Il étudie la sculpture à l'école des beaux-arts de sa ville natale, mais se consacre dans un premier temps à la gravure sur métal, qui lui permet d'obtenir plusieurs prix[1].
Il reprend sa carrière de sculpteur et crée notamment un chandelier en marbre d'après un dessin de Michel-Ange, ainsi qu'une statue de femme agenouillée, aujourd'hui située sur la tombe de la mère de l'artiste[1].
En 1846, López Alegría s'installe à Madrid, où il reste deux ans. Il étudie auprès de José Piquer Duart(es), puis est nommé restaurateur du musée du Prado[1]. Il reçoit une commande de la maison royale pour réaliser plusieurs sculptures à Aranjuez[1].
De retour à Vitoria, il réalise deux grands lions qui décorent pendant longtemps le perron du palais de la province[2]. Ne pouvant pas réaliser son rêve d'aller en Italie, il arrête sa carrière de sculpteur[2].
Ruperto López de Alegría se consacre également à la photographie. Au début des années 1860, il gère avec José Piquer Duart un studio au 14, calle Portal del Rey, à Vitoria[2],[3], devenant ainsi l'un des pionniers de la photographie dans cette ville et le premier natif de celle-ci[4].
En 1865, il est nommé par le conseil administratif de l'Académie des Beaux-Arts professeur de dessin d'art décoratif, avant d'occuper un poste de professeur de sculpture, à la suite de la mort de son collègue Carlos Imbert[2].
↑ (es) Luis Marty Caballero, «Vitoria», dans Anuario general del comercio, de la industria y de las profesiones de la magistratura y de la administración ó Diccionario Indicador..., Madrid: Redacción. Imprenta. Oficinas del Anuario, 1863, p. 512.
(es) Manuel Ossorio y Bernard, «Lopez Alegría y Mas (D. Ruperto)», dans Galería biográfica de artistas españoles del siglo XIX, Madrid, Imprenta de Moreno y Rojas, 1883-1884 (lire en ligne).