Révolution documentaire
From Wikipedia, the free encyclopedia


La « Révolution documentaire », également appelée « Révolution scripturaire » ou « Révolution de l'écrit », est un concept historiographique forgé par Jean-Claude Maire Vigueur en 1995[1] à propos de la synthèse de Paolo Cammarosano consacrée aux sources écrites de l'Italie médiévale[2].
Jean-Claude Maire Vigueur définit la « Révolution documentaire » comme étant une explosion quantitative de la production scripturaire, la multiplication des typologies documentaires et la prolifération des institutions et des agents capables de produire et de conserver des écrits de toutes natures, qui a lieu dans l'Occident médiéval et particulièrement en Italie[1]. On considère que cette "Révolution documentaire" a lieu à partir de la fin du XIe et le début du XIIe siècle mais connaît son acmé au XIIIe siècle[3].
Paolo Cammarosano ne recourt pas au terme « révolution », mais note qu'entre la fin du XIe et le début du XIIIe siècle, la documentation écrite de toute l'Italie a connu une mutation profonde marquée par une explosion documentaire. Pour J.-C. Maire Vigueur, ces bouleversements furent suffisamment profonds et radicaux pour parler d'une révolution.
Pour les historiens du Moyen Âge, la production écrite propre à cette « Révolution documentaire » est extrêmement prolifique puisqu'elle voit la multiplication des sources scripturales, et constitue la matière première de sciences auxiliaires de l'Histoire comme la codicologie, la paléographie ou la diplomatique.
