Saadi Lahlou

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Saadi Lahlou
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Directeur
Institut d’études avancées de Paris
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Saadi Lahlou, né en 1960, est un statisticien et économiste français[1].Il est professeur de psychologie sociale dans le département de sciences psychologiques et comportementales de la London School of Economics depuis 2009. Il est nommé directeur de l'Institut d'études avancées de Paris en 2018.

De formation multi-disciplinaire (statisticien économiste, biologie humaine, HDR Psychologie)[1], Saadi Lahlou est diplômé de l'ENSAE à Paris. Il a soutenu une thèse[2] en psychologie sociale en 1995 à l'EHESS sous la direction de Serge Moscovici, et a obtenu son habilitation universitaire à l'université de Provence avec Jean-Claude Abric.

Il travaille de 1985 à 1993 au Credoc, comme chef du département « prospective de la consommation »[3]. Il fonde le laboratoire de design cognitif à EDF R&D, qu'il dirige jusqu'en 2009[4].

En parallèle, il poursuit ses recherches académiques en psychologie sociale et en sciences cognitives dans le laboratoire de psychologie sociale de l'EHESS, où il anime des séminaires de recherche (1998-2010)[5]. Il a également été directeur scientifique du programme Technologies cognitives à la Fondation Maison des sciences de l'homme à partir de 1998 et directeur de recherche associé CNRS au Centre Edgar-Morin du CNRS-EHESS. Il fonde et coordonne le réseau RUFAE (Research on User-Friendly Augmented Environments)[6].

Il est nommé au Comité d'évaluation du Commissariat général du Plan en 2005[7],[8].

En , il a rejoint l'Institut de psychologie sociale de la London School of Economics (aujourd'hui Département de sciences psychologiques et comportementales) qu'il dirige de 2009 à 2013. Il est membre élu de la British Psychological Society[9] et membre senior d'EURIAS[10].

Depuis 2018, il dirige l'Institut d'études avancées de Paris. Il est élu membre de l’Académie des Technologies[11] (2022) et de l’Academia Europaea[12] (2023).

Recherche

Ses premiers travaux de recherche en sciences sociales, sous la direction de Christian Baudelot, portent sur le suicide[13].

Il a analysé les mimiques faciales des nouveau-nés avec Marie-Josèphe Challamel[14],[15] dans l'unité de recherche CNRS-INSERM de Michel Jouvet.

Au CREDOC, ses recherches ont porté sur le comportement du consommateur, notamment les comportements alimentaires[16] , et sur la théorie des représentations sociales. Son livre Penser Manger[17] a reçu le prix Trémolières décerné par l'Institut Benjamin Delessert[18],[19],[20].

Il a mis en place des instruments d'observation statistique (comme l'Observatoire des consommations alimentaires[21],[22], désormais intégré à l' Agence nationale de sécurité sanitaire[23]), a contribué au développement de l'analyse automatisés des textes[24],[25] et à l'application des méthodes d'analyse multivariée aux études des comportements et des attitudes.

Lorsqu'il rejoint EDF R&D en 1993, il mène des travaux sur les organisations, développe des techniques d'observation vidéo, notamment la "subcam", une caméra vidéo miniature qui permet l'enregistrement de l'activité depuis le point de vue du sujet[26],[27] et des méthodes de conception[28]. La subcam a par exemple été utilisée pour comprendre les addictions aux smartphones[29]. Il explore les effets cognitifs de la numérisation : syndrome de surcharge cognitive[30], problèmes de confidentialité[31] et transfert de l'expérience humaine[32].

En 2015, dans son intervention au colloque Big Data de l'Ensae-Alumni, il met en garde contre les risques liés à la numérisation généralisée ("Le retournement du miroir") : managérialisation, normalisation et standardisation[33].

Il a participé à deux projets internationaux portant sur le développement durable : Barenergy[34], un projet européen qui tente de comprendre les «Barrières aux changements énergétiques» et un autre sur l'utilisation de l'énergie en environnement construit qui a conduit à la publication d'un ouvrage collectif, System Innovation for Sustainability 4[35] .

Ses recherches actuelles portent sur la distribution des déterminants du comportement humain entre l'espace physique, l'espace mental et l'espace social. Son livre "Installation Theory: The Societal Construction and Regulation of Behaviour", paru chez Cambridge University Press en 2017[36] propose aux chercheurs et aux praticiens un cadre pour comprendre, analyser et modifier les comportements. En s'appuyant sur un large éventail d'exemples empiriques, il propose une synthèse de théories préexistantes (psychologie écologique, théorie de l'activité, action située, cognition distribuée, constructionnisme social, théorie des acteurs-réseaux et représentations sociales).

Publications

Références

Liens externes

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