Résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies
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des Nations unies
Résolution 2127
| Date | 5 décembre 2013 |
|---|---|
| Séance no | 7 072 |
| Code | S/RES/2127 (Document) |
| Vote | Pour : 15 Abs. : 0 Contre : 0 |
| Sujet | La situation en République centrafricaine |
| Résultat | Adoptée |
Membres permanents
Membres non permanents
La résolution 2127 du Conseil de sécurité des Nations unies, adoptée à l'unanimité le 5 décembre 2013, a autorisé le déploiement d'une mission de maintien de la paix de l'Union africaine (MISCA) en République centrafricaine, et imposés des sanctions contre ce pays[1], dans lequel l'État avait perdu toute autorité à la suite d'un coup d'État[2]. Les troupes françaises déjà présentes ont été autorisées à soutenir la MISCA. En outre, des préparatifs étaient déjà en cours en vue d’une éventuelle force de maintien de la paix de l’ONU[3].
La Centrafrique est en proie à des coups d’État et à des violences depuis son accession à la souveraineté vis-à-vis de France en 1960. Lorsque les rebelles ont pris le pouvoir en 2003, trois mouvements rebelles réunis sous le nom d’ Union des forces démocratiques pour le Rassemblement (UFDR) ont lancé une guerre contre les premiers. En 2007, un accord de paix a été signé et en 2009, ils ont formé un gouvernement ensemble. Fin 2012, la rébellion éclate à nouveau ; cette fois contre une coalition de groupes se faisant appeler la Coalition Sekela, qui comprenait l'UFDR, la Convention des Patriotes pour la Justice et la Paix (CPJP) et un certain nombre de mouvements plus petits. Le gouvernement a demandé une aide internationale, mais celle-ci a été refusée. Le 11 janvier 2013, un accord de paix a été signé, et un membre de l'opposition nommé Premier ministre. Le 24 mars 2013, une coalition rebelle appelée Séléka a pris le pouvoir, suscitant la condamnation internationale[4]. Un conseil de transition a donc été créé pour gouverner temporairement le pays. Pendant ce temps, la Centrafrique sombrait dans le chaos et le gouvernement perdait toute autorité en dehors de la capitale[5].