Rue de la Banque

rue de Paris, en France From Wikipedia, the free encyclopedia

La rue de la Banque est une voie du 2e arrondissement de Paris.

Faits en bref Situation, Arrondissement ...
2e arrt
Rue de la Banque
Voir la photo.
Rue de la Banque et la mairie du 2e en direction de la place de la Bourse.
Voir la plaque.
Situation
Arrondissement 2e
Début 2, rue des Petits-Champs
Fin 5, place de la Bourse
Morphologie
Longueur 280 m
Largeur 12 m
Historique
Création 1634
Dénomination De la Banque
Géolocalisation sur la carte : Paris
(Voir situation sur carte : Paris)
Rue de la Banque
Géolocalisation sur la carte : 2e arrondissement de Paris
(Voir situation sur carte : 2e arrondissement de Paris)
Rue de la Banque
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Situation et accès

Longue de 280 mètres, elle commence au 2, rue des Petits-Champs et se termine au 5, place de la Bourse.

Le quartier est desservi par la ligne 3 à la station Bourse.

Origine du nom

Cette voie doit son nom à la Banque de France, devant laquelle elle commence.

Historique

La rue est ouverte en deux temps.

État de l'îlot avant le percement de la rue de la Banque, sur l'atlas de Jacoubet, vers 1830
.

Section au sud du passage des Petits-Pères

Les lettres patentes du prévoit l'ouverture d'une rue entre la place des Petits-Pères et la rue des Petits-Champs sur l'emplacement de l'hôtel de la Ferrière, appartenant à Mathias Pasquier. Cette rue formant un coude est ouverte en 1779 sous le nom de passage des Petits-Pères.

Section au nord du passage des Petits-Pères

Par ordonnance royale du , les terrains domaniaux dits des Petits-Pères (ancien couvent des Augustins-Déchaussés) et ceux appartenant aux Messageries royales sont percés de deux rues :

  • l'une reliant la partie sud du passage des Petits-Pères à la place de la Bourse ;
  • l'autre reliant cette nouvelle rue à la rue Saint-Pierre-Montmartre (partie de la rue Paul-Lelong située à l'est de la rue Notre-Dame des Victoires).

La première de ces voies a pris le nom de « rue de la Banque » et la seconde a reçu la dénomination de « rue Paul-Lelong ».

Un arrêté préfectoral du rattache à la rue de la Banque la section sud du passage des Petits-Frères.

Le 11 octobre 1914, durant la Première Guerre mondiale, le no 14 rue de la Banque est bombardé par un raid effectué par des avions allemands[1].

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire

  • Au no 1 se trouvent les caves Legrand qui ont succédé à l'épicerie E. Beauge[2].
  • Au no 3 se trouve l'hôtel de Normandie, au-dessus de la porte duquel le tailleur de pierre n'a pu achever qu'en 1919 son travail interrompu en 1914. Il s'agit d'un des témoignages les plus représentatifs des effets de la guerre.
  • Au no 4 se trouve le consulat général de Roumanie dans les années 1900[3].
  • Au no 5 de la rue se trouve une plaque commémorative du lieu de décès de Louis-Antoine de Bougainville.
  • Au no 8 de la rue se trouve la mairie du 2e arrondissement de Paris. Le 16 novembre 1943, la Gestapo y arrêta, sur dénonciation, Jacques Bidaut, secrétaire général de la mairie. Il meurt au camp de Neuengamme, le .
  • Nos 12, rue de la Banque et 3, rue Notre-Dame-des-Victoires : emplacement de la caserne des Petits-Pères également appelée « caserne de la Banque[4] ».
  • Juste en face, des nos 9 à 13, se trouve l'ancien hôtel du Timbre et de l'Enregistrement, imposant bâtiment que l’on doit à l'architecte Victor Baltard, qui abrita jusqu'en 1974 la dernière grande activité industrielle du quartier.
  • Aux nos 19, 21 et 23, se trouvait le Bureau Central Radioélectrique (appelé Bureau Télégraphique International à partir de 1975), qui a existé entre 1958 et 2003, administré par le service des Postes, télégraphes et téléphones puis par France Télécom. Les bâtiments antérieurs sont démolis entre 1955 et 1958. Les travaux de gros œuvre débutent le et l'immeuble actuel est terminé entre 1958 et 1962. Il est adossé aux bureaux de l'Agence France-Presse, édifiés à la même époque. Le choix du site est dicté par la proximité avec la Bourse de Paris et du central télégraphique de Paris-Bourse, rue Feydeau. À son apogée dans les années 1960, plus de mille personnes y travaillent jour et nuit pour acheminer les télégrammes internationaux.

Notes et références

Pour approfondir

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