Róbert Cey-Bert

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Naissance
Nationalité
Cey-Bert Róbert
Biographie
Naissance
Nationalité
Formation
Activités
Conjoint
Dr. Éva Németh
Autres informations
Distinction

Ordre du Mérite hongrois

Prix de la Fédération mondiale de la gastronomie

Prix de Pro Comitatu Somogy

Róbert Gyula Cey-Bert, né le , est un écrivain, psychosociologue, et historien de l'alimentation.

Origine familiale

Dans le nom hongrois Cey-Bert Róbert, le nom de famille précède le prénom, mais cet article utilise l’ordre habituel en français, Róbert Cey-Bert, où le prénom précède le nom.

Cey-Bert naît à Bárdudvarnok, en Hongrie, le 5 juillet 1938. Ses ancêtres étaient propriétaires, exploitants meuniers de moulins à eau situés au sud du département de Somogy, dans les régions de Barcs, Babócsa, Vízvár, Csurgó, Rinyaszentkirály et Lábod. Son père était le dernier représentant de la dynastie des meuniers du moulin à eau. En 1949, son moulin fut confisqué et fermé par le régime communiste.

Études

Après avoir terminé l'école primaire, il a commencé ses études secondaires au lycée Táncsics Mihály gimnázium, à Kaposvár. Parallèlement à ses études, il était excellent sportif (football et athlétisme : champion junior en 800 m)[1].

1956, la révolution et la guerre d’indépendance hongroise

À la nouvelle du déclenchement de la révolution le 25 octobre, il rejoint les révolutionnaires de Corvin köz, dirigés par Gergely Pongrátz[2] à Budapest. Après la chute de Budapest, il retourne à Kaposvár. Dans son école secondaire, il raconte à ses professeurs et ses camarades les luttes et les journées révolutionnaires vécues à Pest. Il est connu, dans la ville, pour avoir participé aux luttes armées à Pest. Ses professeurs l'avertissent que l'ÁVO se réorganise, et que s'il voulait survivre, il devait fuir et quitter le pays.

Le 21 novembre, il s’est réfugié en Autriche et il a poursuivi ses études secondaires au lycée Ungarisches Realgimnazium, à Kammer am Attersee.

Après avoir obtenu le baccalauréat en 1958, il s’est rendu en Suisse pour poursuivre des études à l’Université de Genève entre 1958 et 1965. À cette époque, environ 120 étudiants réfugiés hongrois poursuivaient des études universitaires à Genève. En 1960, il fut élu président de la Communauté des Étudiants Hongrois de l’Université de Genève[3]. En 1962, il obtint une licence en commerce à la Faculté des sciences économiques et sociales de l'Université de Genève[4]. Par la suite, il prépara une thèse de doctorat Psychosociologie des cuisines nationales et des civilisations gastronomiques sous la direction de Jean Cazeneuve, professeur à l’Université de Sorbonne à Paris. Il a soutenu sa thèse à l’Université de Genève, devant le professeur Robert Girod[5],[6].

Carrière

Genève

Il s’est marié en 1966 et, la même année, a fondé à Genève l'Institut de recherches de Motivation et de Communication[7],[8].

Son Institut s’est spécialisé dans la recherche de la psychologie de publicité et de marketing, dans le domaine de l’alimentation, de l’hôtellerie, de la restauration, des voyages aériens, des loisirs et des produits de luxe.

Après cinq années de recherche en Allemagne, en Autriche, en Belgique, en France, aux Pays-Bas et en Suisse, son étude sur les nouvelles tendances alimentaires est saluée[9],[10],[11].

À partir de 1972, il a développé des relations personnelles étroites avec le cardinal Mindszenty, en exil à Vienne[12]. Il a soutenu les activités du cardinal et, à sa demande, a participé à la rédaction d’un livre sur le premier roi canonisé de Hongrie, saint Étienne[2],[13].

Extrême-Orient

À partir de 1981, il s’est installé en Extrême-Orient ; il y a fondé l’institut de recherches Gastronomy Research International ; son activité s’est concentrée sur l’élaboration de stratégies de promotions gastronomiques des hôtels de luxe et des compagnies aériennes au Japon, à Hong Kong, en Thaïlande et à Singapour.

Il a conduit des recherches fondamentales sur l’évolution historiques de la gastronomie ; il a développé la théorie de la différenciation culturelle de la civilisation gastronomique orientale et occidentale. Il fait des recherches sur la sémantique dionysiaque de la signification culturelle du vin. Il fut admis à l’Académie Internationale du Vin en 1973[14].

Entre 1981 et 1996, il a organisé d'importants Symposiums et Congrès internationaux touchant la gastronomie[15] :

  • Symposium International sur l’harmonisation des cuisines chinoises et des vins français – Hong Kong, Guandong, Pékin (1981) ;
  • Symposium International sur l’harmonisation des cuisines japonaises et des vins français avec Shizuo Tsuji – Osaka (1982) ;
  • Symposium sur l’harmonisation des chocolats et des vins avec Alain Senderens – Paris (1983) ;
  • Conseil Mondial de la Gastronomie / World Gastronomic Council - Mandarin Oriental, Bangkok (1984) : Présidé par Henry Gault (Président), Róbert Gyula Cey-Bert (Secrétaire général), Paul Bocuse, Thanadsri Svasti, Hiroyuki Yamagata, Willie Mark et Mercedes Giralt[16],[17]. L'organisation a été fondée par certaines des plus grandes personnalités gastronomiques du monde, dans le but de défendre les cuisines nationales et régionales, et d'organiser des événements culturels, commerciaux et techniques[18] ;
  • Symposium sur l’harmonisation des cuisines italiennes et des vins avec Federico d’Amato – Rome (1985) ;
  • Symposium sur l’harmonisation de la cuisine thaïlandaise et des vins – Bangkok (1988) ;
  • Premier congrès du Conseil Mondial de la Gastronomie - Mexico (1989). Président : Henry Gault. Secrétaire général : Róbert Cey-Bert ;
  • Deuxième congrès du Conseil Mondial de la Gastronomie[19] - Mexico (1996). Président : Róbert Cey-Bert. Vice-Président : Enrique Figueroa. Secrétaire Général : Mercedes Giralt[20],[21],[22].

Cey-Bert a été élu secrétaire général du Conseil Mondial de la Gastronomie à Bangkok en 1984 et président du Conseil Mondial de la Gastronomie à Mexico en 1996[22].

Il a conduit des recherches sur les religions chamanistes des tribus montagnards vivant dans les jungles de Myanmar et de Laos (chamanisme et animisme).

Il a été ordonné moine bouddhiste en Thaïlande (Bangkok, monastère de Bovarnives) et moine shintoïste au Japon (Kyoto, Heian Jinja)[23].

Il a conduit des investigations en Mongolie-Intérieure, au Tibet, en Chine dans la région des Monts Altaï et de Tien Shan sur l’histoire des peuples de la culture équestrienne[24],[25].

Ambassadeur de peuple Karen

Lors de ses voyages au Myanmar, il a fait la connaissance des dirigeants du peuple Karen[26], qui l’ont nommé ambassadeur international pour les représenter auprès des organisations internationales[27].

En 1993, il a réussi à les faire admettre au sein de l’UNPO[2], l’Organisation des nations et des peuples non représentés aux Nations unies[28],[29].

Retour en Hongrie

En 1993, il a fondé l’Académie du Vin de Hongrie et il a organisé le premier Festival du Vin de Budapest[30].

En 1996, il est retourné en Hongrie et a fondé l’institut de recherches Cey-Bert Kutató Intézet[31]. Il est devenu conseiller des grands hôtels, des restaurants, des viticulteurs[32].

À partir de 2000, il a enseigné la gastronomie et la restauration à l'Université de Kodolányi[33] pendant six ans[34].

À partir de 2021, il est conseiller principal de l’institut des études hongroises Magyarságkutató Intézet[35].

Il est membre de l'Académie internationale du vin[36] et de l'Académie hongroise du vin[30],[37], ancien président honoraire de la Fédération mondiale de la gastronomie[38],[39].

Lors de sa carrière, il a publié un grand nombre de livres en français, en anglais, en allemand, en turc et en hongrois.

Famille

Il s'est marié en 1966. Il a eu deux enfants, Tünde (1966) et Tibor (1968).

Cey-bert a cinq petits-enfants : les filles de sa fille, Csenge (1998), Szinta (2000) et Tenke (2004), ainsi que les fils de son fils, Turul (2006) et Timur (2008)[1].

Il est devenu veuf en 1981[8]. Il s'est remarié en 2006, sa femme, la doctoresse Éva Németh, est neurologue à l’Hôpital de Siófok.

Il vit à Siófok[36] et dans son manoir rénové à Bárdudvarnok[40].

Prix et distinctions

Livres, romans et poésies

Notes et références

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