Rue Rivals
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La rue Rivals vue depuis le marché Victor-Hugo. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 36′ 22″ nord, 1° 26′ 44″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Quartier(s) | Partie ouest : Arnaud-Bernard Partie est : Saint-Georges |
| Début | no 24 rue Charles-de-Rémusat |
| Fin | no 19 place Victor-Hugo |
| Morphologie | |
| Longueur | 150 m |
| Largeur | entre 8 et 10 m |
| Odonymie | |
| Anciens noms | Rue Négogousses (XIVe siècle-1806) Rue Négogats (XIVe – XVIe siècle) Rue l'Honnêteté (1794) |
| Nom actuel | 1806 |
| Nom occitan | Carrièra Joan Pèire e Antòni Rivals |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | avant le XIVe siècle |
| Protection | |
| Notice | |
| Archives | 315555936007 |
| modifier |
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La rue Rivals (en occitan : carrièra Joan Pèire e Antòni Rivals) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Description
La rue Rivals est une voie publique. Elle relie les quartiers Arnaud-Bernard et Saint-Georges.
La chaussée compte une seule voie de circulation automobile à sens unique. Elle appartient à une zone de rencontre et la vitesse y est limitée à 20 km/h. Il n'existe pas de piste, ni de bande cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable sur toute sa longueur.
Voies rencontrées
La rue Rivals rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
Odonymie

Le nom de la rue rend hommage à deux peintres et architectes toulousains, Jean-Pierre Rivalz (1625-1706) et son fils, Antoine Rivalz (1667-1735). Ils habitaient en effet une maison de la rue[1].
Au Moyen Âge, depuis le XIVe siècle au moins, la rue portait l'appellation peu flatteuse de Négogousses, c'est-à-dire où l'« on noie les chiens » (nega gosses en occitan), ou de Négogats, où l'« on noie les chats » (nega gats en occitan)[N 1],[2]. En 1794, pendant la Révolution française, on lui attribua le nom de rue l'Honnêteté, mais il ne fut pas conservé[3]. C'est en 1806 qu'il fut décidé de donner à la rue son nom actuel[4].
Histoire
Moyen Âge et période moderne
Époque contemporaine
Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, la municipalité toulousaine souhaite ouvrir à travers la ville deux nouvelles voies, la rue Longitudinale, du nord au sud, et la rue Transversale. La première, dont les travaux s'étalent de 1869 à 1873, prend le nom d'Alsace-Lorraine. Plusieurs maisons et plusieurs immeubles de la rue Négogousses sont emportés par les destructions. Dans le même temps, en 1878, il est décidé de modifier le tracé de la vieille rue Négogousses pour l'élargir à 10 mètres et en aligner les façades. Peu à peu, de nouveaux immeubles s'élèvent peu à peu à leur emplacement, dans un style haussmannien et éclectique caractéristique des constructions du quartier de la rue d'Alsace-Lorraine.
Entre la fin du XIXe siècle et le début du XXe siècle, de nombreuses boutiques de vêtements s'installent dans la rue : entre 1920 et 1950, on trouve le magasin de textiles Alsace-Tissus (actuel no 12)[5], les corsets Amy (actuel no 5)[6], les bottiers Manon (actuel no 14)[7], la Chaussure française (actuel no 8)[8] et Au Chic Parisien (actuel no 14)[9], ou encore les nouveautés Mon tricot (actuel no 14)[10] et le magasin de jouets Nos enfants (actuel no 8)[11]. On trouve aussi plusieurs hôtels-restaurants, particulièrement l'hôtel du Progrès, ouvert en 1895 (actuel hôtel Le Capitole, no 10)[12], le Nouveau (actuel no 7)[13] et l'Excelsior, (actuel hôtel Albert-Ier, no 8)[14] ouverts en 1920 et l'hôtel Henri IV, en 1930 (actuel no 3)[15]. L'une des boutiques les plus réputées de la rue reste la parfumerie Berdoues, fondée en 1902 et fermée en 2014, renommée pour son parfum à la violette (actuel no 9)[16],[17].
