Rue du Cloître-Notre-Dame
rue de Paris, en France
From Wikipedia, the free encyclopedia
La rue du Cloître-Notre-Dame est une voie située sur l'île de la Cité dans le 4e arrondissement de Paris.
4e arrt Rue du Cloître-Notre-Dame
| |||
|
| |||
| Situation | |||
|---|---|---|---|
| Arrondissement | 4e | ||
| Quartier | Notre-Dame | ||
| Début | Quai aux Fleurs quai de l'Archevêché |
||
| Fin | Rue d'Arcole | ||
| Morphologie | |||
| Longueur | 223 m | ||
| Largeur | 15 m | ||
| Historique | |||
| Création | 1846 | ||
| Ancien nom | Rue du Cloître-de-la-Raison | ||
| Géocodification | |||
| Ville de Paris | 2129 | ||
| Géolocalisation sur la carte : Paris
Géolocalisation sur la carte : 4e arrondissement de Paris
| |||
| modifier |
|||
Situation et accès
Elle longe la façade septentrionale de la cathédrale Notre-Dame de Paris et le square Jean-XXIII. Elle est desservie par les stations de métro « Cité » et « Saint-Michel » ainsi que de la gare RER « Saint-Michel - Notre-Dame ».
Origine du nom
Cette voie doit son nom à l'ancien cloître Notre-Dame. On appelait ainsi l'ensemble de ruelles et de maisons situées dans l'enclos des chanoines attachés au service de la cathédrale.
Historique
Elle est citée sous le nom de « Cloistre Notre Dame », dans un manuscrit de 1636.
En 1702, la rue, qui fait partie du quartier de la Cité, possède 40 maisons et 18 lanternes[1].
Durant la Révolution elle prend le nom « rue du Cloître-de-la-Raison »[2].
Vers 1812 furent construites, dans cette rue, des écuries pour l’archevêché[3]. L'abreuvoir des chevaux de l'archevêché et de ceux des habitants du cloître se trouvait alors à la pointe nord du « Terrain » (ancien jardin des chanoines de Notre-Dame actuel) à l'emplacement du square de l'Île-de-France) que l'on gagnait en empruntant à partir de la « place Fénelon » (disparue), au chevet de la cathédrale, les anciennes rues « Bourdaloue » et « de l'Abreuvoir », disparues lors de la création en 1844 du « jardin de l'Archevêché » (square Jean-XXIII)[4].
Après la suppression de la rue Bossuet et de la place Fénelon et la création du square de l'Archevêché en 1844, la rue est prolongée jusqu'au pont Saint-Louis dans le même axe rectiligne, contrairement à la rue Bossuet qui était légèrement infléchie dans une direction ouest-nord-est par rapport à cet axe.
La rue actuelle est née en 1846 de la réunion de deux voies distinctes[5] :
- la rue du Cloître-Notre-Dame, qui s’étendait alors depuis la rue Saint-Pierre-aux-Bœufs (correspondant à l’actuelle rue d'Arcole), et
- la rue Bossuet, percée en 1804 dans le prolongement du pont de la Cité — aujourd’hui pont Saint-Louis — tout juste achevé à cette époque.
Cette première partie de la rue fusionnée en 1846 comprenait sous l'Ancien régime deux éléments compris dans l'enceinte du cloître Notre-Dame.
- À l'ouest, une voie relativement large s'étendant au bord de la cathédrale de l'église Saint-Jean-le-Rond puis de la rue Saint-Pierre-aux-Bœufs après la démolition de cette église en 1748 jusqu'à la rue Massillon.
- À l'est de cette rue jusqu'à la rue Chanoinesse, la courte et étroite rue du Chapitre qui longeait les bâtiments du chapitre des chanoines de Notre-Dame. Ces bâtiments qui s'élevaient à proximité du chevet de la cathédrale sont devenus biens nationaux et détruits à la Révolution. Leur disparition a élargi cette partie de la rue du Cloître-Notre-Dame longeant la cathédrale.
- Rues du Cloître Notre-Dame et du Chapitre sur plans anciens
Rue du chapitre et cloître Notre-Dame en 1737 sur le plan Turgot. Rue du Cloître en 1820 sur le plan Girard.
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
Alignée sur la façade de la cathédrale se trouvait à son niveau jusqu'en 1748 l'église Saint-Jean-le-Rond.
Au no 6 ter se trouvent les anciennes dépendances du BHV. Doté de deux tourelles d'angle au croisement avec la rue Chanoinesse et la rue Massillon, l'immeuble a été réalisé en 1893 par l'architecte Ernest Papinot. De nos jours, il accueille la fondation Louis-Lépine, soit les services sociaux de la préfecture de police toute proche[6],[7].
Au no 8, funérarium de l'Hôtel-Dieu de Paris, où sont déposés les corps des personnes décédées dans l'établissement ou en relation avec une enquête médico-judiciaire. Le corps de Jim Morisson y fut par exemple déposé après la découverte de son décès.
Au no 10 se trouvait entre 1951 et 2008 le musée de Notre-Dame de Paris, situé au rez-de-chaussée, dans des locaux appartenant au diocèse de Paris. Établissement privé, il était géré par la Société des amis de Notre-Dame de Paris. Sur trois ou quatre salles, il présentait l'histoire de l'édifice voisin via des dessins ou des tableaux ainsi que grâce à des dépôts du musée Carnavalet et des Archives nationales. Parmi les expositions qui y furent organisées, celle de 1967 était consacrée au parvis, où avaient alors lieu des fouilles archéologiques ; les objets découverts y furent présentés (« poteries, monnaies, bijoux gallo-romains ou médiévaux »). Le musée ferme en raison de la volonté du diocèse de récupérer ses locaux[6].
Au no 14, siège du Comité de la rue d'Arras au domicile de l'institutrice Geneviève Vivien pendant la Commune de Paris (il a une permanence au 8, rue des Écoles)[8].
Au no 16, plaque commémorant l'écrivain et historien de l'art Jean Leymarie.
- La rue vue vers l'ouest.
- Tourelle au no 6 ter.
- Entrée du no 10 en 1892 (bâtiment détruit).
- Fontaine dans la cour du no 10 en 1892 (bâtiment détruit).
- Plaque au no 16.
- No 16-18.
- Café.
- Façade décorée.