Réveil dans la terreur
film de Ted Kotcheff, sorti en 1971
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Réveil dans la terreur ou Savane (Wake in Fright ou Outback) est un film britannico-américano-australien réalisé par Ted Kotcheff, sorti en 1971. C'est l'adaptation du livre Cinq matins de trop (Wake in Fright) de Kenneth Cook[1].
Kenneth Cook (roman)
Donald Pleasence
Chips Rafferty
Sylvia Kay (en)
Jack Thompson
| Titre original | Wake in Fright |
|---|---|
| Réalisation | Ted Kotcheff |
| Scénario |
Evan Jones (scénario) Kenneth Cook (roman) |
| Acteurs principaux |
Gary Bond (en) Donald Pleasence Chips Rafferty Sylvia Kay (en) Jack Thompson |
| Pays de production |
|
| Genre | drame |
| Durée | 114 minutes |
| Sortie | 1971 |
Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution.
Situé dans l'arrière-pays australien, l'outback, il montre le périple d'un instituteur au contact d'habitants d'une petite ville, alors qu'il se plonge dans l'alcool.
C'est un film "maudit", un échec à sa première sortie en salles dont les négatifs ont été retrouvés par hasard par son monteur. Restauré, il est ressorti en salles à plusieurs reprises. Certains ont vu, dans ce "rêve éveillé" au milieu de la nature australienne, les premiers pas d'une nouvelle vague australienne, avec le film Walkabout de Nicolas Roeg, sorti la même année. Les deux films ont été présentés au Festival de Cannes 1971.
Synopsis
Fiche technique
Sauf indication contraire, les informations mentionnées dans cette section peuvent être confirmées par les bases de données cinématographiques présentes dans la section « Liens externes ».
- Titre original : Wake in Fright ou Outback
- Titre français : Réveil dans la terreur ou Savane
- Réalisation : Ted Kotcheff
- Scénario : Evan Jones d'après le livre Cinq matins de trop (Wake in Fright) de Kenneth Cook
- Musique : John Scott
- Photographie : Brian West
- Montage : Anthony Buckley (en)
- Costumes : Ron Williams (non crédité)
- Production : George Willoughby
- Sociétés de production NLT Productions et Group W
- Pays de production :
États-Unis,
Australie,
Royaume-Uni - Langue originale : anglais
- Format : couleurs - 1,85:1 - mono
- Genre : drame
- Durée : 114 minutes
- Dates de sortie :
- France : (Festival de Cannes) ; (sortie nationale) ; (Festival de Cannes) ; (ressortie en version restaurée[2],[3]) ; (ressortie)[4]
- Australie :
Distribution
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- Gary Bond (en) : John Grant
- Donald Pleasence : Doc Tydon
- Chips Rafferty : Jock Crawford
- Sylvia Kay (en) : Janette Hynes
- Jack Thompson : Dick
- Peter Whittle : Joe
- Al Thomas : Tim Hynes
- John Meillon : Charlie
- John Armstrong : Atkins
Production
Genèse et développement
Le film est l'adaptation du livre Cinq matins de trop (Wake in Fright) de Kenneth Cook[1].
Tournage
Le film est tourné à Broken Hill[1], dans l'État australien de Nouvelle-Galles du Sud.
Sortie et accueil
Exploitation
Le film est présenté au Festival de Cannes 1971 sous le titre Outback et sort dans les salles la même année. Une scène de chasse au kangourou, sous les flashs d’un 4 × 4 est tronquée en France dans cette sortie en salles initiale[4]. C'est un échec[4]. Au Royaume-Uni, il sort sous le nom de Outback[5]. Il est publié en vidéo en France sous le titre d'exploitation Savane en 1983[6]. Le film est porté disparu pendant des années avant que des négatifs soient redécouverts à Pittsburgh en 2002[1],[6]. Il est de nouveau projeté lors du festival de Cannes 2009[7]. Le film bénéficie d'une ressortie en France le [8]. Il ressort à nouveau en France le , cette fois distribué sous son titre original : Wake in Fright[4].
Accueil critique
Les critiques suivantes ont été publiées à l'occasion de la ressortie du film en version restaurée en 2014.
Pour Jérémie Couston de Télérama, Réveil dans la terreur est « à la frontière du documentaire ethnographique et du film d'exploitation crado comme on savait en trousser dans les années 1970, c'est l'histoire d'un cauchemar éveillé. [...] (c'est) une œuvre inclassable, ultraréaliste et onirique, entre Tennessee Williams et Wes Craven. »[9].
Pour Romain Blondeau des Inrockuptibles, Réveil dans la terreur « est un petit film australien à la frontière du documentaire ethnographique et de la fiction la plus hallucinée, sublime vestige underground des années 70 qui a failli disparaître à jamais. [...] (Il) est pourtant l'un des actes fondateurs du cinéma moderne australien, l'initiateur d'une nouvelle génération de cinéastes aventuriers qui compta dans ses rangs Peter Weir ou George Miller. »[2].