Rue Lentonnet
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9e arrt Rue Lentonnet
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 9e | ||
| Quartier | Rochechouart | ||
| Début | 16, rue Condorcet | ||
| Fin | 21, rue Pétrelle | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 118 m | ||
| Largeur | 12 m | ||
| Historique | |||
| Dénomination | 1897 | ||
| Ancien nom | Rue Alphonse-Poittevin | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 5454 | ||
| DGI | 5519 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 9e arrondissement de Paris
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La rue Lentonnet est une voie du 9e arrondissement de Paris, en France.
La rue Lentonnet est une voie publique située dans le 9e arrondissement de Paris. Elle débute au 16, rue Condorcet et se termine au 21, rue Pétrelle. Elle est bordée d'immeubles en pierre de taille de la fin du XIXe siècle.
Origine du nom
Elle porte le nom du lieutenant-colonel Jean-Louis Lentonnet (1840-1895).
Ce militaire, né à Paris le , commandant le 2e bataillon du régiment de tirailleurs algériens mis sur pied pour l'expédition de Madagascar, est cité pour l'intelligence avec laquelle il a défendu à Tsaratasoa le poste qui lui était confié contre des milliers de soldats hovas. Il était officier de la Légion d'honneur. Il fut nommé lieutenant-colonel au régiment d'Algérie le et mourut le à bord du navire Le Djemmah, lors de son retour de Madagascar en France. Il fut immergé dans la mer Rouge.
Historique
Cette voie est ouverte de 1894 à 1896, sous le nom de « rue Alphonse-Poittevin[1] », sur l'emplacement des Ateliers de fourniture militaire Godillot[2], qui recouvraient la totalité du quadrilatère limité par les rues de Rochechouart, Condorcet, Pétrelle, et du Faubourg-Poissonnière, et qui furent incendiés le et démolis l'année suivante.
La voie prend sa dénomination actuelle par arrêté du .
La rue Lentonnet, présente avec la rue Thimonnier une remarquable unité architecturale typique de la fin du XIXe siècle, avec une réelle originalité, homogène sans aucune monotonie.
Les immeubles ont été construits par différents architectes réputés. Il semble qu'aucune contrainte ne leur ait été imposée, et qu'ils aient bénéficié de la liberté post-haussmannienne et des progrès de la construction. Les balcons de l'étage noble et du cinquième étage dégagent une impression d'harmonie.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- À un numéro inconnu vécut le géopolitologue Dominique Moïsi durant son enfance[3].
- Nos 3 et 5 : immeubles construits par Philippe Lobrot, architecte à Paris, en 1896 ; signés en façade.
- No 6 : immeuble édifié par Jacques Lombard en 1897 ; daté et signé en façade.
- 6, rue Lentonnet : détails de la façade
- Nos 8 et 10 : immeubles construits par Georges Farcy, architecte à Paris, en 1896.
- No 9 (à l'angle de la rue Pétrelle) : immeuble élevé par Alfred Wolfrom, architecte à Paris, en 1896 ; sculpteur : Rousseau ; daté et signé en façade.
- No 12 : immeuble de style néo-Louis XIII.
- No 14 : immeuble construit en 1897 par Louis Maechler, dont le cabinet d'architecte se trouvait au 71, rue Doudeauville à Paris, auteur de plusieurs immeubles dans le XVIIe arrondissement (avenue Niel notamment), et F. Bondenet et fils. L'entrée est surmontée d'une intéressante marquise de métal et de verre.
- No 16 (à l'angle de la rue Pétrelle) : immeuble également signé de Louis Maechler (1896).