Wikiwand AI

Régis Blachère

orientaliste, islamologue et arabisant français From Wikipedia, the free encyclopedia

Régis Blachère, né à Montrouge le et mort à Paris le [1], est un orientaliste, islamologue et arabisant français.

Biographie

Carrière

La famille de Régis Blachère déménage au Maroc en 1915, où il commence l'étude de l'arabe. Il achève ses études secondaires au lycée de Casablanca. Encouragé par Henri Massé, il entreprend des études d'arabe et d'islamologie à l'Institut des Hautes Études Marocaines et travaille au collège musulman de Rabat[2].

Il poursuit et termine ses études supérieures de langue et de littérature arabe à la faculté des Lettres de l'université d'Alger, où il a notamment comme professeur William Marçais. Il obtient sa licence en langue arabe en 1922, puis son agrégation d'arabe en juillet 1924[3].

Il revient à Rabat, où il enseigne au collège musulman jusqu'en 1929, puis à l'Institut des hautes études marocaines jusqu'en 1935.

Cette même année, suite au départ en retraite du professeur d'arabe Maurice Gaudefroy-Demombynes de l'École des langues orientales, Régis Blachère retourne en métropole pour y prendre sa place. En mars 1936, il soutient sa thèse de doctorat à la Sorbonne (sur Al-Mutanabbi). Il enseigne à la Sorbonne de 1950 à sa retraite en 1970, occupant la chaire de « philologie et littérature arabe du Moyen Âge ».

Il fut aussi directeur d'études à l'École pratique des hautes études (1950-1968), directeur de l'Institut d'études islamiques de l'université de Paris (1956-1965), directeur du Centre de lexicographie arabe, associé au CNRS (1962-1971)[4] et membre de l'Académie des inscriptions et belles-lettres, élu le .

Secrétaire de la fédération SFIO du Maroc en 1934, Régis Blachère est d'abord hostile au nationalisme arabe. Reconnaissant ensuite la fin du régime colonialiste dans le monde, il manifesta son soutien aux mouvements de libération et à la cause nationale arabe[5].

Travaux

Il s'intéressa aux œuvres de Saïd al-Andalusî, Saïd al-Baghdadi (~950 - ~1026), Al-Qastalli, Al-Walīd II, Al-Mutanabbi, Ibn Zamrak, Aboû Nouwâs, Bachchâr ben Bourd, Ibn al-Qârih, Ibn Khaldoun et d'autres poètes arabes du Moyen-Âge.

On lui doit une Grammaire de l'arabe classique (1937) ainsi qu'une traduction critique du Coran (1947) avec un essai de reclassement des sourates dans l'ordre chronologique de leur révélation.

Il se pencha ensuite sur l'histoire de la littérature arabe et entreprit la mise en chantier d'un dictionnaire arabe-français-anglais.

Publications

Notes et références

Liens externes

Related Articles

Timelines

Top Qs

Fact Checks