Plaque signalant l'emplacement de l'ancienne poterne Barbette.
Au XIIIesiècle, la porte ou poterne Barbette de l'enceinte de Philippe Auguste se dressait au niveau de la partie nord de la rue, comme le signale une plaque posée sur le mur du marché couvert.
En 1811, le gouvernement impérial décide de faire construire le marché des Blancs-Manteaux. Le , l'empereur Napoléon signe le décret impérial suivant:
«Le marché qui, aux termes de notre décret du 30 janvier 1811, devait être construit sur la place Saint Jean, sera transféré dans l'emplacement de l'ancien hospice Saint Gervais situé rue Vieille-du-Temple, en face de celle des Blancs-Manteaux. Cet emplacement qui appartient aux hospices sera acheté par notre bonne ville de Paris.»
Pour faciliter la circulation autour du marché, de nouvelles rues sont créées, la rue des Hospitalières-Saint-Gervais et la rue du Marché-des-Blancs-Manteaux. La rue est en deux tronçons séparés qui longent les deux façades latérales du marché. La voie est ouverte par décret le .
Le marché des Blancs-Manteaux a été remplacé aujourd'hui par l'Espace d'animation des Blancs-Manteaux[1]. Ses murs sont décorés de nombreux collages et graffitis.
L'hôtel de Noirat qui bordait le côté nord de la rue est démoli en 1939 et remplacé par un immeuble en briques rouges. Le fronton dans la cour orné d'un cadran solaire est remonté sur un mur au 80 rue de l'Hôtel-de-Ville.
Par délibération du , le tronçon nord de la voie (celui du côté pair) prend la dénomination de «rue Milo-Adoner»[2].