Rue Marbeuf
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8e arrt Rue Marbeuf
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 8e | ||
| Quartier | Champs-Élysées | ||
| Début | 20, avenue George-V | ||
| Fin | 39, avenue des Champs-Élysées | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 460 m | ||
| Largeur | 16 m | ||
| Historique | |||
| Création | 1798 | ||
| Dénomination | 1829 | ||
| Ancien nom | Rue des Gourdes | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 5919 | ||
| DGI | 5993 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 8e arrondissement de Paris
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La rue Marbeuf est une voie du 8e arrondissement de Paris.
Elle commence au 20, avenue George-V et se termine au 39, avenue des Champs-Élysées.
Le quartier est desservi par les lignes de métro 1 et 9 à la station Franklin D. Roosevelt.
Origine du nom
Elle porte ce nom en raison de son voisinage avec l'ancien jardin Marbeuf également appelé « folie Marbeuf » (voir « Rue Lincoln »).
Historique
La voie a été formée vers 1798[1] sur l'emplacement d'un ancien chemin longeant le Grand Égout, principal collecteur de la rive droite, qui suivait le tracé d'un petit ruisseau descendant de Ménilmontant pour se jeter dans la Seine au niveau de l'actuel pont de l'Alma. Elle s'appela d'abord « rue des Gourdes », en référence au marais des Gourdes qui s'étendait depuis la place de la Concorde à l'est jusque vers l'avenue George-V actuelle à l'ouest entre la Seine et la rue du Faubourg-Saint-Honoré, ainsi nommé parce qu'on y cultivait des courges (ou gourdes).
Une décision ministérielle du [1] lui attribua la nouvelle dénomination de « rue Marbeuf ».
Sous le Second Empire, la rue était encore fort peu bâtie. On n'y signalait qu'un seul hôtel, appartenant à Mme de Chasseloup-Laubat.
Il existait encore, à cette époque, une « allée Marbeuf » (ou « passage Marbeuf »), allée privée en équerre, s'ouvrant aux 67-69, avenue des Champs-Élysées et d'abord parallèle à la rue qu'elle rejoignait à angle droit à peu près au milieu de son parcours, au niveau du no 15[2]. Cette voie avait été formée en 1812 par la compagnie immobilière qui s'était rendue propriétaire du jardin Marbeuf, afin de lotir la partie orientale de cet immense terrain[1].
André Becq de Fouquières écrit : « Vers 1900, la rue Marbeuf souffrait d'un certain discrédit, comme l'allée des Veuves un siècle plus tôt. Quand on disait “le quartier Marbeuf”, il s'attachait toujours à ce terme quelque sous-entendu galant. De fait cette rue, au centre d'un quartier élégant, était habitée par beaucoup de cocottes. Des cocottes opulentes, évidemment. Le temps a passé et, quelques années plus tard, il est peu de maisons où l'on n'eût pu suspendre quelque blason[3]. »
Avant guerre, la Société générale immobilière possédait 16 immeubles de la rue (les nos 4, 5, 7, 9, 11, 14bis, 18, 24, 26, 28, 30, 31, 33, 35, 37 et 39)[4]. Sous l'Occupation, ils deviendront la propriété de l'affairiste Michel Szkolnikoff, qui avait fait fortune dans le marché noir avec l'armée allemande, et qui racheta la SGI[4]. Placés sous séquestre à la Libération, les immeubles furent revendus individuellement entre 1947 et 1948 au profit de l'État[5].
Le , un colis piégé est désamorcé juste à temps, grâce à la vigilance d'un voisin, devant la porte du journal libanais pro-irakien Al-Watan al-Arabi[6]. Le , une bombe placée dans une Opel rouge explose devant le siège du journal, faisant un mort et 63 blessés[7].
