SKALA

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SKALA (en russe : СКАЛА, система контроля аппарата Ленинградской Атомной ou Système de Contrôle de la Centrale Nucléaire de Leningrad) était l'ordinateur de supervision des réacteur nucléaire RBMK de la centrale nucléaire de Tchernobyl avant [1]. Chaque unité (c'est à dire le bâtiment abritant un réacteur nucléaire) de la centrale possédait son réseau SKALA.

Datant des années 1960, il utilisait une mémoire à tores magnétique, un stockage de données sur bande magnétique (et sur rubans perforées pour le chargement du logiciel au démarrage).

SKALA surveillait et enregistrait les conditions de fonctionnement du réacteur et les paramètres des pupitres de commande. Il était conçu pour gérer 7200 signaux analogiques et 6500 signaux numériques [2]. Le système surveillait en permanence le fonctionnement du réacteur et affichait des informations aux opérateurs. De plus, un programme appelé PRIZMA analysait les conditions de fonctionnement du réacteur et délivre des recommandations visant à guider les opérateurs. Ce programme mettait 5 à 10 minutes à s'actualiser et n’était donc pas en mesure de contrôler directement le réacteur[3].

Processeur et mémoire

Chaque machine était alors dotée d'un processeur V-3M[4], avec une mémoire de 20 000 mots de 24 bits (un mot correspond à 3 octets)[5]. Les installations étaient très modestes comparées à d'autre ordinateurs de l'époque, comme le PDP-11. Elles n'étaient pas en mesure d'exécuter des programmes complexes.

L'un des défauts de SKALA était sa lenteur. En effet, lors de l'explosion du réacteur 4, les données affichées par SKALA correspondait à des équipements qui, tout simplement, n'existaient plus[5].

Conversion

SKALA était programmée pour convertir des milliers de signaux analogiques en temps réel, ce qui lui demandait donc des ressources très importantes. Ainsi, SKALA communiquait avec plusieurs ordinateurs pour pouvoir gérer le réacteur[5].

Données de sorties

Les opérateurs, afin d'accéder aux entrées et sorties (communément appéllé DREG) de SKALA, utilisaient des téléscripteurs, comme l'imprimante à tambour à haute vitesse ACPU-128[5]. Mais, celle principalement utilisée était la RTA-80[5]. Ainsi, si quelque chose arrivait au réacteur, les ingénieurs pouvaient vérifier directement la source, malgré un délais.

Lors de la catastrophe

Dans la fiction

Références

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