Rue Matabiau
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| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 36′ 43″ nord, 1° 26′ 53″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Matabiau |
| Début | no 6 place Jeanne-d'Arc |
| Fin | no 24 boulevard de Bonrepos |
| Morphologie | |
| Longueur | 569 m |
| Largeur | entre 12 et 16 m |
| Transports | |
| L939 | |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Chemin d'Albi ou d'Albigeois (XVe – XVIIe siècle), puis grand-chemin d'Albi (XVIIe – XVIIIe siècle) Chemin de Castelmaurou (XVIe – XVIIe siècle) Chemin de Montrabé (XVIe – XVIIe siècle) Rue Civique (1794) Rue du Faubourg-Matabiau (1806-1886) |
| Nom actuel | 1886 |
| Nom occitan | Carrièra Matabiau |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XIIIe siècle |
| Lieux d'intérêt | Groupe scolaire Matabiau |
| Notice | |
| Archives | 315554492840 |
| modifier |
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La rue Matabiau (en occitan : carrièra Matabiau) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Description
La rue Matabiau est une voie publique. Elle traverse le quartier du même nom.
La rue Matabiau appartient une zone 30 et la vitesse y est limitée à 30 km/h. Entre la place Roquelaine et les boulevards de Bonrepos et Matabiau, la chaussée est séparée en quatre voies de circulation : deux sont réservées aux transports en commun, deux aux automobiles, une dans chaque sens de circulation. La voie de circulation des transports en commun est par ailleurs partagée avec les cyclistes. Entre la place Jeanne-d'Arc et la place Roquelaine, la chaussée ne compte plus que deux voies de circulation, dont une est réservée aux transports publics et l'autre, pour les automobiles, est à sens unique, depuis la place Roquelaine vers la place Jeanne-d'Arc. Il n'existe ni bande, ni piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
Voies rencontrées
La rue Matabiau rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Place Jeanne-d'Arc
- Rue Claire-Pauilhac (g)
- Rue Saint-Orens (g)
- Rue de l'Orient (d)
- Place Roquelaine (g)
- Rue du Commissaire-Jean-Philippe (g)
- Rue Sainte-Marthe (d)
- Rue Agathoise (d)
- Rue Franc (g)
- Rue Chevreul (d)
- Rue Volta (g)
- Boulevard de Bonrepos
Transports
La rue Matabiau est parcourue et desservie sur toute sa longueur par les lignes du Linéo L9 et du bus 39. De plus, elle aboutit au sud, à la place Jeanne-d'Arc et au-delà au boulevard de Strasbourg, où se trouvent la station de métro Jeanne-d'Arc, sur la ligne
, ainsi que les arrêts des lignes de Linéo L1L14 et des bus 15232939. Au nord, la rue Matabiau rencontre le boulevard Matabiau, où marquent l'arrêt les lignes des bus 1527 et à proximité des gares : (SNCF et routière).
Odonymie
La rue Matabiau porte le nom du quartier qu'elle traverse, le faubourg Matabiau, qui s'étend entre le boulevard de Strasbourg, à l'ouest, et le boulevard Matabiau, à l'est. Ce nom de Matabiau est ancien, puisqu'on le trouve déjà à la fin du XIIe siècle, pour désigner une des portes de l'enceinte du bourg Saint-Sernin (emplacement entre les actuels no 39 et 42 boulevard de Strasbourg) et la rue qui y mène (carraria Mathebovis en latin médiéval, actuelle rue Charles-de-Rémusat)[1]. La tradition populaire a rapproché ce nom de mata-biau (mata buòu, « [le lieu où l'on] assomme le bœuf » en occitan) du bœuf qui aurait traîné dans les rues de Tolosa l'évêque Saturnin lors des persécutions religieuses de Dèce en 250. Pierre Salies, s'il ne rejette pas cette hypothèse, rapproche ce nom des grands bovaria qu'on trouvait au nord de la ville au XIe siècle[2].
Au Moyen Âge et durant la période moderne, la rue Matabiau était la première partie du chemin d'Albi et de l'Albigeois et était désigné comme tel (cami d'Albi ou d'Albigés en occitan)[3]. En 1794, pendant la Révolution française, elle fut désignée comme la rue Civique, mais cette appellation ne subsista pas[4]. En 1806, elle devint la rue du Faubourg-de-Matabiau – le nom de rue Matabiau s'appliquait déjà à l'actuelle rue Charles-de-Rémusat. Ce n'est qu'en 1886, alors que le nom de Rémusat avait été donné à cette dernière, que le nom de la première prit sa forme actuelle[2].