Rue des Amidonniers
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La première partie de la rue des Amidonniers. | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 43° 36′ 23″ nord, 1° 25′ 27″ est |
| Pays | |
| Région | Occitanie |
| Département | Haute-Garonne |
| Métropole | Toulouse Métropole |
| Ville | Toulouse |
| Secteur(s) | 1 - Centre |
| Quartier(s) | Amidonniers |
| Début | no 2 rue de l'Abreuvoir-Saint-Pierre |
| Fin | no 4 ter port de l'Embouchure |
| Morphologie | |
| Longueur | 1 405 m |
| Largeur | entre 9 et 10 m |
| Transports | |
| Ville | |
| Odonymie | |
| Anciens noms | 1re partie : Rue Neuve-du-Bazacle (1784-XIXe siècle) ; Rue la Probité (1794) 2e partie : Chemin de l'Embouchure (XIXe siècle-1947) |
| Nom actuel | 1re partie : XIXe siècle 2e partie : 12 avril 1947 |
| Nom occitan | Carrièra dels Amidonièrs |
| Histoire et patrimoine | |
| Création | 1784 |
| Lieux d'intérêt | Église Saint-Paul Bassin des filtres |
| Protection | 1re partie : Site patrimonial remarquable (1986) |
| Notice | |
| Archives | 315550137640 |
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La rue des Amidonniers (en occitan : carrièra dels Amidonièrs) est une voie de Toulouse, chef-lieu de la région Occitanie, dans le Midi de la France.
Description
La rue des Amidonniers est une voie publique. Elle traverse le quartier des Amidonniers, dans le secteur 1 - Centre.
La première partie de la rue des Amidonniers compte une seule voie de circulation automobile en sens unique, de l'avenue Paul-Séjourné vers la rue de l'Abreuvoir-Saint-Pierre. Elle est de plus définie comme une zone de rencontre et la vitesse est limitée à 20 km/h. Il n'existe ni bande, ni piste cyclable, quoiqu'elle soit à double-sens cyclable.
La deuxième partie de la rue compte une voie de circulation automobile en sens unique, de l'avenue Paul-Séjourné vers l'avenue Édouard-Debat-Ponsan. Elle appartient à une zone 30, où la vitesse est limitée à 30 km/h. Il existe une bande cyclable pour les cyclistes circulant à contre-sens. En 2021, elle devient une vélorue, où la priorité absolue est donnée aux cyclistes.
La troisième partie de la rue, de l'avenue Édouard-Debat-Ponsan au port de l'Embouchure, compte deux voies de circulation. Il n'existe ni bande, ni piste cyclable.
Voies rencontrées
La rue des Amidonniers rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :
- Rue de l'Abreuvoir-Saint-Pierre
- Avenue Paul-Séjourné
- Rue Maurice-Fort (d)
- Rue de Plaisance (d)
- Rue Edmond-de-Planet (d)
- Rue Chateaubriand (d)
- Rue Émile-Duployé (d)
- Rue Saint-Bruno (d)
- Rue Sainte-Marguerite (d)
- Place des Amidonnières (g)
- Avenue Édouard-Debat-Ponsan (d)
- Port de l'Embouchure
Transports
La rue des Amidonniers est parcourue et desservie dans sa première partie, entre la rue de l'Abreuvoir-Saint-Pierre et l'avenue Paul-Séjourné, par la navette Ville. Au carrefour de cette avenue se trouvent les arrêts des lignes 1445 de bus. Le reste de la rue, jusqu'au port de l'Embouchure, est desservi à proximité par la ligne L1 du Linéo et par la ligne 63 de bus.
Il existe plusieurs stations de vélos en libre-service VélôToulouse à proximité de la rue des Amidonniers : les stations no 82 (1 avenue Paul-Séjourné), no 83 (2 avenue Paul-Séjourné), no 85 (2 boulevard du Maréchal-Leclerc) et no 131 (15 rue Paul-Bernies).
Odonymie
La rue des Amidonniers tient son nom des artisans amidonniers, fabricants d'amidon et de ses produits dérivés. À sa création, en 1784, elle fut la rue Neuve-du-Bazacle. En 1794, pendant la Révolution française, on la renomma rue la Probité, mais ce nom ne fut conservé que quelques mois. Au cours du XIXe siècle, la rue des Amidonniers se développa vers le nord, en suivant le développement des usines et du quartier. Elle s'étendait au milieu du siècle jusqu'au chemin de ronde des Amidonniers (actuelle avenue Édouard-Debat-Ponsan), où se trouvait la barrière d'octroi. Au-delà, jusqu'au port de l'Embouchure, c'était justement le chemin de l'Embouchure. En 1947, ce dernier nom disparut, au profit des Amidonniers[1].
Histoire
La rue des Amidonniers se développe à partir de 1784 pour accueillir les amidonniers, expulsés des autres quartiers de la ville, et notamment de l'île de Tounis. Du côté ouest, entre la rue et le canalet, se trouvent les usines, tandis que du côté est, entre la rue et le canal de Brienne, s'étendent les habitations des ouvriers du quartier[2].
Pour assister la population pauvre du quartier, les Filles de la charité ont un dispensaire dans la rue (emplacement de l'actuel no 41)[3]. En 1896, après la disparition des maisons de charité, le bureau de bienfaisance de la ville ouvre dans la rue un Fourneau économique, où les ouvriers du quartier avaient un repas chaud pour un faible coût, mais qui était aussi chargé de distribuer du lait pour les enfants et du bouillon pour les pauvres. À partir de 1920, devenu Restaurant populaire, il est aussi ouvert aux chômeurs[4].
En 1905 est créée la Laiterie du Bazacle[5].

