Réservoir de Reventazón

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Réservoir de Reventazón
Image illustrative de l’article Réservoir de Reventazón
Administration
Pays Drapeau du Costa Rica Costa Rica
Province Limón[1]
Canton Siquirres
Districts Siquirres et Florida (en)
Géographie
Coordonnées 10° 03′ 20″ N, 83° 35′ 17″ O
Type lac de barrage
Montagne Cordillère volcanique centrale
Superficie 7 km2[2]
Longueur 9,4 km[2]
Volume 293,2 millions de m3[2]
Débit moyen 152[2] m3/s
Hydrographie
Bassin versant 1 463 km2
Émissaire(s) Reventazón
Géolocalisation sur la carte : Costa Rica
(Voir situation sur carte : Costa Rica)
Réservoir de Reventazón

Le réservoir de Reventazón est un lac du Costa Rica généré par le barrage de Reventazón sur le cours d'eau du Reventazón, important affluent du Parismina. Il est associé à une centrale hydroélectrique, la plus grande d'Amérique Centrale à la date de son inauguration en 2016.

Localisation

Le lac est sur le cours moyen du Reventazón[3], qui arrive par le sud. Le barrage est à l'extrémité nord[1],[4].

Districts et canton concernés

Le lac est partagé entre deux districts : Siquirres côté est et Florida (en) côté ouest, tous deux dans le canton de Siquirres, province de Limón[1].

Description

Le réservoir de Reventazón a une capacité totale de stockage de 293,2 millions de mètres cubes. Il s'étend sur 9,4 km, a une surface de km2 et son bassin hydrographique a une surface de 1 463 km2. La région reçoit une moyenne annuelle de précipitations de 3 500 mm. À la sortie du lac, le Reventazón a un débit moyen de 152 m3/s[2].

Le barrage émet un débit environnemental minimal de 15 m3/s, qui alimente une mini-centrale de 13,5 MW au pied du barrage. Une sortie inférieure est conçue pour décharger jusqu'à 600 m3/s pour la vidange du réservoir[2]. La centrale électrique principale a un débit nominal de 240 m3/s. L'eau qu'elle utilise est restituée à la rivière via un conduit qui l'amène à 4,2 km en aval du barrage[2].

Sédiments

Le lac et son bassin versant sont sur un sol fait essentiellement de roches ignées. La charge annuelle de sédiments dans le réservoir est estimée à 4,2 millions de tonnes en tenant compte de la charge suspendue naturelle, de la charge du lit naturel et des charges de purge des réservoirs d'Angostura et de Cachí[2].

Lors des études de conception préliminaires à la construction, quatre méthodes de lutte contre la sédimentation ont été envisagées : rinçage/vidage ; système d'aspiration des sédiments par hydro-succion ; dragage ; et excavation à sec. La méthode de rinçage/vidange a été choisie en se basant sur le modèle Reservoir Conservation (RESCON)[2],[n 1]. Un plan de gestion des sédiments a été préparé par l'ICE en août 2015 et la surveillance a commencé en 2016. Il est prévu une vingtaine d'années avant le premier rinçage/vidange du réservoir en utilisant les ouvertures en bas du barrage, mais le manuel d'exploitation du réservoir comprend une procédure générique d'assèchement partiel du réservoir pour purger les sédiments en aval, ce qui peut être nécessaire pour réduire l'érosion en aval. L'évacuation contrôlée des sédiments doit en principe être synchronisée avec les mêmes opérations d'évacuation dans les réservoirs d'Angostura et de Cachí en amont[2].

Cours d'eau

Le Bonilla conflue avec le Reventazón en rive gauche (côté ouest) tout au début du lac. En rive gauche du lac même, il reçoit le Roca qui, comme son affluent le Blanco, sort de la réserve forestière de la cordillère volcanique centrale[1].

Surface submergée

Le lac a submergé km2 et a détourné la rivière de plus de km[5].

Histoire

Le bassin du Reventazón, réserve nationale d'énergie hydraulique

L'article 13 de la loi L-1657 du 10 novembre 1952 établit une « zone nationale de réserve d'énergie hydraulique » (zona nacional de reserva de energía hidráulica) couvrant la totalité du bassin versant du Reventazón (donc y compris tous ses affluents), depuis les sources jusqu'au pont du chemin de fer de l'Atlantique au point appelé La Junta, près de Siquirres (c'est le pont juste en aval de celui de la route no 32 (en) reliant Limón, Siquirres, Guácimo, Guápiles et son aéroport (en), et San José). Le même article stipule qu'à partir de cette date, aucune concession hydraulique n'est conférée dans cette zone si elle risque de gêner un quelconque aspect de la génération d'électricité. Et l’article 12 de la même loi donne 2 ans 1/2 à l'institut costaricien d'électricité (Instituto Costarricense de Electricidad ou ICE) pour présenter toutes les études techniques et les plans de construction de la première centrale dans cette zone : tout doit être prêt pour commencer à construire[6].

L'étude préliminaire à la construction du barrage prévoyait l'achat par ICE d'une superficie totale d'environ 20 km2 pour la construction et l'exploitation du barrage : « c'est une partie peu peuplée du Costa Rica, et selon les documents du projet, il n'y a pas de logements permanents dans cette zone. Les terres touchées sont utilisées pour l'élevage et la production agricole. Cependant, un total de 87 propriétés devront être acquises (33 sur la rive gauche et 54 sur la rive droite), touchant directement 56 propriétaires fonciers »[7].
Toutefois, le village de Pascua à l'extrémité sud du lac a échappé de peu à la noyade et son ancienne gare ferroviaire a été noyée[1].

Le barrage et la centrale

Notes et références

Annexes

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