Le Conseil de sécurité a prorogé ce matin d'un an, jusqu'au 26 février 2009, le mandat de la MINUT, aux niveaux actuellement autorisés et a condamné dans les termes les plus fermes les attaques contre le Président et le Premier Ministre du Timor-Oriental le 11 février en tant qu'attaque contre les institutions légitimes du pays.
Le Conseil a appelé le gouvernement du Timor-Oriental à traduire en justice les responsables des attentats du 11 février et à la population de rester calme, de faire preuve de retenue et de maintenir la stabilité dans le pays.
Le Conseil a en outre appelé le Gouvernement, avec l'aide de la MINUT, à continuer de travailler à un examen approfondi du rôle et des besoins futurs du secteur de la sécurité. Il a demandé à la MINUT, en collaboration avec ses partenaires, d'intensifier ses efforts pour contribuer à la formation continue, au mentorat, au développement institutionnel et au renforcement de la Force de police nationale du Timor-Leste (PNTL).
Le Conseil a adopté à l'unanimité la résolution 1802 (2008), présentée par l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Portugal et l'Afrique du Sud, après avoir entendu les recommandations sur la Mission du Secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, Jean-Marie Guéhenno, et du Représentant permanent du Timor-Oriental auprès de aux Nations unies, Nelson Santos, le 21 février[1].