Révoltes paysannes de la fin de la dynastie Ming

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Date 1628-1636
Issue Victoire des révoltés
Li Zicheng s'empare de Pékin
Chute de la dynastie Ming
révoltes paysannes de la fin de la dynastie Ming
Description de cette image, également commentée ci-après
Localisation et importance des révoltes paysannes de la fin de la dynastie Ming
Informations générales
Date 1628-1636
Lieu Shaanxi, Shanxi, Sichuan et Henan
Issue Victoire des révoltés
Li Zicheng s'empare de Pékin
Chute de la dynastie Ming
Belligérants
Nombres révoltes paysannes dynastie Ming
Commandants
Wang Jiayin
Gao Yingxiang
Li Zicheng
Lao Huihui
Luo Rucai
Zhang Xianzhong
Yang He
Hong Chengchou
Chen Qiyu
Lu Xiangsheng
Cao Wenzhao
Cao Bianjiao
Sun Chuanting
Huang Degong
Yang Sichang
Ding Qirui
Fu Zonglong
You Shiwei
Forces en présence
plus de 600 000 soldats approximativement 100 000 soldats

Transition des Ming aux Qing

Batailles

Unification des Jürchens - Fushun - Qinghe - Sarhu - Kaiyuan - Tieling - Xicheng - Shen-Liao - Zhenjiang - She-An - Guangning - Ningyuan - Corée (1627) - Ning-Jin - Jisi - Dalinghe - Wuqiao - Lüshun - Corée (1636) - Song-Jin - révoltes paysannes - Pékin - Shanhai

Les révoltes paysannes de la fin de la dynastie Ming (chinois traditionnel : 明末民變) sont une série de soulèvements ayant lieu en Chine au cours des dernières décennies de la dynastie Ming, entre 1628 et 1644. Elles sont provoquées par des catastrophes naturelles qui ravagent les provinces du Shaanxi, Shanxi et Henan, couplées au développement d'un chômage massif dans ces mêmes provinces. Cette crise de l’emploi est provoquée par la réduction du financement du service postal par la cour impériale Ming, qui cherche à faire des économies car la lutte contre la rébellion She-An et la guerre contre les Jürchens ont vidé le trésor impérial. Incapable de faire face à trois crises majeures en même temps, la dynastie Ming s'effondre en 1644.

En 1618, les Jürchens, commandés par leur khan Nurhaci, commencent à attaquer la dynastie Ming, dans la région nord-est de l'empire. En 1627, entre la guerre avec les Jürchens et l'écrasement de la rébellion She-An qui a éclaté en 1621, le trésor impérial Ming atteint des niveaux dangereusement bas, avec seulement sept millions de taels disponibles dans les coffres de Taicang[1]. La Chine des Ming est également victime de catastrophes naturelles qui ravagent les provinces du Shaanxi, Shanxi et Henan. En 1627, une sécheresse généralisée dans le Shaanxi provoque une famine massive; les récoltes n'ayant quasiment rien donné les habitants de la région en sont réduits à se livrer au cannibalisme pour survivre. Le Shaanxi est souvent victime de catastrophes naturelles, mais au cours des 60 dernières années du règne des Ming, elles sont particulièrement nombreuses et graves. L'étude des chroniques chinoises de l'époque révèle que, durant cette période, il n'y a pas une seule année où le Shaanxi n'est pas victime d'une catastrophe naturelle : tempêtes, tremblements de terre et famines se succèdent à une telle cadence que toute la région est presque une zone de catastrophe naturelle permanente. Au sud de cette province, le Henan est également victime d'une famine, au point que les sources d'époque disent que « les grains de riz sont devenus aussi précieux que des perles[2] ». Les manières mesquines et mercantiles de l'empereur Chongzhen aggravent la situation, car comme ce dernier change constamment de Grand Secrétaire, le gouvernement n'arrive pas à mettre en place une réponse cohérente du gouvernement à ces crises à répétition. Rien que sous le règne de Chongzhen, environ 50 Grands Secrétaires sont nommés à ce poste, puis renvoyés, ce qui correspond à peu près aux deux tiers de tous les titulaires de ce poste pendant toute la dynastie Ming[3].

C'est dans ce que contexte déjà tendu que, pour éviter un nouvel appauvrissement du trésor impérial, Chongzhen décide d’arrêter de financer le service postal Ming. Cette décision provoque un chômage massif au sein de la population masculine des provinces du centre et du nord de la Chine, soit celles déjà régulièrement ravagées par les catastrophes naturelles. Cela contribue à accélérer la perte de contrôle du gouvernement sur le nord de la Chine et à la formation de groupes de bandits, qui deviennent endémiques au cours des dernières décennies de la dynastie Ming[4].

Révoltes

Notes et références

Bibliographie

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