernard-Mulé vue depuis l'impasse de la Baraquette. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 35′ 47″ nord, 1° 27′ 27″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Côte-Pavée |
| Début | no 2 port Saint-Sauveur et no 38 boulevard Bernard-Griffoul-Dorval |
| Fin | no 2 ter avenue Jean-Rieux |
| Morphologie | |
| Longueur | 403 m |
| Largeur | entre 10 et 16 m |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Chemin, puis rue du Cimetière-des-Juifs (XVIIIe siècle-1806) Rue des Juifs (1806-1896) |
| Nom actuel | 1896 |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XVIIIe siècle |
| Notice | |
| Archives | 315554841649 |
| modifier |
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La rue Bernard-Mulé est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Description
La rue Bernard-Mulé est une voie publique. Elle se trouve dans le quartier de la Côte-Pavée.
Elle naît perpendiculairement au port Saint-Sauveur et au boulevard Bernard-Griffoul-Dorval, qui longent le canal du Midi. Elle est dans sa première partie, orientée à l'est. Elle oblique, après 55 mètres, au nord, mais elle est prolongée à l'est par l'impasse de la Baraquette. Elle se prolonge sur 275 mètres et reçoit la rue Pierre-Seel, et se termine après 73 mètres en impasse. Un escalier donne accès à l'avenue Jean-Rieux.
La chaussée compte une voie de circulation automobile, en sens unique. Elle appartient à une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Il n'existe pas de bande, ni de piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable sur toute sa longueur.
Voies rencontrées
La rue Bernard-Mulé rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants :
- Boulevard Bernard-Griffoul-Dorval
- Impasse de la Baraquette (d)
- Rue Pierre-Seel (g)
- Avenue Jean-Rieux - accès piéton (d)
Odonymie
La rue est nommée en hommage à Bernard Mulé (1803-1887)[1]. Avocat, franc-maçon, membre des Carbonari et militant républicain sous la Restauration, puis sous la monarchie de Juillet. En 1847, il organise un banquet réformiste à Toulouse. En 1848, il prend une part active au succès de la Révolution à Toulouse : le 25 février, il proclame la République, puis, le 28 avril 1848, il est élu député de la Haute-Garonne et siège avec l'extrême-gauche. Le 4 décembre 1851, à la suite du coup d'État de Louis-Napoléon Bonaparte, il signe un appel à la résistance publié par L'Émancipation et La Civilisation. En 1852, il est arrêté et interné au château de Foix, puis en Algérie. En 1871, après le retour de la République, il est une figure du milieu radical local et il est élu conseiller général de la Haute-Garonne pour le canton de Toulouse-Centre – il démissionne en 1879[2].
Au XVIIIe siècle, la rue Bernard-Mulé n'est qu'un étroit chemin, désigné comme le yeys (yeys ou hieis, « petit chemin » en occitan toulousain) du Cimetière-des-Juifs[3]. En 1806, il devient simplement la rue des Juifs[4]. Il semble en effet, que le souvenir se soit conservé de la présence d'une synagogue et d'un cimetière juif : ainsi, le cadastre de 1478 précise que là solio estre la gleyze et sementery des josieus que antiquamen demorabon dens Tolosa (« se trouvaient l'église et le cimetière des Juifs qui demeuraient autrefois dans Toulouse » en occitan médiéval)[4]. Par ailleurs, le souvenir du quartier juif médiéval existe dans le nom d'une rue du quartier des Carmes, la rue Joutx-Aigues[5]. C'est en 1896, dans un contexte de montée de l'antisémitisme, à la suite de l'affaire Dreyfus, que la rue reçut son nom actuel[1].
