Révolte de Bohême

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Date 1618 - 1620
Issue Victoire catholique
Révolte de Bohême
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Informations générales
Date 1618 - 1620
Issue Victoire catholique
Belligérants
Royaume de Bohême
Palatinat du Rhin
Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Drapeau de l'Espagne Monarchie espagnole
Drapeau de l'Autriche Archiduché d'Autriche
Ligue catholique

Guerre de Trente Ans

La révolte de Bohême (allemand : Böhmischer Aufstand; tchèque : České stavovské povstání) est un soulèvement de la Couronne de Bohême contre le règne de la dynastie des Habsbourg. Cet évènement est un déclencheur de la guerre de Trente Ans.

La couronne de Bohême est alors majoritairement peuplée de protestants, principalement des hussites utraquistes, mais également par une importante minorité d'origine allemande, proche des idées luthériennes. Le conflit s'achève lors de la bataille de la Montagne Blanche, où les troupes de Bohême sont défaites. À l'issue du conflit, la Contre-Réforme s'engage sur les terres de Bohême.

Sans héritier, l'empereur Matthias cherche à assurer une transition ordonnée de son vivant en faisant élire son héritier dynastique, le catholique Ferdinand de Styrie (qui deviendra plus tard Ferdinand II, Saint Empereur romain) aux trônes royaux séparés de Bohême et de Hongrie. Craignant de perdre les droits religieux qui leur avaient été accordés par l'empereur Rodolphe II dans sa Lettre de Majesté, les dirigeants protestants de Bohême, lui préfèrent le protestant Frédéric V, électeur du Palatinat. En 1617, Ferdinand est dûment élu par les États de Bohême pour devenir le prince héritier, et, à la mort de Matthias, le prochain roi de Bohême.

Le roi élu envoie alors deux conseillers catholiques comme ses représentants au château de Prague en , pour administrer le royaume en son absence. Le , une assemblée de protestants s'emparent des deux hommes et les jettent (ainsi que le secrétaire Philippe Fabricius) par la fenêtre du palais, qui se trouvait à quelque 17 mètres du sol. Cet événement, connu sous le nom de (deuxième) défenestration de Prague, déclenche la révolte de Bohême. Peu à peu, le conflit s'étend à tout le royaume, y compris la Bohême, la Silésie, la Haute et la Basse-Lusace, et la Moravie. Le conflit religieux s'étend finalement à l'ensemble du continent européen, impliquant la France, la Suède et un certain nombre d'autres pays.

La mort de l'empereur Matthias enhardit les chefs protestants rebelles: les faiblesses de Ferdinand (désormais officiellement sur le trône après la mort de l'empereur Matthias) et des Bohémiens eux-mêmes ont conduit à la propagation de la guerre en Allemagne de l'Ouest. Ferdinand a été contraint d'appeler son cousin, le roi Philippe III d'Espagne, pour obtenir de l'aide. La Couronne espagnole a intérêt à maintenir le Saint-Empire romain germanique comme un allié stable : une route commerciale stratégique, la "Route espagnole", s'étendait de la Méditerranée à Bruxelles.

Les Bohémiens, à la recherche d'alliés contre l'empereur, demandent à être admis dans l'Union protestante, dirigée par leur premier candidat au trône de Bohême, le calviniste Frédéric V, électeur palatin. Les Bohémiens offrent à Frédéric le trône de Bohême en échange de sa protection. Cependant, des offres similaires sont faites par d'autres membres des États de Bohême au duc de Savoie, à l'électeur de Saxe et au prince de Transylvanie : les Autrichiens rendent public ces échanges[1]. Malgré ces problèmes entourant leur soutien, la rébellion a d'abord favorisé les Bohémiens. Ils sont rejoints dans la révolte par une grande partie de la Haute-Autriche, dont la noblesse est alors principalement luthérienne et calviniste. La Basse-Autriche se révolte peu de temps après et, en 1619, le comte Heinrich Matthias von Thurn mène une armée sur Vienne.

Défaite de la révolte

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Références

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