Rue de la Croix-Nivert
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15e arrt Rue de la Croix-Nivert
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| Situation | |||
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| Arrondissement | 15e | ||
| Quartier | Grenelle | ||
| Début | Place Cambronne | ||
| Fin | Rue de Vaugirard | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 1 860 m | ||
| Largeur | 18 m | ||
| Historique | |||
| Dénomination | |||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 2452 | ||
| DGI | 2459 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 15e arrondissement de Paris
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La rue de la Croix-Nivert est une rue du 15e arrondissement de Paris.

La rue de la Croix-Nivert commence place Cambronne, entre la rue Frémicourt et la rue Cambronne et aboutit rue de Vaugirard.
La rue de la Croix-Nivert est traversée par la rue Mademoiselle, la rue de l'Abbé-Groult, la rue de Javel, la rue de la Convention, la rue Lecourbe, la rue Théodore-Deck et la rue Desnouettes.
La rue Letellier, la rue Fondary, la rue du Théâtre, la rue Gramme, la rue Lakanal, la rue des Entrepreneurs, la rue du Hameau, la rue Auguste-Chabrières, l'impasse Ribet, la villa Croix-Nivert, la rue de l'Amiral-Roussin, la rue Meilhac, la rue Joseph-Liouville, le square Saint-Lambert, la rue Théophraste-Renaudot, la rue Charles-Lecocq et la rue Jules-Simon commencent ou aboutissent rue de la Croix-Nivert.
Origine du nom
La voie tient son nom d'une croix, dénommée croix « Niver » ou « Nivert » respectivement sur les plans de Roussel (1730) et de Delagrive (1740), qui était située au croisement des anciens chemins de Grenelle à Issy (actuelle rue de Lourmel) et de Paris à Sèvres (actuelle rue Lecourbe). Ce carrefour, à l'origine en rase campagne, disparut au milieu du XIXe siècle lors de la construction de l'enceinte de Thiers puis de celle de la ligne de Petite Ceinture. Louis Gaudreau confirme que la croix était « placée bien au-delà de la rue qui porte actuellement [le] nom [de Croix-Nivert] » et précise : à « environ cent-vingt-cinq perches de la rue des Prêtres ou de Saint-Lambert »[1]. Cette distance de 731 mètres (pour un pied de 32,5 cm) est effectivement la distance à parcourir, via la rue Lecourbe, de la rue Saint-Lambert au pont de la Petite ceinture. L'emplacement de l'actuelle place Balard est encore un lieu dit « Cx Niver » sur la carte des Chasses du Roi, fin XVIIIe, mais sans qu'y soit représentée la croix. Celle-ci servait de reposoir lors des processions qui faisaient le tour de Vaugirard[2].
Historique
Sur les plans de Roussel (1730) et de Delagrive (1740) est déjà figuré, partant de l'extrémité de la future avenue de Lowendal (où sera érigée la barrière de l'École-Militaire et qui deviendra la place Cambronne), un chemin qui s'en va vers le sud-ouest dans la plaine de Vaugirard. Mais il rejoint, sur ces plans, le chemin de Sèvres au niveau de son croisement avec la rue de Javel et non, comme le fera notre rue de la Croix-Nivert moyennant une légère déviation vers l'ouest, au bout du parc du marquis de Feuquières (actuel square du Clos-Feuquières, qui s'étendait alors jusqu'au chemin de Sèvres). La rue prend nécessairement forme et place définitives avant 1830, puisque sa section allant de la rue Mademoiselle à la rue de Javel est appelée, cette année-là, à former un segment de la limite entre la commune de Vaugirard et la commune nouvellement créée de Grenelle.
Sans indication de nom sur le plan de Picquet (1804)[3], dénommée « rue de la Croix de Nivert » sur les plans (entre autres) de Girard (1832)[4], Tardieu (1838)[5] et Henriot (1855)[6], toujours nommée « rue Croix-de-Nivert » par Gaudreau (1842)[7], la rue prend son nom actuel lors de l'annexion de Vaugirard et Grenelle à Paris en 1860, le décret de 1859 qui délimite les quartiers des nouveaux arrondissements de Paris la citant encore une fois comme « rue de la Croix-de-Nivert » mais deux comme « rue de la Croix-Nivert »[8]. Son nom est encore le plus souvent cité dans la version courte « rue Croix-Nivert » jusque dans les années 1890, par exemple lorsque est annoncée l'ouverture de l'enquête publique pour sa prolongation de la rue Lecourbe à la rue de Vaugirard en 1875[9].
Le , MM. Adolphe Chérioux et Daniel présentent au conseil municipal de Paris une pétition d'habitants demandant le changement de dénomination de la partie de la rue de la Croix-Nivert comprise entre la rue de l'Abbé-Groult et la rue de Vaugirard[10]. Lors de la séance du , M. Bassinet présente une pétition d'industriels protestant contre cette demande de changement de nom[11]. La commission du conseil municipal à laquelle ces pétitions sont transmises propose néanmoins d'appeler la partie de la rue visée rue Laënnec[12]. Mais au mois de mai 1897, le conseil municipal reçoit une pétition, d'habitants de la rue cette fois, protestant contre le projet[13]. Le changement n'a pas lieu.
Bombardement : le , durant la Première Guerre mondiale, un obus lancé par la Grosse Bertha tombe au no 214, rue de la Croix-Nivert[14].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
- Une usine de fabrication d'eau de Javel s'est installée dans la rue, ayant donné son nom à la marque Javel Lacroix[15].
- No 55 : le théâtre de Grenelle s'y trouvait de 1828 à 1929[16]. Il est détruit l'année suivante et remplacé par un immeuble de logements avec bow-windows et parements de briques, doté d'un cinéma en rez-de-chaussée sur la rue de la Croix-Nivert[17]. Ouvert en 1931 sous le nom de Palace Croix-Nivert, il ferme en 1983, après avoir présenté des films exclusifs, des séries B et sur la fin des programmes art et essai. La salle est ensuite utilisée par la municipalité pour des évènements culturels, en particulier musicaux, puis comme lieu de prière par les ismaéliens. La façade ornée de colonnes et d'une marquise a été conservée[18].
- No 115 : immeuble de 1908 (architecte Louis Delay).
- No 171 : Centre culturel algérien de Paris, inauguré en 1983[19].
- No 224 : au croisement avec la rue Desnouettes, ateliers RATP de Vaugirard.
- No 256 : au croisement de la rue de Vaugirard, vieille maison.
- N°171 : Centre culturel algérien.
- N°256 : maison d'angle avec la rue de Vaugirard.
Chanson
La rue de la Croix-Nivert est citée par Pierre Perret dans la chanson Cœur cabossé sortie en 1989, sur l'album éponyme (Label Adèle / Carrère, ref. AD 39 542 / 66 865) ; la femme dont il est question dans cette chanson travaille au bar du Duc de Nevers (qui en fait n'existe pas à cette adresse).