Réfugiés jacobites en France

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Les réfugiés jacobites en France sont un ensemble de personnes émigrées depuis les îles britanniques après la destitution et la fuite du roi d'Angleterre, le Stuart Jacques II. Destitué en 1688 à la suite du coup d'État de la Glorieuse Révolution anglaise, Jacques II est accueilli dans le royaume de France par son cousin, Louis XIV. Environ 40 000 personnes, dénommées jacobites pour leur soutien à Jacques II, le suivent dans son exil entre 1688 et 1692. Du fait de l'importance des querelles religieuses dans ces évènements, la majorité des jacobites viennent du territoire catholique irlandais. Une part importante de cette émigration est également d'origine aristocratique. Avec le temps et l'échec des tentatives de restauration de la branche Stuart, une partie de ces émigrés quittent l'Europe pour les Antilles françaises ou anglaises.

En 1688, le roi Jacques II d'Angleterre et d'Irlande et VII d'Écosse (1633-1701), de la maison des Stuart, qui régnait depuis 1685 est détrôné par un coup d’État. Le prénom latin du roi étant Jacobus, les royalistes britanniques qui lui restent fidèles ainsi qu'à ses successeurs sont alors connus sous le nom de jacobites.

Jacques II d'Angleterre traverse la Manche sur le navire de Phillip Walsh, celui qui devient capitaine-corsaire puis l'un des grands négociants irlandais, Il est accueilli en 1689 par son cousin Louis XIV, qui l'installe avec ses courtisans et sa famille dans le château de Saint-Germain-en-Laye[1]. En 1700, le registre paroissial de Saint-Germain-en-Laye fait ainsi état de la présence de 1729 noms de jacobites[2]. Leur cimetière est situé sous l'actuelle place du marché de la ville.

Louis XIV accepte d’envoyer en 1690 des troupes en Angleterre sous le commandement du duc de Lauzun, un proche de la cour anglaise en exil, mais exige en échange que cinq régiments d’infanterie irlandais passent à son service. Ils sont dirigés par le lieutenant général Justin MacCarty et se comprennent Lord Viscount Mountcashel et les colonels Daniel O’Brien, Arthur Dillon, Richard Butler et Robert Fielding. La brigade Mountcashel comprend ainsi trois régiments soit 5 371 officiers et soldats. Lors de la réforme de 1697-1698, elle en compte 6 039. Chaque régiment se compose de deux bataillons comprenant quinze compagnies de cent hommes.

Composition

Jusqu'en 1691, l'émigration se compose essentiellement d'Anglais. Par la suite, ce sont les « oies sauvages », c'est-à-dire les Irlandais, qui arrivent en masse à la suite du traité de Limerick. La brigade fut en particulier rejointe par les troupes de Jacques II demeurées sous le commandement de Patrick Sarsfield. La plupart des réfugiés possédaient des terres très vastes qui furent confisquées à leur départ[2]. Pour le Roi-Soleil, les troupes irlandaises constituaient un apport militaire non négligeable. Pour Jacques II, elles étaient un espoir constant de restauration.

Les historiens évaluent à 40 000 le nombre de réfugiés jacobites, qui ont émigré en France entre 1688 et 1692[2]. La structure de cette population est estimée à 60 % d'irlandais, 34 % d'anglais et 6 % d'écossais[1]. Parmi eux, 40 % étaient de familles aristocratiques.

Conséquences

Voir aussi

Notes et références

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