Rue de l'Ave-Maria
rue de Paris, en France
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La rue de l'Ave-Maria est une voie du 4e arrondissement de Paris, en France.
4e arrt Rue de l'Ave-Maria
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 4e | ||
| Quartier | Saint-Gervais | ||
| Début | 3, rue Saint-Paul | ||
| Fin | 4, rue du Fauconnier | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 116 m | ||
| Largeur | 15 m | ||
| Historique | |||
| Dénomination | 1867 | ||
| Ancien nom | Rue des Barrés | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 0571 | ||
| DGI | 0596 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 4e arrondissement de Paris
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Situation et accès
La rue de l'Ave-Maria est une voie publique située dans le 4e arrondissement de Paris. Elle débute au 3, rue Saint-Paul et se termine au 4, rue du Fauconnier. Elle coupe la rue des Jardins-Saint-Paul.
Origine du nom
Elle doit son nom au couvent de l'Ave-Maria, supprimé en 1790, qui y était situé.
Historique
Au XIIe siècle, un chemin conduisait de la porte Baudoyer à la folie Jean-Morel, située approximativement à l’emplacement de la caserne des Célestins[1].
Après la construction de l'enceinte de Philippe Auguste à la fin du XIIe siècle, une poterne fut ouverte dans sa muraille, la poterne des Barrés, dite aussi « poterne Barré », au niveau de la rue alors appelée rue Barré ou rue des Barrés, (car elle menait au couvent des Carmes, les habits des religieux étant barrés ou bigarrés). Cette poterne se trouverait de nos jours à proximité du no 20 de la rue[2]. Elle disparut sous le règne de François Ier[3].
En 1386, la voie est nommée rue des Béguines. Elle est appelée, au XVIIe siècle, rue des Barrières, puis de nouveau rue des Barrés, rue des Barres (par exemple sur le plan de Roussel de 1730) ou rue des Barrez. Pour éviter la confusion avec la rue des Barres toute proche, elle prend sa dénomination actuelle en 1867[4].
- Sur cette portion du plan de Braun et Hogenberg du XVIe siècle, figurent la poterne Saint-Paul (2e rue verticale à gauche) et celle de l'Ave-Maria, dite aussi poterne des Barrés (rue à l'extrême droite).
- La rue, alors appelée « rue des Barres », en 1730 (en bas et à gauche sur l'image, plan de Roussel).
- Ancien nom (rue des Barrez).
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- No 11 : square Marie-Trintignant (anciennement square de l’Ave Maria). Au XIIe siècle, l’emplacement était occupé par l’hôtel appartenant à l’abbaye de Barbeau[1].
- No 15 : emplacement du jeu de paume de la « Croix noire » où Molière a joué[5]. Des vestiges de l'ancienne enceinte de Philippe Auguste se trouvent au no 15, rue de l'Ave-Maria[6].
- No 20 : à ce niveau se trouvait autrefois la poterne des Barrés détruite un peu avant le milieu du 16e siècle.
- No 22 : c'était initialement le couvent de l'Ave-Maria. Fermé à la Révolution, il est transformé en caserne militaire sous le nom de « caserne de l'Ave-Maria ». Après la démolition de celle-ci, un marché à ciel ouvert s’y est installé. Une école occupe l’emplacement depuis 1883[4].
- N°15 (vers 1941-1943).
- L'emplacement de l'ancienne poterne des Barrés se situe entre les deux hauts bâtiments, au premier-plan, de la rue.
- Ancienne caserne (1898).