Jacques Rougerie (historien)
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École normale supérieure
| Maître ou maîtresse de conférences | |
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| Maître-assistant |
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| Formation |
Faculté des lettres de Paris (doctorat) (jusqu'en ) École normale supérieure |
| Activité |
| A travaillé pour | |
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| Directeur de thèse |
Jacques Rougerie, né le à Nantes et mort le à Clamart, est un historien français, spécialiste de la Commune de Paris de 1871.
Fils d'un professeur de lettres auteur de livres scolaires[1], entré en 1952 à l'École normale supérieure, il est titulaire en 1956, d'un diplôme d'études supérieures portant sur les élections municipales du 26 mars 1871 à Paris. Il est reçu la même année à l’agrégation d’histoire[2].
Assistant à la Sorbonne[3], il publie en 1964, dans le cadre de la préparation d'une thèse de doctorat ès lettres sur la Commune de Paris, et à partir des archives judiciaires et militaires des conseils de guerre, un ouvrage pionnier[4] dans l'historiographie sur cet événement : Procès des communards.
Il enseigne l'histoire en conférence de méthode à l'Institut d'études politiques de Paris dans les années 1960. Il a notamment comme élèves Daniel Gaxie[5] et Marcelino Truong.
Il est maître de conférences honoraire à l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.
Membre du comité de rédaction de la revue Le Mouvement social, dirigée par Ernest Labrousse, il y publie, à partir de 1961[6] plusieurs articles sur la Commune, l'Association internationale des travailleurs, le Comité central républicain des Vingt arrondissements. Devenu spécialiste de la Commune de Paris, il a renouvelé en profondeur son histoire, en ayant une vision non figée de sa discipline :
- « Tout travail d'historien doit être, à l'évidence, contesté, critiqué. Il doit surtout être, tôt ou tard, dépassé à la suite de nouvelles recherches. »[7].
Sa réflexion a porté, en dernier lieu[8], sur le rapport des communards à la démocratie.
Il participe, pour la période 1848-1871, au Dictionnaire biographique du mouvement ouvrier français (Le Maitron)[9].
Il a également conseillé Peter Watkins pour son film La Commune (Paris, 1871) diffusé en 2000.