Rue du Petit-Mouton
rue de Rouen, en France
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La rue du Petit-Mouton est une voie publique de la commune française de Rouen. Située dans la partie est du centre-ville, elle appartient au quartier Carmes-Saint Maclou.
| Pays | |
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| Division territoriale française | |
| Région | |
| Département français | |
| Arrondissement français | |
| Commune française | |
| Coordonnées | |
| Début | |
| Fin |
| Type | |
|---|---|
| Forme |
Irrégulière |
| Longueur |
25 |
| Largeur |
0,98 |
La rue figure parmi les plus étroites de Rouen.
Au XXe siècle, Simone de Beauvoir et Jean-Paul Sartre font de cette rue un lieu de rendez-vous de leurs assises.
Situation et accès
La rue du Petit-Mouton est située à Rouen. Elle débute à l'intersection de la rue de la République[N 1] et se termine Place du Lieutenant-Aubert[N 2]. Avec ses 98 cm de large, c'est la deuxième rue la plus étroite de Rouen[1].
Origine du nom
Historique
Au XIVe siècle, la rue comporte à « l'enseigne du Petit-Mouton » l'une des deux « étuves à femmes » de Rouen[2],[3],[N 3].
En 1892, la rue du Petit-Mouton est présentée dans The Lancet comme insalubre, à l’image de bon nombre de rues à Rouen. Pour y remédier, la revue scientifique préconise d’en reconstruire les immeubles et d’en élargir la voirie[4].
En 1899, Léon de Vesly identifie une portion de l’ancienne muraille de la ville longeant la rue et ayant été mise au jour lors de travaux d’assainissement[5],[N 4]. En effet, à cette époque « la rue du Petit Mouton est une venelle, aux maisons surplombantes et croulantes, qui se rétrécit outrageusement », ce qui lui confère un caractère « très pittoresque »[7].
Quelques décennies plus tard, Simone de Beauvoir continue cependant d’évoquer dans La Force de l'âge « une venelle, qui donnait sur la rue de la République »[8]. Durant les années 1930, alors enseignante en philosophie au Lycée Jeanne-d'Arc, Beauvoir s’installe dans la rue du Petit-Mouton, à l’hôtel éponyme, sur la recommandation d’Olga Kosakiewicz, son élève[9],[N 5]. Cette dernière rejoint en 1935 sa chaperonne, dont elle devient l’amante[11]. Jean-Paul Sartre, qui enseigne au lycée François Ier du Havre, y est régulièrement de passage[12].
Lors du bombardement de Rouen du , une bombe expose dans la rue du Petit-Mouton et la « ravage grandement »[13].
Bâtiments remarquables et lieux de mémoire
Au no 4 se situe l'une des plus anciennes maisons de Rouen[14]. L'hôtel du Petit Mouton se situe au 2 et 4 de la rue Petit-Mouton.
Aujourd'hui clos, il est, dans les années 1930, divisé en deux : les chambres de passe d'un côté, les pensionnaires de l'autre[9],[15]. Sa façade est dotée d’un encorbellement primitif[16].

Dans la littérature
- Pierre Thiry, Le Mystère du Pont Gustave-Flaubert, Édition du bicentenaire (1821-2021), N.p.: Books on Demand, 2021.
