Révolte slave de 1066

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La rébellion slave de 1066 était une réaction païenne à la propagation du christianisme parmi les Obodrites. Il s'agissait du troisième des trois principaux soulèvements païens parmi les Slaves occidentaux contre le christianisme et ses partisans allemands après la celle de 983 et celle de 1018, ainsi que celle qui connut le plus grand succès[1].

Tout a commencé avec l'assassinat du prince Gottschalk le 7 juin 1066[2], à Lenzen[3]. Selon Adam de Brême, un prêtre nommé Yppo fut « sacrifié sur l'autel ». Plusieurs autres membres du clergé et laïcs sont également tués. À Ratzebourg, le 15 juillet, un moine nommé Ansver fut lapidé à mort[4]. La veuve de Gottschalk, Sigrid, fut chassée du Mecklembourg nue avec les autres chrétiens. Elle et son fils, Henri, se réfugièrent à la cour de son père, Sven Estridsen[2].

L'évêque Jean de Mecklembourg fut capturé dans la ville et retenu pour un triomphe spécial. Il fut battu et conduit dans différentes villes pour être moqué ; avant qu'à Rethra, ses mains, ses pieds et sa tête ne soient coupés[4]. Selon Adam de Brême, son corps aurait été jeté dans la rue ou peut-être sur la grand place devant le temple[5]. Sa tête fut fixée à un poteau et offerte au dieu Radigast le 10 novembre 1066[2].

Les rebelles rejetèrent le fils aîné de Gottschalk, Budivoj, comme prince et choisirent à la place Kruto le Wende. Budivoj put regagner son trône avec l'aide du duc saxon Ordulf[2].

Bibliographie

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