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Rue Traversière (Paris)

voie parisienne From Wikipedia, the free encyclopedia

La rue Traversière est une voie située dans le quartier des Quinze-Vingts du 12e arrondissement de Paris.

Faits en bref Situation, Arrondissement ...
12e arrt
Rue Traversière
Voir la photo.
Rue Traversière vue de la rue de Charenton en direction de l'avenue Daumesnil.
Voir la plaque.
Situation
Arrondissement 12e
Quartier Quinze-Vingts
Début 84, quai de la Rapée
Fin 100, rue du Faubourg-Saint-Antoine et 88, avenue Ledru-Rollin
Morphologie
Longueur 835 m
Largeur 11 m
Historique
Création XVIIe siècle
Ancien nom Rue des Chantiers ou rue du Cler-Chantier
Rue Pavée
Géocodification
Ville de Paris 9418
DGI 9423
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Traversière
Géolocalisation sur la carte : 12e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 12e arrondissement de Paris)
Rue Traversière
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Situation et accès

Cette voie de Paris, longue de presque un kilomètre, part du quai de la Rapée et s'achève rue du Faubourg-Saint-Antoine, au niveau où celle-ci croise l'avenue Ledru-Rollin.

La rue Traversière est accessible à proximité par les lignes de métro 1 et 14 à la station Gare de Lyon et par la ligne de métro 8 à la station Ledru-Rollin.

La station Vélib’ « Traversière Ledru-Rollin » située 76, rue Traversière[1].

Origine du nom

Plaque de rue accréditant l’existence du « jardinier Traversier ».

Selon Jacques Hillairet, le nom de « Traversière » proviendrait du nom d'un propriétaire terrien jardinier, appelé « Traversire » ou « Traversier », qui possédait des terres sur ce site en 1629, nom qui a été par la suite déformé en « Traversière »[2].

Selon Jean de La Tynna et les frères Lazare, elle est ainsi appelée parce qu'elle « traverse » du quai de la Rapée à la rue du Faubourg-Saint-Antoine.

Plan Andriveau-Goujon du 12e arrondissement (1868) : la rue Traversière (qui aboutit rue du Faubourg-Saint-Antoine), y porte le nom de rue Traversière-Saint-Antoine.

Historique

Cette voie apparaît pour la première fois sur les plans du XVIIe siècle, sous les noms de rue « Traversine[3] », rue « Traversire[4] », rue « Traversière » ou encore, concomitamment à l'un de ces noms, rue « des Chantiers[5] » pour la partie de la rue actuelle située au sud-ouest de la rue de Lyon.

Cette voie, comme de nombreuses autres rues du quartier de la gare de Lyon, a été submergée par les eaux de la Seine lors de l'inondation de .

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

La rue Traversière a été pour ainsi dire tronçonnée par de larges voies percées au XIXe siècle, et les aménagements en faveur des piétons du XXIe siècle ont fait le reste : cette voie comporte maintenant des parties bien distinctes.

Section entre le quai de la Rapée et le boulevard Diderot


Section entre le boulevard Diderot et la rue de Bercy

Cette section est devenue (fait constaté en 2024) une voie exclusivement piétonnière.
  • no 12 : entrée d’un immeuble (13, boulevard Diderot et 213 rue de Bercy aussi) ; cet ancien hôtel Massilia est dû à l’architecte Marcel Oudin.

Section entre la rue de Bercy et la rue de Lyon

La rue Traversière entre la rue de Bercy et la rue de Lyon ; à gauche le théâtre Traversière


Section entre la rue de Lyon et l’avenue Daumesnil

La rue vue en direction de la rue de Lyon.

Chaussée en sens unique ; part de la rue Parrot pour aboutir rue Michel-Chasles (en 2025).

  • Au no 29 : immeuble à vocation sociale.
  • Au no 41 : école maternelle Traversière de l'architecte Charles Adelgeist inaugurée en . Façade en briques (rouges et claires) et pierres. Armes de Paris gravées en façade.

Aux numéros pairs (qui suivent) : immeubles de style néo-hausmannien construits sur l’emplacement de la prison Mazas (démolie à l’occasion de l’exposition de 1900).

  • Au no 22 bis : immeuble d’angle avec autre entrée au no 1 rue Parrot.
  • Au no 24 : immeuble dû à l’architecte C. Beuffeuil daté de 1900.
  • Au no 24 bis : immeuble dû à l’architecte A. Raisin.
  • Aux nos 26, 26 bis et 26 ter : immeuble dû au sculpteur Georges Ardouin et aux architectes Charlet et Perrin.
  • Aux nos 28 : immeuble dû à l’entrepreneur Malherbaud et à l’architecte E. Dubois, daté de 1903.
  • Aux nos 28 bis et 28 ter : immeuble dû au sculpteur G. Ardouin et aux architectes Charlet et Perrin. Les entrées sont aux nos 17 et 15 rue Michel-Chasles et l’immeuble comporte une rotonde (surmontée d’un dôme) à la jonction de la rue Traversière et de la rue Michel-Chasles. Le restaurant les Garnements est devenu le CharletPerrin en référence aux architectes.

Section entre l’avenue Daumesnil et la rue de Charenton

  • Au no 36 : Un temps Centre bouddhiste de la Voie du Diamant, lignée Karma-kagyu sous l’autorité du 17e karmapa Trinlay Thayé Dordjé (Trinley Thaye Dorje). L’immeuble comporte un escalier en colimaçon en béton visible de la rue.
  • Au no 38 : une plaque rappelle qu’Agricol Perdiguier passa ici les 25 dernières années de sa vie. Il y tint une librairie.
  • Au no 38 bis : une plaque (sur la porte) indique le niveau des eaux lors de la crue de la Seine de 1910.
  • Au no 55 : entrée du passage de la Trôle. Le nom de ce passage rappelle que les ouvriers du faubourg Saint-Antoine pratiquaient la  trôle, c’est-à-dire la vente directe (de meubles et autres). Contrairement à d’autres « passages » du quartier, celui-ci ne figure pas dans la Nomenclature des voies parisienne.
  • Au no 57, accès secondaire de l’église Saint-Antoine-des-Quinze-Vingts.
  • Au no 59 : immeuble de 1906 (architecte Charles Montalto).

Section entre la rue de Charenton et le débouché de la rue de Prague

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Côté des numéros pairs : façade d’une boulangerie décorée donnant sur la rue Traversière, à l’angle de la rue de Charenton et du départ de la rue Émilio-Castelar depuis la rue Traversière. Autres façades au 2, rue Émilio-Castelar et au 85 bis, rue de Charenton. La porte d’entrée d’immeuble est signée et datée : B. BEAL (?) Architecte 1903.
  • Au no 48 : chapelle du Cœur-Immaculé de Marie, bénie en 1920[7].
  • Au no 52 : ensemble scolaire Saint-Pierre-Fourier (ESSPF), fondé en 1909, établissement privé sous contrat avec l'État, sous la tutelle de la congrégation des chanoinesses de Saint-Augustin de la congrégation Notre-Dame ; accès secondaire, l'entrée principale étant 13 rue de Prague[8].

Section entre le débouché de la rue de Prague et la jonction de la rue du Faubourg-Saint-Antoine, et de l’avenue Ledru-Rollin

Notes et références

Pour approfondir

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