Ruth Copeland
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Depuis |
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Invictus Records (en) |
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Ruth Copeland, née vers 1946, est une ancienne chanteuse anglaise ayant fait carrière aux États-Unis au début des années 1970, connue notamment pour ses collaborations avec George Clinton et le collectif funk Parliament-Funkadelic[1].
Premières années
Ruth Copeland voit le jour à Consett, dans le comté de Durham, au nord-est de l'Angleterre près de Newcastle, et est élevée dans une rue du quartier de Blackhill surnommée la « rue des stars » pour y avoir vu naitre notamment le chanteur guitariste et pianiste, ancien compagnon de route de Screaming Lord Sutch et Marty Wilde, Freddie "Fingers" Lee et un fameux jockey vainqueur en 1975 à Ascot. Elle fréquente le collège technique local et commence à chanter en 1963 dans un groupe de Jazz, the Collegians. À la suite du décès soudain de sa mère et du remariage de son père, contremaitre dans l’usine métallurgique de la ville, elle abandonne ses études aspirant à une carrière de chanteuse, d’abord à Blackpool, puis à Londres où elle intègre un groupe, Ed and the Intruders, dont le pianiste est son ancien voisin de rue Freddie Lee.
Carrière musicale
En 1965, elle part à Détroit où sa sœur Norma vit déjà[2] (ou son frère Peter selon une source anglaise très détaillée[3]) et se produit très vite dans des clubs locaux comme chanteuse de folk et de blues. Sous le nom de Kelly Michaels, elle enregistre un simple Foggy Days / I Need Him sur le label Carla records du producteur Ollie McLaughlin[4]. Elle travaille aussi comme opératrice sur calculateur électronique et se marie avec le joueur de football américain Karl Sweetan, mais ce mariage ne résiste pas longtemps.
Après avoir été repérée lors d’une audition comme choriste pour le chanteur Edwin Starr, Ruth noue des contacts et développe une relation avec le compositeur et producteur Jeffrey Bowen avec lequel elle va se marier et qui vient juste de se joindre à ses anciens comparses de l’écurie Tamla-Motown Holland, Dozier & Holland pour fonder le label Invictus Records ; il fait signer en 1969 à sa jeune épouse un contrat avec la compagnie tout juste constituée, dans l’intention, selon Ruth Copeland de « créer une autre Diana Ross, mais blanche ». Bowen commence à produire des disques pour le label dont Ruth devient une des premières artistes (et plus encore une des rares blanches d’un label spécialisé dans la musique soul) en tant que membre du nouveau groupe tout juste signé, The New Play Starring Ruth Copeland. Ils sortent un simple A Gift of Me / The Music Box, coécrit par "Edith Wayne" (pseudonyme utilisé par Holland, Dozier & Holland), Ron Dunbar et Copeland elle-même[5]. Ce n’est cependant pas un succès et le groupe se dissout. On lui demande alors d’écrire des paroles sur une musique d’Holland-Dozier-Holland et elle propose un texte sur son chien resté en Angleterre qui lui manque ; le producteur déteste le résultat et demande à la place à Ron Dunbar d’écrire les paroles de la chanson qui devient le succès Band of Gold.
Collaborations avec George Clinton et Parliament-Funkadelic et carrière solo
Au moment où elle est engagée par Invictus, le groupe de George Clinton, Parliament vient de signer sur le label. Elle se trouve impliquée dans le travail du premier album du groupe Osmium et est créditée dans la coproduction du disque avec Clinton ; Jeffrey Bowen travaille également à sa production mais ne peut être crédité pour des raisons contractuelles. Elle écrit également deux titres de l’album : Little Ole Country Boy et The Silent Boatman (le premier morceau qu’elle ait écrit seule), de facture insolite dans le répertoire de Parliament-Funkadelic puisqu’emprunt de l’intérêt de Ruth Copeland pour la musique country et le folk britannique.
Tout en travaillant aux débuts de Parliament, elle commence aussi à préparer le matériel de son premier album Self Portrait, sorti chez Invictus en octobre 1970 avec un autoportrait de sa main en couverture de pochette. Il présente, outre des contributions de Clinton, celles d’un éventail de musiciens de Parliament-Funkadelic comme Bernie Worrell, Eddie Hazel, Tawl Ross, Billy Bass Nelson et Tiki Fulwood. Il intègre une variété de styles différents, du folk au funk et même l’opéra avec Un Bel Di adapté de Madame Butterfly de Puccini enregistré avec le Detroit Symphony Orchestra. Un second album, I Am What I Am, est réalisé en juillet 1971[6], avec encore un échantillon de musiciens de P-Funk, incluant plusieurs de ceux qui, comme Hazel et Nelson, viennent de quitter Funkadelic pour des problèmes financiers. Ces anciens musiciens resteront avec elle quand elle partira en tournée pour promouvoir son album et accompagneront régulièrement Sly and the Family Stone.
Elle continue à collaborer avec George Clinton, cosignant deux simples supplémentaires pour Parliament, Come in Out of the Rain et Breakdown, qui sortent en 1971-72. Clinton a dit d’elle : " C’était une bonne auteure, vraiment déterminée à faire les choses parfaitement, une perfectionniste ! " L’année 1972 la voit aussi contribuer à l’album intitulé The Politicians featuring McKinley Jackson dont elle coécrit le titre d’ouverture Psycha-Soula-Funkadelic, qui sera postérieurement samplé par le groupe de Brighton The Go! Team sur leur album Proof of Youth en 2007. Par ailleurs, sa relation avec Bowen et son contrat avec Invictus de terminent à cette époque et, pour des raisons contractuelles, elle est dans l’impossibilité d’enregistrer pour une autre compagnie pendant plusieurs années. Elle ne se trouve donc pas en mesure d’entretenir le succès de ses albums initiaux et de ses tournées.
En septembre 1972, elle accompagne David Bowie dans sa tournée américaine. Elle enregistre son troisième et dernier album Take Me to Baltimore, à Philadelphie en 1976. Sorti par RCA, il comprend un duo avec son coproducteur Daryl Hall, mais ne rencontrant pas le succès, elle se retire peu après du métier.
Nouvelle vie
Elle se remarie à la fin des années 1970 et démarre une nouvelle carrière de productrice exécutive dans une maison d’édition d’annuaires à destination des entrepreneurs. Dans les années 2010, après des années d’anonymat, elle réapparait pour donner des interviews sur sa carrière musicale passée.