Rue du Chêne
voie de Bruxelles, Belgique
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La rue du Chêne (en néerlandais Eikstraat) est une voie de Bruxelles, capitale de la Belgique.
| Rue du Chêne (fr) Eikstraat (nl) | |
Vue générale vers la rue de l’Étuve | |
| Situation | |
|---|---|
| Coordonnées | 50° 50′ 39″ nord, 4° 21′ 03″ est |
| Pays | |
| Région | |
| Ville | |
| Quartier(s) | Centre |
| Début | rue de l'Étuve |
| Fin | place de la Vieille Halle aux Blés |
| Morphologie | |
| Type | rue |
| Fonction(s) urbaine(s) | mixité |
| Forme | arc de cercle |
| Longueur | 174 m |
| Largeur | entre 8 et 9 m |
| modifier |
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Situation et accès
Cette très ancienne voie de la région de Bruxelles-Capitale située sur le territoire du Pentagone de la ville de Bruxelles monte, avec une dénivellation de huit mètres, depuis la rue de l'Étuve et le célèbre Manneken Pis jusqu'à la place de la Vieille Halle aux Blés.
Le premier Athénée royal de Bruxelles était situé au no 17 et a été remplacé par l'annexe « Chêne » du Conservatoire royal de Bruxelles[1].
Origine du nom
On ignore l'origine exacte de cette appellation[2].
Historique
Cette rue ancienne a vu le jour à l'intérieur de la première enceinte urbaine (XIe-XIIIe siècle)[3].
Parallèle à la portion de rempart qui se trouvait autrefois entre la Senne et la « tour de Villers » — encore visible dans la cour de l'Athénée royal et rue de Villers, elle commençait jadis à la rue du Marché au Charbon. Au XIIIe siècle, un couvent de Carmes y fut établi dans son premier tronçon, ce qui lui valut par la suite le nom de « rue des Grands Carmes »[3].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
Il s'y trouve de nombreuses maisons remarquables classées au patrimoine immobilier de la Région de Bruxelles-Capitale.
La maison appelée Den Engel (« L'Ange ») au no 21. La maison De Swarte Lelie (« Le Lys noir ») aux nos 23-25 L'ancienne auberge Saint-Jean-Baptiste au no 27
Côté impair
- no 13-15-17 : Athénée Royal Jules Bordet
- au no 19 : la maison appelée Sint-Jooris ou Kleyne Sint-Jooris (« Saint-Georges » ou « Petit Saint-Georges »), faisant le coin avec l'impasse du Val des Roses. Cette maison était habitée en 1767 par l'aubergiste Paternotte, section 13, n° 151.
- au no 21 : un ancien hôtel de maître avec porte cochère, maison appelée jadis Den Engel (« L'Ange ») habitée en 1767 par le nommé De Nayer, boutiquier, section 13, n° 150. Cette maison est bien connue des bibliophiles car c'est là que se trouvait au XXe siècle la libraire ancienne Florent Tulkens, libraire-expert.
- aux nos 23-25 : l'ancienne maison appelée De Swarte Lelie (« Le Lys noir »), restaurée récemment et habitée lors du recensement de 1767 par un certain Theunes, section 13, n° 149.
- au no 27 : l'ancienne auberge Au Saint-Jean-Baptiste ('t Sint-Jan), transformée en musée privé par le peintre Philippe Schott. Propriété actuelle de la Fondation Roi Baudouin. Elle forme le coin avec la rue de Villers (anciennement rue du Chat Noir ou Zwarte Cattestraet). Cette maison était habitée en 1767 par N. Proost, aubergiste, section 13, n° 148.
Côté pair
- au no 8 : remarquable immeuble Louis XVI, ancien hôtel du comte de Vischer de Celles