Régnier Pot

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SurnomPalamède
NaissanceVers 1362
Décès
Régnier Pot
René Pot
Régnier Pot
Portrait équestre de Régnier Pot, Grand Armorial équestre de la Toison d'or[1] (1430-1461).

Surnom Palamède
Naissance Vers 1362
Décès
Origine Drapeau du duché de Bourgogne Duché de Bourgogne
Allégeance Drapeau du duché de Bourgogne Duché de Bourgogne
Drapeau du Royaume de France Royaume de France
Autres fonctions Gouverneur du Dauphiné
Gouverneur du Languedoc
Chambellan des ducs de Bourgogne
Famille Famille Pot
Grand-père de Philippe Pot

Régnier Pot (vers 1362 - 1432), seigneur de La Prugne, de La Roche-Nolay (actuellement La Rochepot), Thorey, Chamelard, Melissey, Courcelles-le-Roi, chambellan du duc d'Orléans (1394), conseiller et chambellan des ducs de Bourgogne, gouverneur du Dauphiné (1409-1414), conseiller de Charles VI (1407), était un chevalier de la famille Pot et l'un des plus importants conseillers à la cour des ducs de Bourgogne[2].

Le château de la Rochepot.

Le chevalier Régnier Pot[2] avait hérité, de son père, de la seigneurie de La Prugne. Régnier Pot fut envoyé en Prusse au service des grands maîtres de 1389 à 1391. À son retour, Philippe le Hardi le surnomme Palamède, chevalier de la table ronde, pour un fait d'armes qui ne nous est pas parvenu[3]. Il participa à la croisade (et au désastre) de Nicopolis en 1396, où périrent ses deux demi-frères, Guy et Guillaume de la Trémoille. Il fut fait prisonnier en même temps que Jean sans Peur, dont il négocia la rançon et la libération.

Son voyage en Bulgarie donna lieu à une légende qui lui est attribuée : sa libération aurait été liée à un combat contre deux lions. Un vitrail de Notre-Dame de Dijon rappelle cette légende (vitrail central du transept sud, panonceau du bas).

C'est sans doute peu après son retour de croisade que Régnier Pot adopta la version définitive de ses armes, qui sont « écartelé aux 1 et 4 d’or à la fasce d’azur (Pot), aux 2 et 3  échiqueté d’argent et de sable à 2 badelaires de gueules posées en bandes, pommetées, croisées, virolées et clouées d’or, les liens de gueule en sautoir brochant sur l’échiqueté ». Le premier sceau connu de lui après son retour (vers 1406[4]) porte en effet ces armes. Ce nouvel écu a excité la curiosité des héraldistes. Les recherches de plusieurs d’entre eux (Max Prinet en 1930 et 1932[5], Jean-Bernard de Vaivre en 1975[3], et Michel Pastoureau en 2006[6]) ont permis de déterminer que l’écartelé au 2 et 3 est l’écu de Palamède, chevalier de la table ronde, qui est échiqueté de sable et d’argent, en référence à un autre Palamède de la mythologie grecque qui serait l’inventeur du jeu d'échecs[6]. Régnier Pot aurait ajouté cet écartelé en référence à sa comparaison à Palamède par Philippe le Hardi[3], en y ajoutant les badelaires, épées sarrasines, pour en augmenter l’effet dramatique[6], et rappeler la croisade de Nicopolis.

À son retour de croisade en 1402, il est nommé conseiller ducal et chancelier de Bourgogne[7]. Il servira successivement Philippe le Hardi, Jean sans Peur, puis en 1427 Philippe III le Bon. Il suivit Jean sans Peur après que celui-ci ait reconnu avoir fait assassiner le duc d'Orléans (1407). Il entrera également dans le conseil du roi Charles VI (1407).

Il acheta, le , au prix 4 000 écus d'or, la seigneurie de La Roche-Nolay, qui deviendra La Rochepot.

Maître d'hôtel (échanson) du duc Philippe III le bon, il était Conseiller ducal (1427).

Il a également été gouverneur du Dauphiné, ( à juin ou ) et accomplit une mission de pacification en Languedoc (1411-1412), capitaine de Parthenay (1417), ainsi qu'ambassadeur en Hongrie, où il accomplit 9 voyages, dont l'un en 1408 pour négocier le mariage du duc de Brabant (Antoine de Bourgogne, fils de Philippe le hardi) avec Élisabeth de Goerlitz.

Comme l'un des proches confidents de Philippe III le Bon en 1430, et en récompense des services rendus à la maison de Bourgogne, il fut le second chevalier nommé dans la première promotion de l'Ordre de la Toison d'or.

Il fut inhumé avec son fils Jacques dans la chapelle St-Pierre de Nolay. Le monument funéraire a été détruit à la révolution, il en reste un dessin réalisé par Palliot, et un vestige de la plaque funéraire dans cette église[8].

Titres

Décorations

Armoiries

Figure Blasonnement
Armes de la famille Pot

D'or, à la fasce d'azur.[9]

Armes de Régnier Pot (jusqu'en 1397)

D'or à la fasce d'azur, à la bordure de gueules[2],[3],[10]


Armes de Régnier Pot (à partir de 1406)

Écartelé, aux 1 et 4 d'or à la fasce d'azur, aux 2 et 3 échiqueté d'argent et de sable à deux badelaires de gueules posés en bande, pommetés, virolés, rivés d'or, aux ceinturons de gueules bouclés d'or.[11],[12],[13],[3]

Vie familiale

Annexes

Voir aussi

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